<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624</id><updated>2011-07-31T06:45:56.911+02:00</updated><category term='Idéalisme'/><category term='Marx'/><category term='Korzybsky'/><category term='Descartes'/><category term='Equilibre'/><category term='Paradigme'/><category term='Emergence'/><category term='Structure'/><category term='Gestalt'/><category term='Spinoza'/><category term='Aristote'/><category term='Varela'/><category term='Complexité'/><category term='Stabilité'/><category term='H.A. Simon'/><category term='Constructivisme'/><category term='Vico'/><category term='Systémique'/><category term='Régulation'/><category term='Morin'/><category term='Récursivité'/><category term='Popper'/><category term='A. Comte'/><category term='Thom'/><category term='Thomas d&apos;Aquin'/><category term='P. Valéry'/><category term='Shannon'/><category term='Darwin'/><category term='Globalité'/><category term='Piaget'/><category term='Connexionnisme'/><category term='A. Kolmogorov'/><category term='Equifinalité'/><category term='Dialectique'/><category term='Structuralisme'/><category term='Kant'/><category term='Matérialisme'/><category term='Finalité'/><category term='Leibniz'/><category term='Le Moigne'/><category term='Propriétés'/><category term='Variété'/><category term='Thermodynamique'/><category term='Bachelard'/><category term='Ergodicité'/><category term='Réductionnisme'/><category term='Positivisme'/><category term='Interrelations'/><category term='Kuhn'/><category term='Fonction'/><category term='Organisation'/><category term='Gödel'/><category term='Von Glazersfeld'/><category term='Pascal'/><category term='Platon'/><title type='text'>Systemique et Constructivisme</title><subtitle type='html'>La véritable fracture :
reliances d'Aristote à la Systémique et au Constructivisme, blog de  Benjamin de Mesnard</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>32</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-3720393063480191963</id><published>2009-12-28T17:13:00.005+01:00</published><updated>2010-08-30T23:35:26.682+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aristote'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A. Kolmogorov'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vico'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marx'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Darwin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Finalité'/><title type='text'>V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées (7/)</title><content type='html'>&lt;div style="color: orange;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;V-7) Transcendance versus Immanence et hétéronome versus autonome&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce débat existe dans plusieurs domaines&amp;nbsp;: religieux, épistémologique, ou plus purement philosophique. Au plan religieux tout d’abord, l’immanence consiste à affirmer que Dieu se trouve dans toutes choses ou être du monde, à l’intérieur du monde lui-même. La transcendance par contre soutient que Dieu est extérieur, au dessus du monde, qu’il gouverne et dirige (le «&amp;nbsp;roi des rois&amp;nbsp;» des religions judéo-chrétiennes). Comme le souligne R.R. Ruether, l’immanence est assimilée à la féminité (Gaïa la Terre ou la Nature vue comme féminine chez les Indiens d’Amérique et d'autres peuples), et la transcendance à la masculinité (l’image d’Épinal du Dieu tout puissant en vieillard barbu assis sur son trône dans le ciel, au dessus des contingences terrestres). Ces concepts religieux -souvent implicites dans les différentes cultures- ne sont pas sans conséquences et déterminent un certain nombre de comportements. Ainsi nos sociétés développées vont avoir recours à la culture intensive et l’exploitation à outrance des ressources naturelles suivant en cela l’image d’un homme transcendant la nature et donc logiquement propriétaire de celle-ci. A l’opposé, les peuples «&amp;nbsp;primitifs&amp;nbsp;» chasseurs/cueilleurs seront respectueux des ressources. Ils remercient leurs proies d’avoir bien voulu se faire tuer et jouent naturellement (sans connaître la Systémique…) un rôle de chasseur-régulateur au sein du système écologique global en état d’équilibre dynamique. Ces cultures suivent alors un schéma où l’homme est immanent, au même titre que les autres espèces au monde. &lt;br /&gt;Au plan épistémologique et bien sûr exclusivement pour les systèmes naturels, l’immanence soutient qu’un système peut «&amp;nbsp;vivre&amp;nbsp;» par lui-même, trouver ses propres états d’équilibres dynamiques spontanément (équifinalité et ergodicité) par des systèmes stabilisateurs -voir pilotes- propres : il est autonome. La transcendance soutien qu’un système naturel ne peut se stabiliser -et donc «&amp;nbsp;vivre&amp;nbsp;»- que par le recours à des causes finales externes (on retrouve Aristote et le débat cause finale versus équifinalité). En politique, le libéralisme ressort comme relevant de l'immanentisme (système autonome). La «&amp;nbsp;main invisible des marchés&amp;nbsp;» s'auto-régulant par eux-mêmes sans qu'il soit nécessaire à un état ou à un gouvernement d'intervenir, cette intervention étant même jugée nuisible et dangereuse. A l'inverse le socialisme ressort plutôt   de la transcendance,  un système économique ayant besoin d'être contrôlé, régulé de l'extérieur par une force politique, un état fort et nécessairement centralisé (un système de pilotage externe) : il est hétéronome. Il est ensuite possible de trouver des degrés dans ce débat : &lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;La social-démocratie où les marchés sont jugés nécessaires et acceptables mais devant faire l'objet d'une régulation par l'état «&amp;nbsp;transcendant&amp;nbsp;» afin de limiter les crises et les excès. On retrouve là le principe de subsidiarité de l'Europe où il est admis un équilibre entre centralisation et décentralisation.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le socialisme marxiste où l'existence même des marchés est  jugée dangereuse, ceux-ci devant être supprimés pour être remplacés par une économie entièrement pilotée depuis le haut, centralisée (centralisme dit démocratique) totalement transcendant et hétéronome avec toutes ses lourdeurs tenant à la non prise en compte de la complexité du système en question. Cela rejoint les questions traitées en (II-4-1 et II-4-2) sur la mesure de la variété requise d'A. Kolmogorov par le système de pilotage central. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Ce type de débat entre immanence et transcendance a été, et est toujours notamment aux États-Unis, particulièrement violent par l’opposition des thèses évolutionnistes implicitement immanentes (Darwin) et créationnistes implicitement transcendantes. Là encore on trouve des degrés : &lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Entre les créationnistes «&amp;nbsp;purs et durs&amp;nbsp;» équivalents ici au centralisme des marxistes en économie, niant toute évolution et jugeant nécessaire et même vital une intervention divine de tous les instants. Tout être vivant ayant été directement créé par un dieu unique «&amp;nbsp;central&amp;nbsp;» et transcendant bien sûr, cet être devra ensuite être sous la surveillance et même la conduite permanente de ce dieu tout-puissant. On trouve donc ici un lien manifeste entre ces créationnistes chrétiens et le marxisme le rôle du pilote central étant tenu par le dieu unique dans un cas et le parti unique dans l'autre. Les deux prétendent même contrôler jusqu'aux pensées intimes des «&amp;nbsp;croyants&amp;nbsp;» et ont besoin pour ce faire de commissaires politiques pour les uns et de prêtres pour les autres. . On peut noter en passant que le problème de la prise en compte de la variété requise par le pilote unique central à été -si l'on peut dire- vu et «&amp;nbsp;traité&amp;nbsp;» par les créationnistes en déclarant dieu omniscient, bien que personne ne soit en mesure d'expliquer comment une telle omniscience peut être possible...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Et les adeptes de l'&amp;nbsp;«&amp;nbsp;intelligent design&amp;nbsp;», équivalent ici à la social-démocratie, qui admettent une certaine forme d'évolution locale et limitée mais toujours avec un dieu central transcendant, fixant les objectifs finaux, pilotant globalement mais non dans le détail le projet, cause finale d'Aristote mais sans avoir besoin d'être «&amp;nbsp;présent&amp;nbsp;» en tout et pour tout comme chez les créationnistes «&amp;nbsp;purs&amp;nbsp;». On retrouve encore le principe de subsidiarité de l'Europe sous une autre forme... &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Il y a un lien entre les aspects culturel de ce débat et les aspects épistémologiques de celui-ci. Ce n’est pas un hasard si les sciences sont se développées sur une base transcendantale à partir de la Renaissance dans le monde occidental.  La croyance en effet en un Dieu unique posant d'en haut ses lois stables et prédéfinies a été en effet le moteur de la recherche des lois scientifiques et à l’origine du rationalisme. Ici encore on retrouve le lien entre rationalisme, idéalisme -les Idées étant fixes et venant d'en haut, il est donc possible de les (re)découvrir-, et transcendance.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: orange;"&gt;Apport de la Systémique&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: le but de la Systémique n’est pas de rentrer absolument dans ce débat par trop idéologique, mais plutôt de l’approcher (à défaut de le trancher) par des voies pragmatiques, pondérées et prudentes, comme le demande J.B. Vico. En effet la Systémique se voulant avant tout comme un outil heuristique ne peut pas avoir comme but de trancher ce débat -cela n’apporte rien- mais plutôt de l’utiliser par les deux approches simultanément comme cela a été vu plus haut. L’usage relativisé de concepts aristotéliciens (comme la cause finale, la forme,…) ou encore de concepts cartésiens (réductionnisme, idéalisme,…) doivent être compris comme étant des étapes possibles de raisonnements, des outils temporaires de pensée, surtout dans les phases initiales d’études de systèmes mal ou très mal connus comme décrit en (II-3-6-b). Cela peut permettre de commencer à «&amp;nbsp;ranger&amp;nbsp;» les questions et problèmes dans quelques grandes catégories, à la condition expresse -comme cela a souvent été dit- de relativiser ces catégorisations, en étant prêt à les abandonner si la comparaison du système tel qu’il est (re)construit par le chercheur ne correspond pas à la réalité. En effet il faut bien comprendre ici qu'il s'agit pour la Systémique de considérer le système de pilotage du système étudié comme étant à l'intérieur (immanent) ou à l'extérieur (transcendant) du système. G. Bateson [BATESON G., T1, 1977, pages 270 et suivantes] explicite fort bien cette question en remarquant qu'il faut repartir des boucles de rétroactions que l'on a décidé de retenir dans l'étude du système considéré. Si l'on décide que le système doit englober ces boucles de rétroactions qui permettent au système d'arriver à s'équilibrer dynamiquement, c'est que l'on est implicitement immanentiste. Si au contraire on croit nécessaire de séparer le système de pilotage du reste du système, et par conséquent de couper les boucles de rétroactions par une frontière entre système de pilotage et le reste du système pour en voir deux séparés, c'est que l'on préfère l'approche transcendante. Pour sortir de cela, il faut donc parvenir à rééquilibrer la balance entre approches immanentes versus transcendantes en prenant le dessus sur notre culture transcendante en occident ou immanente dans d'autres régions du monde. Il faut enfin parvenir à comprendre qu'il y a en effet un système «&amp;nbsp;complet&amp;nbsp;» qui inclue un (ou des) sous-système(s) de pilotage ainsi que les autres sous-systèmes pilotés (au pluriel). Il faut donc savoir utiliser les deux approches -on retrouve à nouveau la multiplicité des points de vues- entre la vue d'un système «&amp;nbsp;complet&amp;nbsp;» et simultanément la vue du système de pilotage séparé des autres systèmes qu'il pilote. Le schéma suivant résume cette nécessaire double approche : &lt;br /&gt;&lt;span id="goog_1262445198648"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="goog_1262445198639"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="goog_1262445198640"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="goog_1262445198643"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="goog_1262445198644"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/Sz9k7Bc7rrI/AAAAAAAAAB0/Q2hRcW0rwCc/s1600-h/Visions.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/Sz9k7Bc7rrI/AAAAAAAAAB0/Q2hRcW0rwCc/s640/Visions.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-3720393063480191963?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/3720393063480191963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=3720393063480191963' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/3720393063480191963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/3720393063480191963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/12/v-les-anciennes-lignes-de-fractures_25.html' title='V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées (7/)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/Sz9k7Bc7rrI/AAAAAAAAAB0/Q2hRcW0rwCc/s72-c/Visions.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-6158926565581477692</id><published>2009-12-13T15:36:00.001+01:00</published><updated>2009-12-13T15:41:19.258+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aristote'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Popper'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Darwin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Von Glazersfeld'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Platon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dialectique'/><title type='text'>V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées (6/)</title><content type='html'>&lt;div style="color: orange;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;V-6) Relativisme versus Absolutisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'absolutisme soutien que nos idées ou théories peuvent atteindre l'absolu, c'est à dire la vérité. Le monde non seulement existe bien réellement, mais il est peut être connu parfaitement, absolument, il peut être entièrement atteint dans sa vérité. On aura reconnu les idées immuables platoniciennes dans ces vérités éternelles que nous n'avons plus qu'à reconnaître, voire même à nous souvenir comme le soutenait Platon.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le relativisme soutien au contraire qu'aucune position, idée ou théorie n'est stable, ne peut être définie comme vraie d'une manière certaine, non par l'effet d'une analyse poppérienne, mais par un effet intrinsèque à la nature, au monde même. Nos théories ou idées doivent par conséquent être remises en cause en permanence, elles sont en mouvement sous l'effet de nos pratiques, idées nouvelles ou expériences. La vérité, si elle existe est inatteignable en elle-même. Deux versions du relativisme existent à partir de là : &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;L'une nie l'existence du monde externe, du monde réel externe à nous-même. Seul compte nous-même, ou plutôt nos idées, et plus exactement nos sensations (le bleu, le dur, le plein, le beau,...) c'est la position de Berkeley, de l'idéalisme le plus pur. On voit donc que l'idéalisme peut être absolutiste au sens où nous pouvons retrouver les idées immuables, ou bien relativiste au sens où le monde matériel n'existant pas, seules nos idées personnelles existent, et elles sont alors relatives à chaque individu.  &lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;L'autre accepte l'existence du monde externe en lui-même, mais pense qu'il n'est pas facilement atteignable, connaissable et compréhensible, c'est le «&amp;nbsp;réel voilé&amp;nbsp;» de B. d'Espagnat.&lt;span style="font-size: small;"&gt; Il est possible de le nommer relativisme modéré, «&amp;nbsp;phronésien&amp;nbsp;».&lt;/span&gt; Mais dans cette deuxième acceptation, le monde réel existe bien objectivement, il n'est pas un rêve ou une ombre vue de la caverne de Platon, il y a donc bien une référence externe possible. C'est le concept de correspondance d'Aristote, une fois de plus en opposition avec Platon : «&amp;nbsp;&lt;i&gt;ce n'est pas parce que nous te réputons blanc que tu es vraiment blanc, mais au contraire parce que tu es blanc, nous pensons qu'il est vrai de te dire tel&amp;nbsp;&lt;/i&gt;» [ARISTOTE, «&amp;nbsp;Métaphysique&amp;nbsp;» livre IX]. On peut noter en passant que ce concept a été repris par les matérialistes dialectiques marxistes avec une saveur récursive d'ailleurs toute constructiviste :  «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Si le monde est (comme le pensent les marxistes) une matière qui se meut et se développe perpétuellement, et si la conscience humaine au cours de son développement ne fait que le refléter, que vient faire ici la « statique » ? Il n'est pas du tout question de la nature immuable des choses ni d'une conscience immuable, mais de la correspondance entre la conscience reflétant la nature et la nature reflétée par la conscience.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;» [LENINE,  «&amp;nbsp;Matérialisme et empiriocriticisme&amp;nbsp;» 2° édition 1920 chap. II-5].&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: orange;"&gt;Apport de la Systémique&amp;nbsp;:&lt;/span&gt; Naturellement la Systémique et le Constructivisme ne sont pas absolutiste, position des positivistes, position intenable comme on l'a vu depuis K. Popper : il est impossible de prouver qu'une théorie est vraie, il ne sera possible que de la prouver éventuellement fausse lors d'une nouvelle expérience, et ainsi de la réfuter. Contrairement à ce que soutien certains constructivistes, E. Von Glarsfeld par exemple, ils ne sont pas relativistes non plus&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;, bien que, il est vrai, assez proches du relativisme modéré.&lt;/span&gt;  Certes, Systémique et Constructivisme aiment aborder une question par de multiples points de vues, mais cela ne signifie en rien qu'ils soient relativistes. Car il s'agit ici de prendre conscience que nos sensations, nos perceptions, nos compréhensions des phénomènes sont sujettes à caution -on retrouve la phronésis d'Aristote- et qu'il est donc bon de confronter, de discuter, de dialoguer en mode dialogique , en  «&amp;nbsp;coopétition&amp;nbsp;» et non dialectique, en pure compétition, nos points de vues entre différents chercheurs. Mais cela ne corresponds pas à la définition du relativisme. Car il y a toujours la croyance qu'un monde réel existe, qu'une vérité objective existe, que nous devons nous en approcher le plus possible, ce qui est différent du relativisme, sans être pour autant de l'absolutisme. En effet la systémique sera relative à certain moments, lors d'un changement de théorie voire de paradigme, mais sera absolutiste (s'il faut absolument leur coller ces étiquettes !) à d'autres lors de périodes de «&amp;nbsp;stabilité&amp;nbsp;» -toute temporaire- d'une modèle ou d'une théorie qui se trouve «&amp;nbsp;confortée » par un certain nombre d'expérience. Mais comme l'a fort bien expliqué K. Popper, ce n'est pas parce qu'une théorie (ou un modèle) a résisté avec succès à un certain nombre de tests, d'expériences, qu'elle sera plus vraie qu'avant, dès lors qu'elle pourra peut-être se trouver réfutée et donc prouvée fausse à la prochaine expérience, au prochain test. Ainsi on peut citer J. D. Raskin dans un article «&amp;nbsp;The evolution of constructivism&amp;nbsp;» publié dans le «&amp;nbsp;Journal of Constructivist Psychology&amp;nbsp;» du 24/1/2008 où BVSR signifie : &lt;i&gt;blind variation and selective retention&lt;/i&gt;, qui désigne ici l'épistémologie évolutionnariste (voir III-2-6 plus haut) «&amp;nbsp;&lt;i&gt;The centrality of relativism to knowledge evolution is evident in personal construing. For example, even if I view myself as a realist/absolutist, I fleetingly become a relativist the instant I revise any construct. Likewise, the second I commit myself to a particular construct by acting on it, I cease to be a relativist and return to being a realist/absolutist. Put more simply, whenever one changes a construct, one is a relativist, and whenever one applies a construct, one is an absolutist. Just as in Campbell’s BVSR, where variation and retention always occur one at the  expense of the other, relativism and absolutism are forever at odds, forming the necessary poles of a dialectical process.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;. Le seul point à reprendre naturellement dans cette citation étant le terme de dialectique qu'il serait préférable de remplacer par dialogique, le BVSR darwinien se déroulant dans un contexte non pas de seule compétition, lutte ou combat, mais aussi dans un contexte de coopération, voire de symbiose comme on l'a vu avec la théorie de l'évolution. En somme, une fois de plus, on perçoit que la Systémique est avant tout équilibre entre des moments d'apparents relativismes et d'autres de tout aussi apparents absolutismes, tout en restant conscient qu'il faut précisément se garder de ces extrêmes caricaturaux. Nous sommes  bien dans le juste milieu d'Aristote.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-6158926565581477692?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/6158926565581477692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=6158926565581477692' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/6158926565581477692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/6158926565581477692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/12/v-les-anciennes-lignes-de-fractures.html' title='V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées (6/)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-5324789586492873667</id><published>2009-11-19T18:34:00.001+01:00</published><updated>2009-12-13T15:36:56.164+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réductionnisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Descartes'/><title type='text'>V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées (5/)</title><content type='html'>&lt;div style="color: orange;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;V-5) Réductionnisme versus approche holistique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme décrit plus haut avec Descartes, le réductionnisme est la méthode Cartésienne consistant à découper le réel en parties de plus en plus petites jusqu’à obtenir la compréhension complète de chacune d’entre elles. Implicitement, on considère donc que cela suffit et que la somme des connaissances de chacune des parties représente correctement la chose initiale étudiée. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’opposition entre le réductionnisme et une approche holistique peut être résumée par les points suivants&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;a)Critère d’évidence cartésien versus critère de pertinence prudente du choix de découpe du sujet/objet à étudier par rapport au reste du réel,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;b)Critère de réduction/division simplificatrice versus l’approche holistique, globale, multicritères, s’appuyant sur plusieurs types de modèles et angles de vues,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;c)Critère de causalité directe versus étude des fins du système (intentionnalité) par approches téléologiques des équifinalités et des ergodicité du système,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;d)Critère d’exhaustivité versus recherche pragmatique d’un optimum de compréhension minimum du système, en restant conscient de des insuffisances de nos approches,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;e)Critère de certitude, d’arrogance de la science versus prise de conscience de nos incertitudes (pas seulement quantiques), de prudence et d’humilité vichienne de la science face à la complexité du réel.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le réductionnisme peut donc être vu&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;soit comme la première étape d’une opération correcte d’analyse, ceci, n’est valable que si cette phase est bien menée dans cet esprit, et est bien suivi des autres telles que décrites par la Systémique (voir II-3-6-b). Même la question de la non prise en compte de la sensibilité aux conditions initiales de Laplace, peut être un outil utile si cette opération est faite en spécifiant le degré d’incertitude volontairement accepté, incertitude normale des mesures (laissons de côté ici l'incertitude quantique), dans le but d’analyser un système sur un point particulier dans l’optique d’une théorie particulière à vérifier, ou réfuter au sens poppérien du terme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;soit comme erronée et insuffisante car menée dans un esprit cartésien, ignorant les concepts systémiques. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans tous les cas, et comme il a déjà indiqué ici, il faut prendre garde à ne pas découper aveuglément le réel dans cette phase, cette découpe pouvant cacher des présupposés plus ou moins inconscients chez le scientifique menant cette phase. Plusieurs découpes du réel sont possibles dans pratiquement tous les cas, chaque découpe pouvant cacher des propriétés globales du sujet d’étude qui pourront être rendues visibles par d’autres découpes/approches.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On retrouve ici la question des modèles et des simulations dont les différents types, surtout lorsque le sujet d’étude est complexe et non simplement compliqué, apportent autant d’éclairages enrichissants de ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est possible ici d'évoquer l'image du macroscope de J. de Rosnay, où le réductionnisme serait un zoom avant (un microscope) alors que l'approche holistique/systémique serait un zoom arrière.  Descartes et le réductionnisme sont l'équivalent du zoom maximum, en grossissement maximum où l'on voit les détails de la carte, mais où l'on perd la vision globale de celle-ci. Le débat n'est donc pas de dire que cette approche, cet angle de vue, est mauvais, mais de dire qu'il est nécessaire mais pas suffisant. A deux titres :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;risque de faire un zoom maximum sur un seul endroit de la carte en ignorant les autres&lt;/li&gt;&lt;li&gt;besoin de faire des zooms arrières pour récupérer une vision globale holistique de l'ensemble de la carte.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;besoin de repartir en zooms maximum OU intermédiaires pour focaliser à nouveau sur un autre détail, à un autre endroit de la carte.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l'approche systémique c'est l'ensemble de cette démarche, ce n'est pas seulement le zoom arrière de vue globale de la carte, c'est bien l'ensemble des deux en une série de zooms avant et arrières incessants en allers-retours qui permettent précisément l'approche par multiples angles de vues, avis différents prudents, c'est la phronesis d'Aristote.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On retrouve cette incompréhension très souvent, ainsi dans le site de la Fondation Constructiviste, on trouve un article très intéressant sur le supposé échec du constructivisme en éducation, sur le constat que l'application de l'approche par seule implication de l'élève dans l'enseignement ne suffit pas et donne un bilan décevant en terme de quantité de choses apprises par ce dernier. Ce constat relève simplement de cette incompréhension : il faut opérer par un mixage des méthodes d'enseignement en alternant sans idéologie :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;l'apprentissage par «&amp;nbsp;méthode directe&amp;nbsp;» où que l'on peut qualifiée de méthode magistrale où l'élève absorbe directement les connaissances, voire apprend par cœur. Cette méthode est plus rapide à court terme mais démotivante pour l'élève et le professeur à terme.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l'apprentissage via l'auto-découverte par l'élève où celui-ci reconstruit les connaissances, certes plus lente à court terme, mais beaucoup plus motivante pour l'élève et son professeur. Méthode souvent à tort considérée comme exclusivement constructiviste, alors que la véritable méthode constructiviste consistera entre l'alternance des deux, tout comme les successions de zooms avant et arrière cités plus haut.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: orange;"&gt;Apport de la Systémique&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: La Systémique accepte la réduction (mais non le réductionnisme c’est-à-dire la réduction érigée en méthode absolue comme l’a fait Descartes), comme une étape d’un processus délicat et à risques décrit en (II-3-6-b) dans la méthode systémique. Il s’agira donc de découper le réel –au sens du constructivisme- en pleine conscience que ce découpage «&amp;nbsp;arbitraire&amp;nbsp;» peut entraîner des artefacts dont il faudra savoir tenir compte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-5324789586492873667?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/5324789586492873667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=5324789586492873667' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/5324789586492873667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/5324789586492873667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/11/v-les-anciennes-lignes-de-fractures.html' title='V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées (5/)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-1915161772624848650</id><published>2009-10-31T17:15:00.004+01:00</published><updated>2010-06-06T11:04:02.048+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aristote'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kant'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Platon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Descartes'/><title type='text'>V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées (4/)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;span style="color: orange;"&gt;V-4) Essentialisme versus Substantialisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;L’ontologisme (ou substantialisme) soutient que chaque être est un être intrinsèquement, et qu’il possède donc en lui-même (en son âme dirait Aristote) ses propriétés. C’est un en quelques sortes le principe des vertus (les vertus dormitives de l’opium par exemple) tant moquées par Molière qui n’explique en effet rien en définitive sauf qu’il est supposé vain de chercher les causes de l’action constatée de tel ou tel corps ou substance. La version moderne de l’ontologisme soutenait plus simplement que le monde s’articule autour du principe très général d’être, qui doit par conséquent être recherché avant tout, dans toutes recherches. On voit bien alors la proximité entre les approches idéalistes et ontologiques, où l’Être est considéré comme un référentiel absolu stable peu différent des Idées de Platon. On a beaucoup reproché à la philosophie au cours du XX° siècle sa base ontologique, vu comme une manière supplémentaire de faire de l’anthropocentrisme. Cet ontologisme a déjà été remis en cause dès l’antiquité avec Démocrite et l’atomisme -à noter l’opposition entre atomisme et ontologisme - pour qui les atomes s’accrochaient entre eux au hasard de leurs rencontres. Au XX° siècle, la philosophie a essayé de trouver d’autres bases en tentant d’opérer une reconstruction complète après Kant qui a été en quelque sorte le sommet de la philosophie ontologique. Cette destruction/ tentative de reconstruction moderne s’est perdue dans les méandres d’un sol qui se dérobait toujours plus comme l'avait prédit Kant et confirmé K. Popper. Au cœur du débat sur l’ontologie, se trouve celui entre Essentialisme et Substantialisme. L’Essentialisme est défendu par les «&amp;nbsp;platoniciens&amp;nbsp;» (Descartes et autres), donc les idéalistes, tandis que le Substantialisme est défendu par les «&amp;nbsp;aristotéliciens&amp;nbsp;» (Spinoza entre autres). L’essence vient des idées “&amp;nbsp;tombées&amp;nbsp;” en notre bas monde, tandis que la substance est le mélange intime -ontologique- entre forme et matière. On retrouve cette opposition radicale tout au long de l’histoire de la philosophie sous diverses formes et divers débats quelques fois sous couverts de débats “&amp;nbsp;nouveaux&amp;nbsp;” ou débats “&amp;nbsp;modernes&amp;nbsp;” alors qu’il s’agit au fond toujours de celui-ci.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;Ainsi par exemple le débat en politique ou économie entre libéraux et socialiste. Les premiers&amp;nbsp; croient implicitement que le système économique est substantiel, c'est à dire qu'il comporte intrinsèquement, en lui-même tout ce qui lui faut pour s'auto-piloter et s'auto-réguler (autonome). Les second croient au contraire que le système économique n'est pas auto-suffisant, qu'il a besoin d'un pilotage, d'une régulation externe, et donc essentielle (hétéronome). De même que les idées de Platon tombent dans un corps depuis le monde immuable des idées essentielles, cette fonction de pilotage doit tomber depuis le haut (l'état marxiste de préférence centralisé) sur le système économique. On retrouve ainsi les liens idéologiques sous-jacents bien que quelque fois paradoxaux entre le socialisme et l'idéalisme alors que celui-ci se réclame du matérialisme... une fois de plus les extrêmes se rejoignent dans leurs oppositions. A l'inverse le libéralisme qui se veut anti-socialiste se retrouve lié au matérialisme en niant avoir besoin d'une régulation externe venue «&amp;nbsp;d'en haut&amp;nbsp;» c'est-à-dire&amp;nbsp; des idées séparées pour être piloté, concept pourtant central dans l'idéalisme qu'il défend par ailleurs. Tout cela souligne bien dans quelles contradictions, et mélanges conceptuels inconséquents se trouvent les politiques économiques.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: orange;"&gt;Apport de la Systémique&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;: la Systémique se rapproche du substantialisme, mais à la manière d'Aristote. Cependant la Systémique ne perd jamais de vue que ce qui peut être interprété comme substance à un certain niveau du réel -ou pour un certain sous-système découpé dans le réel-, pourra être complètement redéfini ou remis en question via une autre découpe. C’est pourquoi la Systémique recommande fortement d’avoir recours à plusieurs approches/découpes simultanées dans l’étude du réel afin de vérifier et conforter ou au contraire infirmer (avec une prudence vichienne...) une conclusion quant aux propriétés «&amp;nbsp;substantielles&amp;nbsp;» de l’objet étudié. Le caractère substantiel est donc bien mis ici entre parenthèses car contrairement à Aristote et plus encore Platon, non seulement il n’est pas Essentiel, mais est bien relatif à la découpe/approche adoptée pour l’étudier. Ainsi, -comme déjà évoqué- l’action d’un médicament sur un type de maladie, pourra être considéré dans l’approche d’un praticien au quotidien comme substantielle, alors qu’elle sera vue comme circonstancielle par le chercheur spécialiste du domaine qui sait que cette action dépend d’un jeu complexe d’interactions et inter-relations qui fait que celle-ci pourra ne pas fonctionner dans certains cas, voire déclencher des effets pervers dans d’autres. Ou encore en matière d'économie, un système de pilotage peut être vu comme externe au système piloté, mais peut être également considéré comme faisant partie d'un même système dont pilote (régulation) et piloté sont deux sous-systèmes. Cela est très important car il ne faut jamais perdre de vue ce phénomène de zoom qui explique souvent les problèmes de systèmes économiques semblant devenir hors-contrôle. En effet un système qui semble muni d'un organe de régulation, de contrôle ou de pilotage peut dériver et se trouver hors-contrôle parce que le pilote&amp;nbsp; s'est trouvé en quelque sorte trop proche du système piloté. On retrouve ici sous une autre approche la nécessaire séparation des pouvoirs chère à Montesquieu.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-1915161772624848650?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/1915161772624848650/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=1915161772624848650' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/1915161772624848650'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/1915161772624848650'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/10/v-4-essentialisme-versus.html' title='V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées (4/)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-6965967121027379871</id><published>2009-10-11T11:32:00.010+02:00</published><updated>2010-08-30T23:31:52.446+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Popper'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Korzybsky'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Darwin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kuhn'/><title type='text'>V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées (3/)</title><content type='html'>&lt;span style="color: orange; font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;span style="color: #ff6600;"&gt;V-3) Rationalisme versus Empirisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le Rationalisme &lt;/span&gt;attaque des différents problèmes auxquels sont confrontés les scientifiques “&amp;nbsp;par le haut&amp;nbsp;” tandis que les Empiristes le font “&amp;nbsp;par le bas&amp;nbsp;”. Karl Popper est le dernier philosophe à avoir pris une position tranchée sur ce débat par le concept du néo-positivisme logique. Le Rationaliste pense donc avoir besoin en premier lieu d’une théorie, qu’il essaiera de tester par des expériences qui devront corroborer ou infirmer celle-ci. Sur la base des infirmations de sa théorie, il devra modifier ou abandonner celle-ci.&amp;nbsp; Il est donc dirigé par la Raison. L’Empiriste, lui, prétend ne pas avoir de théorie, être sans préjugés, et mener des expériences au hasard, et construire des suites de raisonnements à posteriori en tenant compte des résultats observés. K. Popper se demandait alors très justement pourquoi faire alors telle ou telle expérience plutôt qu’une autre, sinon à avoir une idée derrière la tête et donc une théorie au moins implicite. L’apport important de l’Empirisme a été de souligner l’importance des expériences dans la démarche scientifique, en opposition à un rationalisme pur consistant à raisonner en chambre et conclure des résultats, inventer des théories sans jamais les tester sur le monde «&amp;nbsp;réel&amp;nbsp;». La Renaissance à cet égard s’est opposé au Moyen-âge, où, par déformation et caricature des philosophes grecs dits scolastiques, certaines universités donnaient le prima aux discussions sans fin, aux débats, en s’éloignant de plus en plus de la réalité, y compris quelque fois de la réalité la plus commune et quotidienne. On voit bien cependant que Rationalisme et Empirisme ne sont en fait que les deux faces d’une même position qui ne veut voir à chaque fois qu’un seul aspect des choses. Elles se rejoignent sur le fait qu’elles sont toutes deux une manifestation de l’approche parcellaire/disjointe/découpée de la réalité, où l’on tente à tout prix de simplifier les choses, typique d’une approche plato-cartésienne.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;K. Popper a fait remarquablement progresser ce débat par ses positions, qui conduisent finalement à le rapprocher d’un “&amp;nbsp;Darwinisme des théories scientifiques&amp;nbsp;”, faisant l’objet d’une sélection artificielle car faite par l’homme. Seules les théories les plus adaptées à l’environnement des expériences, et donc au monde «&amp;nbsp;réel&amp;nbsp;» survivent, leur survivance n’étant en rien une preuve de leur véracité absolue et encore moins définitive. Cette survie dépend en effet des capacités de cet environnement à monter des expériences permises par les outils et matériels disponibles et par les capacités et la précision des instruments de mesures. On ne peut évoquer cette opposition sans citer les positions de T Kuhn, quelque fois catalogué à tort d’anti-rationaliste, sous prétexte que les paradigmes qui se succèdent à travers les révolutions scientifiques changent le monde. J.R. Searle traite fort bien le sujet&amp;nbsp;dans son article «&amp;nbsp;Rationality and Realism, What is at Stake ?&amp;nbsp;» publié dans Deadalus en 1993&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Thomas Kuhn et Richard Rorty sont deux des auteurs les plus fréquemment cités par ceux qui rejettent la tradition rationaliste occidentale. Je vais maintenant faire une brève digression sur eux. Kuhn est censé avoir montré dans La Structure des révolutions scientifiques que les prétentions de la science à décrire une réalité existant de manière indépendante sont fausses ; en fait, les scientifiques sont plus gouvernés par une psychologie de masse que par la rationalité, et ils tendent à se regrouper d’un "paradigme" à un autre au cours de révolutions scientifiques périodiques. Il n’existe pas de monde réel que la science doit décrire ; chaque nouveau paradigme crée plutôt son propre monde, de telle sorte que, ainsi que le dit Kuhn «&amp;nbsp;les scientifiques travaillent après une révolution dans un monde différent&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je pense que cette interprétation est une sorte de caricature de la pensée de Kuhn. Mais quand bien même l’interprétation serait correcte, l’argument ne montrerait pas qu’il n’y a pas de monde réel indépendant de nos représentations ; il ne prouverait pas non plus que la science n’est pas une série de tentatives -selon des degrés de réussite divers- pour fournir une description de cette réalité. Même si l’on accepte l’interprétation la plus naïve des vues de T. Kuhn à propos des révolutions scientifiques, cela n’entraîne pas de telles conséquences ontologiques spectaculaires. Bien au contraire, même la conception la plus pessimiste de l’histoire des sciences est parfaitement consistante avec l’idée qu’il existe un monde réel existant de manière indépendante et que l’objectif de la science est de le décrire.&amp;nbsp;» (fin de citation). Searle relance ainsi la position d’un «&amp;nbsp;réel donné indépendant&amp;nbsp;» bien qu’évolutif, et notamment sous l’influence des courants de pensées et autres paradigmes. Mais cela ne change rien au fait qu’il y a bien des réserves à émettre, comme décrit en (II-3-6-b) à propos des processus de modélisation et de découpe dans le réel de l’objet à étudier, sur&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;a) le fait que le chercheur appartient au monde qu’il étudie,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;b) qu’il a en tête des aprioris culturels, psychologiques, etc. dont il peut ne même pas avoir conscience, &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;c) qu’il va le plus souvent se retrouver en interaction avec son sujet/objet d’étude, sans même avoir besoin d’évoquer les échelles quantiques,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;d) qu’il a dû opérer –plus ou moins consciemment- une découpe arbitraire dans le réel du sujet/objet qu’il a décidé d’étudier,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;e) que ce sujet/objet se retrouve dans un environnement (le reste du réel après la découpe) qui comme souligné par J.R. Searle évolue, y compris sous l’effet des paradigmes scientifiques (ou culturel, religieux,…), est mal connu, et qui inclus… le chercheur lui-même.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Toutes ces réserves sont ignorée ou minorées à la fois par le Rationalisme et l’Empirisme, par leur approche commune simplificatrice propre à l’école plato-cartésienne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: #ff6600;"&gt;Apport de la Systémique&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;: la Systémique, après avoir opéré les choix et les découpages conscients et réfléchis décrits pour le débat réalisme contre nominalisme, va élaborer des modèles (alias théories), selon les différents types de modèles décrits plus hauts. Ces types de modèles permettent de sortir du débat dans la mesure où ces types étant répertoriés par la Systémique, il s’agit d’attaquer le système à étudier sous plusieurs angles, via plusieurs tentatives de modélisations, sans jamais perdre de vue que «&amp;nbsp;la carte n’est pas le territoire&amp;nbsp;» (Korzybsky). Les théories scientifiques ne sont jamais que des modèles de systèmes découpés sur un niveau choisi de la réalité. Ils emportent donc avec eux des «&amp;nbsp;à priori&amp;nbsp;» et des présupposés (voir plus haut). Enfin, les expériences devant réfuter une théorie -et non la vérifier comme l’explique Karl Popper- ne sont pas toujours ni simples, ni aisées, ni fiables, ni répétables (la flèche du temps), ni même possibles. Le recours prudent comme le recommande la Systémique à des approches transversales, essayant de tenir comptes des niveaux englobés et englobant, et de l’environnement du système découpé à l’étude sera le bien venu. La Systémique opérera par approches multiples, selon différents points de vues, différentes découpes. Elle essaiera de d’identifier les systèmes connexes au sujet/objet (système) découpé puis prendre en compte les interactions, les liens entre ceux-ci et avec le sujet/objet étudié. Enfin, elle tiendra compte de la flèche du temps. On utilise alors les apports intéressants des deux approches Réalistes et Empiristes en se dégageant des débats idéologiques des deux camps.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: orange; font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-6965967121027379871?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/6965967121027379871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=6965967121027379871' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/6965967121027379871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/6965967121027379871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/10/v-les-anciennes-lignes-de-fractures.html' title='V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées (3/)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-434777186056124023</id><published>2009-09-20T16:06:00.005+02:00</published><updated>2010-08-30T23:32:41.664+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A. Kolmogorov'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Popper'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Korzybsky'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shannon'/><title type='text'>V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées  (2/)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;span style="color: #ff6600;"&gt;&lt;b&gt;V-2) Nominalisme versus Réalisme (ou Idéalisme)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guillaume d’Occam au XIV° siècle avec&amp;nbsp; le nominalisme défendait la thèse qu’aucune Idée séparée n’existait en propre, les idées ne se trouvant que dans les mots employés par les êtres humains et n’ayant pas plus de pérennité que ceux qui les emploient. Seuls les mots ont donc de l’importance, leur sens variant d’un individu à l’autre, et pouvant fort bien varier avec ceux qui les emploient. La neige par exemple peut-être désignée par un seul mot -ou quelques mots- par les langues européennes alors qu’elle sera désignée par une multitude de mots précis avec des sens différents par les Inuits. A ce titre le nominalisme peut être vu comme un anti-platonisme. C’est la célèbre querelle des Universaux au Moyen-âge. Ainsi Porphyre (-234 à -305), philosophe grec de l'école d'Alexandrie et disciple de Plotin résuma cette future querelle : « Tout d'abord, en ce qui concerne les genres et les espèces, la question de savoir si ce sont des réalités subsistantes en elles-mêmes, ou seulement de simples conceptions de l'esprit, et, en admettant que ce soient des réalités substantielles, s'ils sont corporels ou incorporels et si enfin ils sont séparés ou s'ils ne subsistent que dans les choses sensibles et d'après elles, j'éviterai d'en parler : c'est là un problème très profond et qui exige une recherche toute différente et plus étendue. »&lt;br /&gt;En langage moderne, on dira que le nominalisme rejette l’idée de « classes d’objets » ou de « genres » (au sens d’entités mathématiques ou logiques)&lt;br /&gt;A contrario le Réalisme (qui va de pair avec l'idéalisme) soutien que les concepts ou idées ont une existence propre, indépendante de l’observateur, que les mots ne servent qu’à les désigner, comme d’autres mots désignent des objets matériels. Ces mots peuvent varier d’une langue à l’autre, mais ce n’est pas pour autant que les objets en questions soient différents, la neige, dans ses états possibles, reste de la neige. Descartes a poussé jusqu’à son ultime retranchement la position réaliste par sa “ tabula rasa ” où il soutien qu’il est possible d’oublier tout ce qui est matériel et tous mots -tout ce que l’on a appris - pour arriver au concept pur et unique, référence absolue, le “ moi ” ou le “ je ”. On est à l’opposé du nominalisme, puisque celui-ci rejetant toute idée indépendante, rejettera avec plus de force encore celle de “ moi ”. En parallèle, comme le dit J. Searle en 1998 : « Le réalisme […] n’est ni une théorie de la vérité, ni une théorie de la connaissance, et ce n’est pas une théorie du langage […] On pourrait dire que le réalisme est une théorie ontologique : il dit qu’il existe une réalité totalement indépendante de nos représentations » [SEARLE John R., 1998, p 200]. Ceci a été un élément central des sciences moderne, car en effet comment faire des sciences sans ce postulat qui, permettant l’étude d’un objet indépendant de l’observateur, permet d’objectiver celui-ci ?&lt;br /&gt;Une remarque : le Rasoir d’Occam, est un outil sémantique inventé par Guillaume d’Occam, qui sépare tel un rasoir les noms et les mots en autant de concepts différents, jusqu’à arriver à la racine même du mot. Le rasoir d’Occam choisi à chaque fois entre deux concepts celui le plus « simple », mettant ainsi à nu la « preuve » de l’inexistence des idées séparées, simple jeu de construction verbal (voir II-4-1). Ce rasoir a eu beaucoup de succès car on le retrouve à l’époque moderne sous forme de principe d’économie de pensée de Mach (autre agnostique) tendant à créer des mots raccourcis ou des acronymes désignant immédiatement les nouvelles idées, et permettant d’accélérer les raisonnements. Il est intéressant de noter que l’attrait pour les concepts « simples » s’est trouvée consolidé en 1948 par la théorie de l'information de Shannon et précisé par la théorie de la mesure de la complexité d’un système de R.W. Ashby et A. Kolmogorov (voir II-4-1-e) montrant qu’un système simple (dont la variété est plus faible) est plus probable. Enfin il a ouvert la porte à la sémantique moderne. La complexité d'une théorie scientifique est quelque fois pris comme signe d'une théorie en voie de perdition, ainsi le système planétaire de Ptolémée, mettant la terre au centre, a fait l'objet d'une tentative de sauvetage par Thyco Brahé, ce qui l'a amené à le complexifier d'une manière toujours plus importante. Cet exemple est souvent donné comme facteur de motivation pour Copernic qui a fini par proposer de mettre le soleil au centre en simplifiant ainsi radicalement le modèle de notre système planétaire.&lt;br /&gt;Le Réalisme de son côté a fait considérablement progresser les sciences du XVII° au XIX° siècles en leur en apportant méthodologie et rigueur et en mettant en place ce que l’on a appelé la « Méthode de Descartes », bien que très critiquée dans cet essai. Simultanément, le Réalisme pose deux problèmes : il est clairement un frein à l’apparition du nouveau paradigme qu’est la Systémique - tout comme la théorie de Newton a freiné la diffusion des théories d’Einstein -, et il pose aussi le problème de la « réalité du Réel ». Kant et Karl Popper ont parfaitement imagés ce problème (voir plus haut) en évoquant la science comme étant construite sur des pilotis qui s’enfoncent non pas jusqu’à trouver un niveau stable, mais jusqu’à –croyons-nous – nous permettre de construire un certain édifice, d'une taille limitée. Celui-ci, dès qu’il se révèlera trop ambitieux, s’écroulera sur ses sables mouvants sous-jacents. Il nous faut reconnaître en effet que les concepts de « classes d’objets » ou de « genre » lorsque trop pris pour tels et par trop considérés comme solides, absolus et peu remis en questions, comme le font le Réalisme et l'Idéalisme, s’avèrent dangereux. C’est bien le but des travaux d’A. Korzybsky que de souligner qu’il nous faut en permanence remettre à leur place ces concepts, on retrouve ici la démarche de prudence aristotélo-vichienne. Enfin, ces concepts, de « classes d’objets » ou de « genres » ne doivent en aucun cas, comme l'explique Mario Bunge [BUNGE, Mario, 2008] être confondus avec des objets réels, car ils ne sont que des concepts, c'est son argument principal contre le matérialisme dialectique et l'idéalisme également d'ailleurs. On ne peut donc pas les manipuler comme des objets réels, notamment la négation (dialectique) d'un concept est possible alors que la négation d'un objet réel (pomme, table, atome,...) ne correspond à rien.&lt;br /&gt;On retrouve fort bien dans cette image la problématique des niveaux du réel. Niveaux plus ou moins définis par le chercheur, un niveau étant arbitrairement choisi comme niveau d’étude et de référence, souvent d’ailleurs via une prise de conscience insuffisante de ce choix. A nouveau dans ces différents niveaux, tel par exemple les 3 mondes de K. Popper, il faut bien garder à l'esprit que le 3° monde de K. Popper (voir II-5-5), celui les productions de l’esprit humain vraies ou fausses, n'est plus un niveau constitué d'objets réels contrairement aux deux premiers. Il n'est donc en rien comparable à ceux-ci, ne peut obéir aux mêmes lois, car il n'est que conceptuel. C'est bien la thèse défendue par A. Korzybsky, incitant à la prudence vichienne, malheureusement oubliée par les tenants de l'idéalisme, ou du matérialisme dialectique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #ff6600; font-weight: bold;"&gt;Apport de la Systémique &lt;/span&gt;: la Systémique bouscule et réunis à la fois les deux positions du nominalisme et du réalisme. Comme entre l’Idéalisme et le Matérialisme, la Systémique va consciemment, délibérément et tentant d’en mesurer les risques, choisir un niveau du réel pour y découper un certain sous-système, objet de son étude. Ce découpage peut être vu -pour paraphraser Saint Thomas d’Aquin- comme un scandale ontologique, car contre nature. Par définition en effet, ce (sous-)système découpé ne sera pas indépendant du reste, et ne peut pas être envisagé comme pouvant vivre/évoluer seul. Par ailleurs le choix du niveau de réalité se fait lui aussi délibérément. Plus le niveau de réalité choisi s’éloigne du niveau immédiat macroscopique humain (le mètre, la lumière visible,…) plus ce niveau sera difficile à aborder. La Systémique tient compte de l’existence des autres niveaux, englobés et englobants, même s’ils sont plus ou moins connus. Les autres systèmes seront vus comme l’environnement du système découpé. Cette opération de découpage est bien sûr une phase très importante car elle nécessite de définir les frontières (artificielles) ainsi « créées », et les entrées et sorties à ces frontières. Certains comportements, lois, etc. du système (sous-système découpé) pourront être alors définis soit comme venant directement du niveau inférieur, soit comme phénomène émergeant propre au niveau étudié. Par exemple, en physique le niveau macroscopique voit disparaître les lois quantiques pour voir émerger les lois de classiques newtoniennes à l’échelle du niveau quotidien. A plus grande échelle (ou vitesses supérieures dites « relativistes »…) on voit émerger les lois de la relativité d’Einstein. Ceci explique que certains concepts aristotéliciens d’Acte et de Puissance peuvent être –délibérément mais une fois encore, consciemment et prudemment- réutilisés par la Systémique. En effet une loi ou un phénomène émergeant au niveau étudié, pourra être volontairement « simplifié » par le chercheur en utilisant ces outils conceptuels venant d’Aristote. La « vertu allergisante » du pollen fonctionne et suffit à un certain niveau de traitement pour le médecin généraliste qui n’a pas besoin de plus pour traiter son malade ; ayant appris en école de médecine par ailleurs la « vertu antiallergique » de tel ou tel médicament pour combattre cette allergie. Il appartiendra par contre aux chercheurs des laboratoires pharmaceutiques de disséquer les mécanismes (typiquement systémiques et complexes d’ailleurs !) des allergies pour aller plus au fond des problèmes afin de trouver de nouveaux médicaments.&lt;br /&gt;L’apport de la Systémique est donc d’utiliser un certain nombre d’outils conceptuels en tout état de cause, et en connaissant les limites, et sans rentrer à nouveau dans les débats connus. Il ne s’agit plus ni d’être Nominaliste, ni Réaliste ou Idéaliste, mais d’utiliser les outils conceptuels des deux à bon escient, au bon moment avec pragmatisme, et prudence vichienne… tout en étant conscient que nous sommes nous-mêmes pétris d'à priori, d’idéologies, et de cultures… et qu’il est donc impossible de faire « tabula rasa ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-434777186056124023?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/434777186056124023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=434777186056124023' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/434777186056124023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/434777186056124023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/09/v-les-anciennes-lignes-de-fractures_20.html' title='V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées  (2/)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-8380704096144952958</id><published>2009-09-07T16:31:00.008+02:00</published><updated>2009-10-14T10:37:46.966+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marx'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Platon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matérialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idéalisme'/><title type='text'>V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées (1/)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il ne s’agit pas ici de refaire un cours élémentaire d’épistémologie, nous nous contenterons d’un bref rappel des oppositions classiques qu’aiment à faire les philosophes.&lt;br /&gt;La philosophie a souvent été articulée selon certaines “ lignes de fractures ” et oppositions telles qu’avec les idéalistes contre les matérialistes, ontologie ou essentialisme contre nominalisme, marxistes contre capitalistes, platoniciens contre aristotéliciens, empiristes contre réalistes ou idéalistes…&lt;br /&gt;Au sein de tous ces débats, un fait frappe : chacun défend ses positions en ignorant quelque fois des découvertes récentes bien que reposant sur des bases pourtant anciennes, et notamment celles de secteurs des connaissances définis comme non philosophiques comme la systémique.&lt;br /&gt;Les lignes de fractures classiques sont, sauf omissions : &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #ff6600; font-size: 130%;"&gt;&lt;strong&gt;V-1) Matérialisme versus Idéalisme&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les idéalistes, dont l’origine réellement conceptualisée se trouve chez Platon, considèrent qu’il existe un monde des idées séparées, plus important, premier et déterminant, que le monde “ sublunaire ” qualifié aussi de « bas-monde », en bref la terre. Ce monde des idées séparées contient des formes dites « à priori » qui vont imprégner la matière en tombant de leur monde dans le nôtre, et lui donner sa forme, la matière apportant l’individuation aux idées. Le monde des idées est statique, intemporel, la matière, elle, est sans forme, mais le mariage entre les deux donnant lieux aux individus qui sont sensible au temps. A la fin d’un individu, quel qu’il soit, vivant ou non, être humain ou non, la forme rejoint sa matrice-forme générique dans le monde éternel des idées. Cela explique pourquoi on retrouve tant de formes identiques dans des individus si différents, comme la forme “ patte ” ou la forme “ œil ”, et pourquoi elles sont si parfaites. La forme la plus accomplie de l'idéalisme a été développée par Berkeley (évêque de son état) qui soutien que ce qui est premier ce sont nos sensations et que le monde n'est qu'un assemblage de sensations. D'absolutiste avec Platon, l'idéalisme devient alors relativiste car notre compréhension du monde devient une affaire personnelle, variant du tout au tout d'un individu à un autre, le mode réel étant un rêve qui n'existe pas vraiment. Seul l'individu existe, et est même en droit de considérer qu'il est seul à avoir une existence réelle, les autres être humains n'étant eux aussi que des sensations pour lui. Berkeley et ses successeurs, ont cru que cette thèse était nécessaire à la croyance en Dieu et à la religion, c'est pourquoi elle a été doublement -et violemment- combattue par Engels puis Lenine, au titre du matérialisme et au titre de l'athéisme.&lt;br /&gt;On a opposé aux idéalistes (le terme lui-même devenant péjoratif) les matérialistes, tenant pour principe que tout était matière et restait matière, les êtres vivants comme les minéraux n’étant que des matières « arrangées » différemment, voire des matières uniques intrinsèquement différentes. L’un des premiers matérialistes a été Démocrite et sa théorie des atomes crochus qui s’accrochaient entre eux afin de constituer les différents corps connus. Leibniz a réinventé la théorie de Démocrite par ses monades atomiques qui s’assemblent entre monades présentant des affinités entre elles, au hasard de leurs rencontres pour former les corps que nous connaissons. Le matérialisme a connu un grand succès au XIX° et XX° siècles avec Marx, mais celui-ci a d'une part largement fait évoluer le concept de matérialisme, et d'autre part a lui-même été transformé voir même trahi par ses successeurs avec le Matérialisme Dialectique d'Engels puis de Lénine et Staline, voir l'analyse de la dialectique plus loin. Pour le Matérialisme marxiste « traditionnel », tout vient de la matière et reste matière, les deux concepts d'émergence et de finalité, ou même de téléonomie étant résolument refusés. Ces deux rejets sont même au cœur de l'opposition (supposée) avec l'idéalisme. Il révèle simultanément de l'incompréhension des deux côtés (matérialistes et idéalistes) de ceux deux concepts clés. En effet chez les idéalistes il n'y a pas d'émergence, pas plus que chez les matérialistes. La forme n'émerge pas de la matière chez eux puisqu'elle vient au contraire d'une idée transcendante, « d'en haut » qui vient s'imposer de force à la matière. La finalité de même n'est pas plus idéaliste que matérialiste, car les idéalistes en bon platoniciens n'envisagent pas d'évolution du système ou de l'être puisque la forme s'incarne en quelque sorte d'un seul coup dans la matière, cette forme étant éternelle et immuable. Les matérialistes eux croient nécessaire de rejeter toute forme de finalisme, même la téléonomie, de crainte de voir la résurgence de de la croyance en une divinité créatrice agissant comme un ingénieur ou un architecte pensant, planifiant sa création avant de la réaliser. Cependant on cite souvent Marx lui-même avec « Ce qui distingue dès l’abord le plus mauvais architecte de l’abeille la plus experte, c’est qu’il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche » (dans Das Capital Tome I), qui résume pourtant l'acceptation (paradoxale certes) d'une approche par téléonomie de l'abeille. Même si elle est décrétée par Marx comme inférieur à l'architecte, elle agit cependant bien en fonction d'un but, d'un objectif, d'une finalité en construisant un édifice complexe et parfaitement optimisé en fonction de ses besoins. Enfin le Matérialisme se définissant comme scientifique comme le fait M. Bunge par exemple [BUNGE, Mario, 2008], tente une synthèse moderne acceptant certains concepts systémiques tel que l'émergence, mais rejetant toute finalité ou même téléonomie comme à la fois non scientifique et non matérialiste, à l'encontre de ce que soutient le Constructivisme au plan scientifique.&lt;br /&gt;Par contre, tout comme la Systémique et le Constructivisme, il rejette à juste titre la dialectique et le matérialisme dialectique comme relevant d'une pensée archaïque pré-scientifique.&lt;br /&gt;Enfin il faut souligner que le matérialisme contre l'idéalisme, mais tout comme la Systémique et le Constructivisme, avec Marx et aujourd'hui M. Bunge accepte les mouvements de la matière, son évolution dans le temps, que ce soit en amélioration ou en dégradation. Pour F. Engels c'est même l'un des points principaux de l'opposition avec l'idéalisme, ainsi F. Engels écrit : « Lorsque nous soumettons à l'examen de la pensée la nature ou l'histoire de l'humanité, ou notre propre activité mentale, ce qui s'offre à nous tout d'abord, c'est le tableau d'un enchevêtrement infini de relations, d'actions et réactions, où rien ne demeure ce qu'il était, où il était, comme il était, où tout se meut, se transforme, devient et passe. » [ENGELS, F., Anti-Dühring, p. 52].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #ff6600; font-weight: bold;"&gt;Apport de la Systémique&lt;/span&gt; : la Systémique, avec Aristote, opère la synthèse entre ces deux approches. Un système – ou un être-, n’est ni pure Idée, ni pure Matière. C’est un « mélange intime », non pas au sens d’une mixture instable mais d’une solution stable de l’un dans l’autre. L’analyse d’un système peut révéler une organisation ou une structure analogue à l’Idée, en fait Aristote parle alors de Forme, ce qui est très différent, il peut de même révéler une ou plusieurs matières le composant. Ces différentes « matières » ne sont en fait rien d'autres que des sous-systèmes composants le système principal, eux-même organisés et structurés, sans qu'il soit jamais possible de trouver de la matière brute non-formée. De même il ne sera jamais possible de trouver une ou des Formes sans matière. Mais la séparation, et qui plus est l’opposition permanente entre les deux, n’a pas de sens. Au contraire l’étude d’un système révèlera une organisation interne avec probablement plusieurs sous-systèmes en inter-relations, un sous-système de pilotage, des flux internes, etc.… &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-8380704096144952958?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/8380704096144952958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=8380704096144952958' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/8380704096144952958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/8380704096144952958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/09/v-les-anciennes-lignes-de-fractures.html' title='V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées (1/)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-3724591530080915169</id><published>2009-06-21T17:44:00.003+02:00</published><updated>2009-08-18T19:05:26.871+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aristote'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Leibniz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Structuralisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dialectique'/><title type='text'>IV) Théories opposées à la Systémique (6/6)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;IV-7) Comparaison entre Aristote, Leibniz, Structuralisme, Matérialisme Dialectique et Systémique (&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;notes du tableau précédent) :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(1) Organisation versus structure : Aristote n’a bien sûr jamais parlé d’organisation ou de structure, a fortiori en grec ancien. Par contre la forme aristotélicienne rappelle en de nombreux points la structure des structuralistes et de la Systémique. Elle n’est pas faite de matière puisque qu’elle s’applique à celle-ci, tout comme la structure. Elle est stable, comme elle, et forme avec la matière un composé indissociable dont le résultat est l’être même. Ici c’est la Systémique qui s’en rapproche le plus, plutôt que le structuralisme. Comme il est indiqué dans le chapitre sur la Systémique, le concept de système ne correspond pas à la structure qui en est plutôt l’un des composants. C’est bien le cas de la forme d’Aristote (en tant que concept de base) qui n’est pas une simple structure mais correspond bien plutôt aux concepts de structure + organisation et du réseau d’inter-relations qu’on y trouve.&lt;br /&gt;(2) Environnement : Aristote avait bel et bien intégré le concept d’environnement car il avait bien vu qu’un être n’est pas isolé mais évolue dans un monde, lui-même peuplé d’autres êtres, ayant leurs propres forme/matière/substance. Il avait d’ailleurs développé la hiérarchisation des êtres, de même que la systémique a introduit la hiérarchisation des niveaux de systèmes.&lt;br /&gt;(3)Formalisation/modèles : Le structuralisme utilise intensivement la formalisation et les modèles, cependant il n’utilise pas de modèles mathématiques alors que la Systémique n’hésite pas à y avoir recours massivement.&lt;br /&gt;(4) Domaine de stabilité : Leibniz a mis l’accent par ses monades sur leur aspect fermé, (les “ volets clos ”) ce qui était pour lui le moyen d’éliminer la question de la réponse à l’environnement potentiellement déstabilisateur. Les monades sont ainsi naturellement stables puisque jamais perturbées. Mais ce que n’avait pas vu Leibniz, c’est qu’un système fermé est soumis à la deuxième loi de la thermodynamique et voit son entropie augmenter continûment vers un état tellement stable qu'il doit être qualifié de mort du système, loin de l’équilibre dynamique ponctué de la Systémique..&lt;br /&gt;(5) Équifinalité : C’est l’un des plus grands débats et l’un des plus grandes différences entre Aristote et le structuralisme ou la Systémique. Aristote utilisait couramment l’idée de finalité des être, dans un sens qui a peut-être été mal interprété par ses successeurs, y compris ses plus fervents partisans. En effet ceux-ci étaient imprégnés de l’idée de Dieu (Saint-Thomas d’Aquin) et ont pris ce concept de la manière qui leur convenait le plus directement, c’est-à-dire la finalité au sens direct et brut du terme. Il n’est pas évident qu’Aristote ne l’ait pas utilisé plus subtilement, comme beaucoup d’autres concepts, que le temps, la différence de langue et de culture, nous rendent difficile à appréhender.&lt;br /&gt;(6) Caractéristique organisation/structure : Aristote a utilisé la forme en concept de base de sa philosophie. Par contre l’utilisation qu’il en fait montre bien, comme dit dans la note (1) que, pour lui, un être présente des caractéristiques d’organisation et structure.&lt;br /&gt;(7) Caractéristique organisation/structure : Leibniz a clairement décrit et a même insisté contre Descartes sur l’aspect organisé et structuré des agrégats de Monades. Pour lui, ces agrégats ne sont pas de simples tas –voir l’image du tas de sable plus haut-, car les Monades ne s’agrègent pas du simple fait du hasard, mais selon certaines affinités. Cependant Leibniz ne va pas plus loin dans sa cette description…&lt;br /&gt;(8) Ergodicité et Régulation : Les monades de Leibniz ne sont pas en effet structurées (car atomique au sens de Démocrite), elles sont figées, ne peuvent évoluer, répondre aux changements de leur environnement tout en revenant à leur configuration, leur état initial. En effet, Leibniz n’a pas vu le concept de boucle rétroactive, de régulation, et donc d’ergodicité. C’est pourquoi leurs volets doivent être clos, incapable de supporter le moindre changement comme un château fort assiégé dont les occupants sont condamnés à mourir.&lt;br /&gt;(9) Niveaux - Strates : ce point a particulièrement été analysé par Aristote, qui a décrit des « niveaux » d’êtres possibles jusqu’au « moteur premier » ou « principe premier ». Ce point particulier a été longuement développé par Thomas d’Aquin comme preuve d’existence d’un Dieu unique. Par contre, il semble que Leibniz n’ait pas vu ces niveaux ou strates, envisageant seulement les Monades comme unités élémentaires (atomes) et elles seules.&lt;br /&gt;(10) Variété : si Aristote n’a pas traité de la variété en tant que telle, il a par contre parfaitement analysé le fait qu’un être puisse prendre différents états “ sans cesser d’être lui-même ” dans une plage d’états possibles qui sont propres à son être même. C’est somme toues une assez bonne définition de la variété sans faire appel aux mathématiques.&lt;br /&gt;(11) Auto-organisation : Il n’est pas certain qu’Aristote ait réellement perçu les capacités d’auto-organisation des êtres. Il a plutôt semblé raisonner par un apport externe de cette capacité par un principe divin –sans tomber dans l’erreur de l’âme qui descend du monde des Idées de Platon- qui se déclinait ensuite selon la hiérarchie des êtres. Ce principe formant et informant la matière n’était pas autre chose que la Forme. L’éco-auto-ré-organisation est par contre clairement dans le champ de la Systémique et du Constructivisme.&lt;br /&gt;(12) Référentiel Absolu/Relatif : Aristote insistait en permanence sur l’équilibre délicat à respecter entre matière et forme, de manière à ne jamais tomber dans la priorité à la matière (matérialisme) ou la priorité à la Forme (platonisme/idéalisme), qui ne sont que les deux facettes de la même erreur, de la même philosophie, objet de cet essai. Dans sa sentence « chaque ordre inférieur est pour l’ordre supérieur une matière à laquelle celle-ci donne une forme » dans « Métaphysiques » et comme on l’a vu pour la question des niveaux, Aristote avait parfaitement intégré les aspects muli-niveaux imbriqués, ainsi que les causes accidentelles versus substantielle, exigeant de basculer dans un référentiel relatif de pensée opposé à Platon et ses Idées Immuables, les Formes d’Aristote ne l’étant pas d’ailleurs.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-3724591530080915169?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/3724591530080915169/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=3724591530080915169' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/3724591530080915169'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/3724591530080915169'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/06/iv-theories-opposees-la-systemique-6.html' title='IV) Théories opposées à la Systémique (6/6)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-4578531817658898753</id><published>2009-06-13T15:39:00.026+02:00</published><updated>2009-08-18T19:05:16.338+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aristote'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Leibniz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Structuralisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dialectique'/><title type='text'>IV) Théories opposées à la Systémique (5/6)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;IV-7) Comparaison entre Aristote, Leibniz, Structuralisme, Matérialisme Dialectique et Systémique :&lt;/span&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Revue des divers concepts étudiés plus haut :&lt;/p&gt;&lt;table style="page-break-before: always;" width="426" border="1" bordercolor="#000000" cellpadding="5" cellspacing="0"&gt;&lt;colgroup&gt;&lt;col width="102"&gt;&lt;col width="56"&gt;&lt;col width="47"&gt;&lt;col width="80"&gt;&lt;col width="80"&gt;&lt;col width="70"&gt;&lt;/colgroup&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p&gt;&lt;u&gt;Concepts de Base&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td bg="" width="56" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Aristote&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Leibniz&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="80" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Structuralisme&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="80" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Matérialisme Dialectique&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="70" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center" lang="nl-NL"&gt;Systémique&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Totalité-Globalité&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="60"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Interactions Interrelations&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Interactions non linéaires&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Organisation vs Structure&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;Non (1)&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Environnement&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui (2)&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Complexité&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Récursivité&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui ?&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Formalisation/ modèles&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui (3)&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;u&gt;Caractéristiques&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;u&gt;Stationnarité&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Aristote&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Leibniz&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="80" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Structuralisme&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="80" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Matérialisme Dialectique&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="70" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Systémique&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;État d'équilibre Homéostasie&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Domaine de Stabilité&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;(4)&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="80"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui (Mais non mathématique)&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Ergodicité&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non (8)&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Régulation&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;(8)&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui ?&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Équifinalité&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui et Non (5)&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p&gt;&lt;u&gt;Organisation&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Aristote&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Leibniz&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="80" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Structuralisme&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="80" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Matérialisme Dialectique&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="70" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Systémique&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Structure&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui (6)&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui (7)&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Niveaux-Strates&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui (9)&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non ?&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;ol start="0"&gt;&lt;p&gt;Niveaux Ordonnés&lt;/p&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non ?&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;ul&gt;&lt;p&gt;Niveaux Hiérarchiques&lt;/p&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Variété &lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui (10)&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p&gt;&lt;u&gt;Propriétés&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Aristote&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Leibniz&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="80" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Structuralisme&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="80" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Matérialisme Dialectique&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="70" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Systémique&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Émergence&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Intentionnalité/&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Finalité&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Auto-Organisation&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui (11)&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p&gt;&lt;u&gt;Référentiel&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Aristote&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Leibniz&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="80" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Structuralisme&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="80" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center" lang="nl-NL"&gt;Matérialisme Dialectique&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="70" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Systémique&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Absolu (12)&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="102"&gt;&lt;p&gt;Relatif&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="47"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="56"&gt;&lt;p align="center"&gt;Non&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="46"&gt;&lt;p align="center"&gt;Oui&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Remarque &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;: &lt;b&gt;pour Platon et Descartes, ce tableau a “ non ” partout.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-4578531817658898753?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/4578531817658898753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=4578531817658898753' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/4578531817658898753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/4578531817658898753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/06/iv-theories-opposees-la-systemique-5.html' title='IV) Théories opposées à la Systémique (5/6)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-8807589648848562804</id><published>2009-05-30T17:56:00.007+02:00</published><updated>2009-08-24T10:28:26.532+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Leibniz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dialectique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Descartes'/><title type='text'>IV) Théories opposées à la Systémique (4/6)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;IV-6) Dialectique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;La dialectique d’Hegel, puis la dialectique matérialiste d’Engels et de Marx s’opposent à la Logique Formelle « mono » point de vue. La Logique Formelle ne s’intéresse pas au contenu subjectif d’un énoncé mais à son contenu formel. Son but est de faire logiquement découler un énoncé d’un autre énoncé objectivement et sans ambiguïté possible. Pour cela chaque énoncé doit être défini « formellement », c'est-à-dire dans un langage dénué de tout contenu subjectif. Sa première apparition vient d’Aristote avec les syllogismes, voir (III-2-1). Cette approche est propre aux mathématiques en général, dans le but de parvenir finalement à ramener tout raisonnement, à une tautologie : A=A.&lt;br /&gt;La dialectique s’attache à dissocier le A « d’avant le signe = » du A « d’après le signe = » de manière à éclairer les oppositions, points de vues de chacun, pour mieux en faire le tour et ainsi mettre en exergue l’ensemble des qualités et du (ou des) sens de la tautologie. Sans cette analyse dialectique, souvent réalisée après coup, après la découverte de cette loi ou théorème, la valeur de celui-ci se retrouve souvent oubliée, dévalorisée, vidée car pris comme trop évidente, tautologique. Le mérite de l’approche dialectique se retrouve ici. Cette approche est aujourd’hui décriée voire méprisée ou combattue comme dangereuse en souvenir douloureux et justifié du matérialisme dialectique et ses dégâts notamment sous Staline avec –entre autres- Lyssenko et la « science » matérialiste. Cette dialectique, si tant est qu’il soit possible de l’utiliser sans tomber à nouveau dans la dialectique matérialiste, peut être d’une utilisation pratique intéressante et éclairante. Cependant nous la rangerons sous la rubrique des épistémologies opposées à la Systémique, pour la même raison que pour Descartes, on bien encore de la même manière que la physique qui catalogue Newton comme « opposé » à Einstein. En effet il apparaît que la Systémique, comme décrit en (II-3-6-b) et plusieurs fois dans cet essai, s’attache à prendre :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;li&gt;de multiples points de vue, de multiples dimensions ou angles d’attaques d’une question, ou bien même de découpes différentes dans le réel, de l’objet étudié. Cette approche multiple toute pascalienne s’opère dans le cadre de constructions progressives, déconstructions (voir Derrida), multiples du système étudié, au cours d’un cheminement constructiviste.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;en compte des transformations progressives via des boucles de rétroactions non-linéaires mais pouvant déclencher des changements d’équilibres ponctués, voire même des évolutions structurelles. Elle travaillera sur l’étude d’équilibres ponctués homéostatiques, ici encore, multiples. La dialectique, elle, ne prends en compte que des oppositions binaires : être et néant, avant et après l’émergence, vie et mort, contingence et nécessité, cause et effet, identité et différence, thèse et antithèse sur un point de vue unique aboutissant nécessairement à une synthèse unique, globale et se voulant explicative.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;La Systémique utilisera autant d’approches et oppositions qu’il le faudra dans le cadre d’un système complexe non linéaire en équilibre dynamique ponctué. Ainsi, nous sommes loin du système clos de catégories prédéterminées d’Hegel, révélateur en passant du caractère idéaliste de la dialectique d’Hegel : catégories immuables et incorruptibles comme les Idées platoniciennes en recherche du point fixe cartésien. Ceci explique d’ailleurs la facilité avec laquelle Engels et Marx ont pu récupérer et développer la dialectique matérialiste en partant de la dialectique d’Hegel, et démontre une nouvelle fois la proximité qu’il y a entre matérialisme et idéalisme, comme deux opposés qui se rejoignent, en vraie fracture avec la Systémique et Aristote. Ainsi il apparaît la véritable opposition de la dialectique avec la Systémique : ni matérialiste ni idéaliste, ni pour ni contre, ni être ni néant, mais opérant par de multiples approches, de multiples dimensions. La Systémique opère donc par une double approche à chaque fois multiple comme décrit en (II-3-6-b) et plus haut. En effet comment accepter la cause et l'effet comme catégories dialectiques (opposition avant/après la cause) lorsque l’on a pris conscience du multiple jeu des boucles de rétroactions existantes à étudier sous chacun de leurs angles : temporel (effet retard ou non), flux de matière, flux d’énergies, flux d’informations… ? Comment accepter la nécessité et contingence comme catégorie alors que l’on connaît le caractère relatif de ces concepts, dans les boucles inter ou rétro-actives non linéaires ou quelque chose pourra être tout à la fois nécessaire et contingent ? Comment accepter –une fois de plus- une approche de type binaire (la « di-alectique » ?) cartésienne, réductrice et positiviste lorsque l’on voit la complexité des systèmes non linéaire, ou A doit être opposé à B dans une tautologie unique et appauvrissante du A=B ? Cette réflexion sur l’aspect doublement multiple de l’approche Systémique en opposition à celle simplement unique et faite d’opposition binaire de la dialectique sera développée en (IV-14).&lt;br /&gt;Pour revenir à la Dialectique, il apparaît qu’elle est utilisée sous trois modes différents malheureusement confondus entre eux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) Le mode méthodologique (outil de pensée) :&lt;br /&gt;Le mode méthodologique consiste a prendre un objet/ être/ système étudié en l’analysant directement, en tant que tel (thèse), puis de faire l’hypothèse de son contraire/ opposé/ antinomie ou encore de sa non-existence « pour voir » ce qui se produirait dans ce cas (antithèse) et enfin d’en tirer les conclusions qui s’imposent (synthèse). Cet outil de pensée venu d’Hegel ne pose pas trop de problème particulier s’il est utilisé en tant qu’outil et seulement en tant que tel, sans idéologie, avec prudence, comme le recommandent Aristote et J.B. Vico, et sans en faire un absolu, voir une nouvelle logique ou pire une science. De même qu’il est possible d’utiliser la réduction si l’on n’est pas réductionniste : cet outil est utilisable si –paradoxalement- son utilisateur n’est pas un matérialiste dialectique. Cependant on peut s’interroger en passant sur ce que l’on entend exactement par antithèse lorsqu’il s’agit par exemple d’un être humain, d’un ordinateur, d’une fleur ou tout autre objet/ être/ système… vaste débat !&lt;br /&gt;On est au cœur ici du point soulevé par Mario Bunge dans « &lt;em&gt;Matérialisme Scientifique&lt;/em&gt; » [BUNGE, Mario, 2008] : la dialectique prétend s'appliquer aussi bien aux objet réels qu'aux idées qui pour lui mais à juste titre ne sont que des concepts, c'est à dire des propriétés d'objets réels. Autant il est possible d'imaginer l'opposer d'un concept (vide vs plein, ouvert vs fermé,...) bien cela soit contestable car tout n'est pas binaire (un verre peut être à moitié plein...), autant il est impossible d'imaginer l'opposé de clé, de vache ou de barre de fer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) Le mode logique :&lt;br /&gt;Le mode logique consiste à ériger la Dialectique en une nouvelle sorte de logique, opposé à la Logique Formelle. On prend alors l’item logique (A), on l’affirme, puis on le nie par (-A) puis on opère la synthèse, « l’union des contraires » d’Engels, en concluant par [(A) ou (-A)]. (A) peut être ici n’importe quel affirmation, chose ou sujet, prédicat dirait la Logique Formelle : « la porte est ouverte », « telle fréquence lumineuse est perçue comme une couleur bleue », « il pleut », « l’astrologie est une science », etc… Les détracteurs de la Dialectique n’ont pas manqué d’observer que cette logique n’est pas réfutable puisque la conclusion [(A) ou (-A)] est toujours vraie. C’est en somme Aristote à l’envers puisque celui-ci prenait bien l’exemple de la porte nécessairement ouverte ou fermée, mais pour expliquer la logique du « tiers exclu » : la porte ne peut pas être à la fois fermée et ouverte, elle est soit l’un soit l’autre. C’est bien le reproche souvent fait à la Dialectique : dire que l’on a à la fois (A) et (-A), c’est d’une part ignorer le tiers exclu ; mais c’est aussi, plus grave encore, s’autoriser à conclure n’importe quoi car [(A) ou (-A)] est toujours vrai, à partir de n’importe quel prédicat (A) vrai ou non. Or en Logique Formelle si de [(A) = Vrai] il est possible de conclure quelque chose, de [(A) = Faux], par définition, on ne peut rien conclure…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c) Le mode d’opposition des contraires prés identifiés :&lt;br /&gt;L’opposition des contraires factuels déjà identifiés, consiste à prendre deux états (par exemple) d’une machine/ être/ système dont on a constaté l’opposition de fait : états d’une être vivant : vivant versus mort, états d’un morceau de bois : sec versus mouillé, etc… pour analyser chacun d’entre eux –démarche légitime-, analyser comment et de quelle manière ils sont en contradiction et en opposition. On en tire alors une conclusion qui n’est pas la tautologie stérile n’apportant strictement aucune information « un être vivant doit, certes, être vivant ou bien mort » un peu à la manière d’un M. Jourdain de Molière, mais qui est plutôt une mise en exergue, un éclairage, de cette opposition, comme un Leibniz faisant le tour complet d’une ville pour la voir des deux côtés opposés avant d’y rentrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces trois modes si souvent confondus étant précisés, il devient alors possible de clarifier le positionnent de la Dialectique par rapport à la Systémique :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;li&gt;Le mode méthodologique, peut ne pas être opposé à la Systémique s’il est utilisé par un… non dialecticien. Tout comme une certaine réduction du réel, le découpage conscient d’un sous-système dans ce que l’on croit être le réel, peut être utilisé par un non cartésien, c'est-à-dire un chercheur qui ne l’utilisera qu’en tant qu’outil limité et à risques ; ce mode dialectique pourra être utilisé à certaines phases de l’étude, et à certaines phases seulement.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le mode logique par contre est clairement anti-systémique, nous pourrions plus exactement dire : erroné. Résolument contraire à la Logique Formelle –qui, elle, est compatible avec la systémique-, elle permet tous les abus, toutes les dérives de types Lyssenko, ou autres « sciences matérialistes » du communisme. C’est pour cette raison, qu’il convient de ranger le matérialisme dialectique clairement du coté des philosophies opposées à la Systémique, contrairement à la volonté affichée de certains des tenants de ce matérialisme dialectique –comme L. Sève dans « Émergence, Complexité et Dialectique »- en voulant la récupérer à leur profit. En effet la Dialectique est le plus souvent comprise sous le mode logique par ses défenseurs autant que par ses détracteurs.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le mode d’opposition des contraires prés identifiés pourra de même être utilisé par un non dialecticien, dans le seul but de faire le tour leibnizien d’une opposition, par exemple un changement de phase avant/après ce changement et seulement dans ce cadre limité, avec la même prudence aristotélo-vichienne et les mêmes limitations que pour le mode méthodologique.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-8807589648848562804?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/8807589648848562804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=8807589648848562804' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/8807589648848562804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/8807589648848562804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/05/iv-theories-opposees-la-systemique-4.html' title='IV) Théories opposées à la Systémique (4/6)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-3003494201342467040</id><published>2009-05-25T20:30:00.008+02:00</published><updated>2009-05-25T22:07:32.444+02:00</updated><title type='text'>Mise à jour de III-2-1) Aristotélisme - post du 16/11/2008</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Le III-2-1 sur l'aristotélisme a été mis à jour&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/11/iii-thories-apparentes-ou-en-opposition_16.html"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt;voir le message posté le 16 novembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 0, 0); font-weight: bold;" href="http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/11/iii-thories-apparentes-ou-en-opposition_16.html"&gt;.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mise à jour sur la phronesis (prudence) notamment.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-3003494201342467040?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/3003494201342467040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=3003494201342467040' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/3003494201342467040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/3003494201342467040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/05/mise-jour-de-iii-2-1-aristotelisme-post.html' title='Mise à jour de III-2-1) Aristotélisme - post du 16/11/2008'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-2603238645746781209</id><published>2009-05-19T21:19:00.004+02:00</published><updated>2009-08-18T19:04:37.597+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Morin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Connexionnisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Varela'/><title type='text'>IV) Théories opposées à la Systémique (3/6)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;IV-5) Connexionnisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le connexionnisme, se référant aux processus auto-organisationnels, envisage la cognition comme le résultat d'une interaction globale des parties élémentaires d'un système. Ces interactions aboutissant à l’établissement de nouvelles connexions (synapses) dans le cerveau artificiel simulé. Le connexionnisme est utilisé dans une certaine approche des travaux sur l’intelligence artificielle. Des réseaux de neurones artificiels, avec un niveau de neurones traitant les signaux en entrée, et un niveau de neurones en sortie. A ces deux niveaux s’ajoute par insertion un ou plusieurs niveaux intermédiaires. D’autres types de réseaux ont été créés par la suite. Les débats durent encore aujourd’hui pour savoir si des réseaux de neurones artificiels, simulés par ordinateurs de fortes puissances, peuvent un jour parvenir à simuler un cerveau humain et acquérir une conscience. Il est possible que les réseaux de neurones actuels parviennent à un niveau d’efficacité proche d’une partie du cerveau d’un petit insecte. Cependant ces réseaux, même équipés d’un nombre de neurones s’élevant à plusieurs milliers, organisés en plusieurs couches structurées et en interaction, voient leurs performances d’apprentissage plafonner rapidement. Ils ne dépassent pas en performance les systèmes d’intelligence artificiels classiques reposant sur l’introduction directe de connaissances par un programmeur, sans phase d’auto apprentissage comme savent le faire les réseaux de neurones. Le connexionnisme, comme le reste de l’intelligence artificielle, et malgré l’incroyable augmentation des capacités des ordinateurs, a soulevé de très importants espoirs dans les années 50 à 80. L’intérêt du connexionnisme dans notre débat est qu’il utilise indirectement et incomplètement des concepts de la Systémique. Cependant le connexionnisme n’utilise que des neurones artificiels tous identiques et faiblement inter connectés entre eux, lorsqu’on les compare à ceux naturels du cerveau d’un simple mammifère et à plus forte raison d’un être humain. En effet, les neurones naturels savent se spécialiser d’une manière encore très mal connue, et chaque neurone naturel est connecté via les synapses à plusieurs milliers d’autres neurones dont certains peuvent être très éloignés. Les neurones artificiels sont tous identiques et connectés (logiquement, par simulation des réseaux sur ordinateur classique) à un petit nombre d’autres neurones. Enfin, les neurones artificiels sont en interactions linéaires ou quasi-linéaires (par exemple avec deux ou trois états seulement), alors que les neurones naturels sont en interactions non linéaires complexes. On revient ici directement sur une problématique rappelant les définitions vues plus haut : les réseaux artificiels restent compliqués, tandis que les cerveaux naturels relèvent du complexe. Il reste donc un long chemin d’expérimentations et de simulations à parcourir comme on le voit avant de pouvoir trancher. Il faudra en effet des puissances de calculs phénoménales pour parvenir à simuler des réseaux n’approchant que de loin le nombre de neurones, leur diversité, leur organisation et la richesse du nombre d’interconnexions (synapses) par neurones du cerveau humain. Ici le connexionnisme se heurte de plein fouet en réalité aux phénomènes centraux de la Systémique : de l’émergence, de la complexité et surtout de l’éco-auto-ré-organisation des systèmes loin de l’équilibre. Les cerveaux naturels, ont en effet la capacité de s’éco-auto-ré-organiser d’une manière très mal connue des chercheurs, ce qui n’est pas le cas (ou très peu) des réseaux de neurones artificiels. Plus grave encore, le connexionnisme ne semble pas avoir compris ces phénomènes systémiques, et a cherché à avancer sur des concepts analytiques et positivistes en recherchant la solution dans l’augmentation de la puissance de traitement brute des ordinateurs par plus de neurones, plus de connexions, etc. avec des capacités d’auto-organisation nulles, bien qu’étant capables d’une certaine flexibilité ou d’adaptation. Par ailleurs, les règles d’activations des neurones artificiels sont prédéterminées et fixes. Enfin, le connexionnisme suppose un lien, une relation, entre la configuration du réseau de neurones et un « état mental » contestée depuis car non démontrée et relevant d’une approche déterministe voire mécaniste ignorant les principes d’émergence et « d’énaction » de F. Varela où le système ne se contente pas de s’ajuster à son environnement (à ses entrées), mais va s’inventer ses propres nouvelles règles d’actions et sa propre nouvelle cohérence interne : c’est le « re » de l’éco-auto-re-organisation d’E. Morin.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-2603238645746781209?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/2603238645746781209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=2603238645746781209' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/2603238645746781209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/2603238645746781209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/05/theories-opposees-la-systemique-3.html' title='IV) Théories opposées à la Systémique (3/6)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-1845168710717796926</id><published>2009-05-01T14:45:00.008+02:00</published><updated>2009-08-18T19:04:28.405+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Positivisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A. Comte'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Thom'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Platon'/><title type='text'>IV) Théories opposées à la Systémique (2/6)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;IV-3) René Thom et le néo-platonisme&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;René Thom a plus récemment repris et modernisé les concepts de Formes en soutenant, comme Platon, que celles-ci ne pouvaient appartenir qu’à un monde séparé du nôtre. En employant de nombreux exemples, comme ceux donnés par des formes animales identiques au cours des âges géologiques et de l’évolution, il montre que les mêmes formes d’animaux peuvent revenir. Il a bien montré les phénomènes bien réels de bifurcations où un organisme quelconque peut évoluer vers plusieurs voies différentes puis séparées, l’une d’elles étant « choisie » éventuellement à l’issue d’une suite d’événements fortuits. Cette voie « choisie » -ou sélectionnée- donnera alors lieu à une Forme précise qui pourra être suffisamment stable pour durer des millénaires. Par beaucoup de points ce qui a été explicité par René Thom est réutilisable directement par la Systémique, tout comme le réductionnisme, en tant que outil intermédiaire, une étape. Ainsi c’est le cas de la théorie des bifurcations qui permet d’achever de réintégrer l’évolution des Formes –alias structures- que le structuralisme avait tellement eu de mal à traiter. Par contre, par ses positions affichant la nécessité selon lui de « ranger les Formes dans un monde séparé des Idées » (dixit), sous prétexte de la répétition de ces Formes au cours du temps, le met définitivement du côté des (néo) platoniciens.&lt;br /&gt;Cependant, la « théorie des catastrophes » de R. Thom est des plus intéressantes. Elle semble apporter en effet une proposition de solution à la problématique de l’évolution des formes/ structures/ systèmes vues d’un côté comme trop stables et devant pourtant donner lieu à de nouvelles formes/ structures/ systèmes par la suite. Cette théorie explique qu’il y a bien des phases de stabilité, entrecoupées de transitions de phases. Des cassures vont se produire, sur la base d’évènements fortuits, certains disparaissant sans laisser de trace, d’autres se figeant en étant déterminant pour la forme future.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;IV-4) Auguste Comte et le Positivisme&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A. Comte refuse le fait qu’il puisse exister des connaissances à priori, les sciences ne pouvant se faire que sur des observations de la réalité étudiée. C’est une forme de rationalisme poussé à son extrême, voire idéologique, doublé d’un déterminisme absolu, la science étant mesure de toutes choses, devra remplacer à terme les religions. A. Comte y ajoute une vision mécaniste, où tout phénomène peut se ramener à des lois naturelles invariables simples, c’est le réductionnisme positif. Enfin, sont bien sûr rejetés les causes premières ou causes finales aristotéliciennes. On voit donc bien l’opposition radicale avec Aristote mais également la Systémique et la forte parenté avec Descartes. K. Popper a tenté de corriger le Positivisme par le Positivisme Logique. Aujourd’hui le Positivisme de A. Comte est qualifié de Scientisme. Enfin J.L. Le Moigne dans ses différentes œuvres sur le Constructivisme attaque vigoureusement le Positivisme, notamment pour son impact sur l’organisation de l’enseignement, en particulier l’enseignement supérieur, qui tend à donner la priorité absolue aux sciences dites dures (mathématiques, physique, chimie,…) et à considérer les autres (sociologie, psychologie,…) comme secondaires ou même inférieures.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-1845168710717796926?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/1845168710717796926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=1845168710717796926' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/1845168710717796926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/1845168710717796926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/05/iii-theories-apparentees-ou-en.html' title='IV) Théories opposées à la Systémique (2/6)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-8968190896716211477</id><published>2009-04-13T12:16:00.011+02:00</published><updated>2009-10-13T20:30:26.872+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aristote'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réductionnisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Platon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Descartes'/><title type='text'>IV) Théories opposées à la Systémique (1/6)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;span style="color: #ff6600;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;span style="color: #ff6600;"&gt;IV-1) Platon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Platon a développé la théorie de l’Idée indépendante de la réalité accessible à nos sens. Pour Platon il existe un Monde des Idées, déconnecté du Monde d’ici-bas. Le Monde des Idées est immuable, incorruptible, inaccessible. Comment alors pouvons-nous atteindre malgré tout ce monde ? Par réminiscence, l’âme humaine avant de « tomber » dans un corps s’est trouvée dans ce Monde des Idées et a connu celles-ci. Nous nous souvenons de ces Idées en rencontrant ici-bas les êtres ou les objets corruptibles individuels. A notre mort, notre âme retourne dans ce Monde des Idées immuables et incorruptibles.&lt;br /&gt;Aristote, comme indiqué plus haut a repris Platon mais en incluant les Idées de Platon dans une philosophie plus générale permettant de mieux expliquer l’acte de connaissance.&lt;br /&gt;Plusieurs points sont à souligner sur les Idées de Platon :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) Les Idées sont immuables et incorruptibles :&lt;br /&gt;Platon voulait lutter contre les Écoles précédentes –notamment les Épicuriens ou encore l’atomisme de Démocrite- en essayant de définir une base stable absolument nécessaire à tout développement d’une pensée rationnelle : les Idées incorruptibles. Comme sur terre rien n’est, à l’évidence, permanent, il a eu besoin de les mettre dans un monde séparé, le ciel semblant à l’époque le meilleur candidat. Sans cette base stable, point de départ et de référence absolue, il lui semblait impossible de ne rien construire, aucun raisonnement ne pouvant s’épanouir. Pour pouvoir abstraire du réel observé des lois générales, ces lois devaient préexister ailleurs quelque part, l’homme ne faisant que retrouver ces lois, et ne les inventant pas. On remarquera ici en passant la racine du positivisme où il s’agit de découvrir les lois de la nature, du réel donné, et la racine du dualisme cartésien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) Le temps est nié&lt;br /&gt;Cette philosophie a pour effet de nier le temps dans toute abstraction, par définition immuable. C’est l’une des premières manifestations de ce besoin des philosophes puis des scientifiques -notamment modernes- de nier tout effet du temps vu comme une simple dimension supplémentaire, que l’on peut parcourir librement dans les deux sens, en avant ou en arrière comme l’une des trois dimension spatiale. C’est l’un des plus graves défauts de cette philosophie, il faut bien reconnaître que cette négation du temps a lourdement influencée les générations ultérieures de philosophes. Aristote a cherché à réintroduire le temps par sa nouvelle définition des êtres, mélanges intimes de matière et de forme et donc corruptibles contrairement aux formes pures de Platon. De même l’un des plus grands reproches que l’on ait faits au Structuralisme est bien l’absence du temps, les structures étant au moins implicitement présentées comme immuables précisément comme les Idées de Platon. A l’opposé les approches évolutionnistes actuelles ont bien du mal à retrouver une définition précise du concept d’espèce dont les frontières entre elles finissent par paraître de plus en plus floues. Mais n’est-on pas ici en face du phénomène classique d’une frontière qui, dès lors qu’elle est observée de trop près, semble disparaître ? Sur ce point les fractals apportent de très grands progrès dans la nouvelle approche qu’ils permettent de ce problème. Enfin, il faut rappeler la somme toute récente réintroduction de la flèche du temps par la Physique Moderne, qui jusque (et bien après encore) l’arrivée de la Thermodynamique, considérait la flèche du temps comme parfaitement symétrique dans les deux sens. Il faut ici se souvenir des véritables batailles conceptuelles qui ont été livrées pour faire admettre une flèche du temps asymétrique.&lt;br /&gt;c) L’Être-Système est éclaté en deux composantes dissociées&lt;br /&gt;Platon s’est focalisé sur l’être humain pour imager sa philosophie des Idées. L’Âme et le Corps font deux, accidentellement réunis pour l’espace d’une vie, la Matière d’un côté, les Idées de l’autre évoluent dans deux mondes complètement différents. On retrouvera cette idée jusqu’à nos jours, dans l’éternelle opposition matière –et matérialistes- contre idées –et idéalisme-. Ces deux positions seront en permanente apparente opposition, alors qu’elles forment les deux faces de la même philosophie, la philosophie non-systémique. Ceci est l’un des thèmes principaux où se rejoignent Aristote et la Systémique. C’est le thème qu’Aristote a le plus développé contre Platon, en l’attaquant d’ailleurs ouvertement sur ce point. Saint Thomas d’Aquin a cherché à expliciter l’impact de ce point chez Aristote, tout en cherchant à faire admettre Aristote par son époque et en particulier par l’église catholique. La foi chrétienne impose en effet que l’Âme (ici la Forme) doit pouvoir se séparer à nouveau de la matière à la mort d’un homme. Cette séparation doit intervenir d’ailleurs pour les seuls êtres humains, et non les animaux, ce qui n’était pas en l’occurrence la plus petite difficulté à surmonter pour Saint Thomas. Il n’a pas à proprement parlé réussi à surmonter celle-ci puisqu’il fait appel à un miracle systématique à la mort de chaque individu pour expliquer cette séparation insoutenable pour un tenant d’Aristote. Saint Thomas n’hésite pas d’ailleurs à qualifier la mort de « scandale ontologique ». Il est à noter qu’Aristote ne semble pas avoir eu recours à cet artifice et ne semble pas préoccupé par cette question au demeurant purement religieuse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;span style="color: #ff6600;"&gt;IV-2) Descartes (1596-1650) et le Réductionnisme&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Descartes est l’un des plus brillants représentant de cette philosophie « idéaliste-matérialiste ». Lui aussi a éprouvé ce besoin de trouver une base stable à toute raison. Son Cogito est donc la tentative d’établir cette base stable, reposant sur « l’évidence de la chose connue », concept qui est probablement analysé aujourd’hui comme l’un des moins évident qu’il soit possible de trouver. Descartes dit : « &lt;i&gt;la physique se nourrit de la métaphysique en s’appuyant sur l’évidence et la déduction de l’étendue et du mouvement, raison métaphysique qui s’appuie sur le divin&lt;/i&gt; » [DESCARTES, René, 1992]. Deux erreurs simultanées qui ont fondé sa philosophie : l’évidence tirée de la métaphysique, qui relève de la foi la plus pure, et la déduction tirée du mouvement et de l’étendue. Alors que l’on sait avec quelle difficulté nous nous sommes extraits de la croyance Antique que la vitesse -et non l’accélération- était proportionnelle à la force pour le mouvement. De même nous avons vécu avec Einstein et simultanément la Théorie Quantique un bouleversement complet du concept d’étendue. Descartes s’est donc servi de l’idée d’intuition pour lancer sa théorie de table rase, en partant du principe qu’elle était un support extrêmement solide car relevant du sens commun, donné lui-même comme solide et preuve d’une philosophie solide. Naturellement, le sens commun n’est en rien un support solide, car que se passe-t-il si j’affirme que mon sens commun personnel me dicte le contraire de Descartes ? C’est l’argument principal et récurrent de Descartes et aussi son point le plus faible. Enfin, quelle est la valeur de l’intuition et du sens commun d’un parisien à notre époque par rapport à celle d’une personne vivant dans la jungle amazonienne au X° siècle ? Est-elle meilleure ? Inférieur ? Supérieur ? En tous cas certainement pas identiques ! On tombe donc dans le relativisme le plus radical, où toute intuition ou bon sens en vaut un autre, le mien étant naturellement meilleur que celui de mon voisin.&lt;br /&gt;Il a néanmoins défini une méthode analytique toujours utile aujourd’hui. Cette « Méthode Cartésienne » consiste à séparer en autant de petites parts un problème ou un objet d’étude scientifique, c’est la « séparation des variables ». Chaque petit morceau, ou variable, est alors analysé, compris, et il suffit d’avoir analysé chaque morceau pour comprendre l’objet initial. Cette méthode fonctionne lorsque, précisément, l’objet d’étude ne forme pas un système, ou un Être comme aurait pu le dire Aristote. Chaque composant devant alors être suffisamment peu lié aux autres pour que ce découpage à répétition ne porte pas à conséquence. Le problème majeur de la « Méthode Cartésienne » dite encore à juste titre « Réductionnisme » est justement d’avoir ignoré cette condition. Aveuglé par ses succès initiaux bien réels, elle a prétendu s’appliquer partout et sur tous les objets d’études, hors de toute prudence et sans prendre garde à leur complexité interne, considérant que ces objets étaient « simplement » compliqués et non complexes.&lt;br /&gt;Cet aveuglement s’est retrouvé à plusieurs niveaux des sciences, et se trouve lié au problème de la simplification abusive -mais nécessaire à l’époque- du concept de temps, ignorant par la même l’un des facteurs de complexité majeure de monde réel : les systèmes dynamiques dissipatifs en équilibres homéostatiques instables sous un flux d’énergie, loin de l’équilibre statique.&lt;br /&gt;Descartes a par ailleurs, utilisé le concept d’Étendue -symétrique du Cogito- permettant de quantifier le réel et partant de le mathématiser. Ce concept est l’équivalent de celui de Matière chez Platon, et comme lui, est totalement séparé du Cogito et des Idées chez Platon.&lt;br /&gt;Le lien entre Platon et Descartes devient à ce stade évident. Le Cogito est issu directement du « Monde des Idées » car il est pensé comme étant la chose qui reste lorsque l’on a retiré au sujet pensant tout ce qui le faisait homme. C’est donc la pensée pure, détachée d’un corps vu comme vil, voire avilissant. A ce titre Descartes est bien clairement un idéaliste, il appartient en fait avec son Cogito qui s’oppose à l’Étendue, à la même école de pensée « idéaliste-matérialiste » que Platon. Ce retranchement dans le cogito, c’est-à-dire le « je » viens de plus d’un usage inadéquat de ce mot dont l’utilité première est de s’adresser au autres pour se désigner soi-même, et non comme le pivot de toute une philosophie. Pour terminer sur le Cogito, qui peut garantir à la lumière de la psychologie moderne et des neurosciences en quoi il est une base connue, connaissable, et stable ? Car s’auto désigner n’est-ce pas se prendre comme objet de connaissance, à la fois sujet et objet or l’être humain n’est-il pas l’un des objets les plus complexes qu’il soit ?&lt;br /&gt;En matière d’épistémologie, Descartes a soutenu la méthode de bon sens/déduction/ analyse/synthèse, c’est le propre de la méthode réductionniste. Chez lui, l’intuition correspondait à une donnée sûre car « évidente », et communiquée par Dieu. La psychologie moderne a parfaitement démontré le caractère accidentel, non-raisonné et hasardeux que représente l’intuition, assimilable aux mutations génétiques pour l’évolution. L’intuition n’est « rien de plus » qu’un fournisseur de nouvelles idées, possibles théories, mais elles ne sont pas pour autant vraies automatiquement et pour le moins non évidentes. Karl Popper a démontré que le caractère d’évidence d’une idée ou d’une théorie n’était qu’une illusion, issue d’un effet de la formation, de la culture ou de des habitudes acquises par l’individu. Une idée semblant évidente à un individu dans une région donnée ou à une époque donnée, semblera complètement étrangère à un autre. Ainsi l’idée de platitude de la terre a semblée pour beaucoup évidente en Europe pendant de nombreux siècle alors qu’elle était fausse. Enfin, comment atteindre les niveaux du Réel éloignés de nous, vers le microscopique quantique ou le macroscopique relativiste, par l’intuition et l’évidence de la chose donnée, c’est à dire au seul niveau de la vie quotidienne ?&lt;br /&gt;Un autre grand représentant du Réductionnisme est bien sûr Laplace. L’idéologie scientiste s’exprime parfaitement dans cette citation de : « &lt;i&gt;Une intelligence qui, pour un instant donné, connaîtrait toutes les forces dont la nature est animée et la situation respective des êtres qui la composent, si d'ailleurs elle était assez vaste pour soumettre toutes ces données à l'analyse, embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l'univers et ceux du plus léger atome : rien ne serait incertain pour elle, et l'avenir, comme le passé, serait présent à ses yeux&lt;/i&gt;» [LAPLACE, Pierre-Simon, 1814]. La Théorie Quantique, toujours citée dans ce cas, a démoli cette position. Mais on est tenté de trouver pire encore dans la découverte plus récente et très à la mode des phénomènes chaotiques, qui n’ont nul besoin d’avoir recours à l’incertitude quantique pour démontrer que la sensibilité aux conditions initiales de la plupart des systèmes, même les plus simples et qui semblaient les moins problématiques, ne suivent pas ce rêve de Laplace.&lt;br /&gt;Enfin Descartes s'oppose aussi à Aristote, JB Vico et aux Constructivistes actuels sur l'un de ses grands thèmes : le doute. D'aucuns croient pouvoir rapprocher le doute cartésien de la prudence d'Aristote et JB Vico, alors qu'il s'agit d'approches, de méthodologies, opposées. En effet le doute cartésien est une attitude du chercheur, personnelle et permanente, alors que la prudence est une méthode, faisant appel au dialogue, à la dialogique, entre sages acceptant de se remettre en question, et d'adopter plusieurs points de vues. De plus le doute est censé s'arrêter lorsque le chercheur est arrivé à un tel niveau décomposition, de réduction, du réel, qu'alors « l'évidence s'impose » sans aucun doute. Comme déjà traité ici, le critère d'évidence est moins que solide, complètement contestable car dépendant totalement de la personnalité de chacun. Le danger étant ici d'acquérir une certitude par suite de cette rétrospection interne, alors que rien n'indique que son voisin, ou un autre individu avec une autre culture ou à une autre époque n'aura pas la conviction de l'évidence inverse... Au contraire la prudence s'exerce en groupe, qui recherche sciemment une vérité qu'ils savent approchée et sujette à caution, issue d'un dialogue éventuellement long entre sages.&lt;br /&gt;Le dernier point soutenu par Descartes et le Réductionnisme est le dualisme, c'est-à-dire la séparation de l’esprit et de la matière, typiquement platonicienne, dont Descartes conclu la séparation complète entre le chercheur/observateur et l’objet étudié. Sans avoir recours à la Théorie Quantique où l’acte de mesurer influe sur la particule mesurée, on ne peut ignorer plusieurs aspects du couple observateur - observé :&lt;br /&gt;· l’observateur n’est pas neutre et n’a pas un esprit vide (réfutation de la tabula rasa),&lt;br /&gt;· l’observateur décide de ce qu’il va observer, il n’étudie pas quelque chose au hasard, il va donc découper dans le réel ce qu’il va souhaiter observer, comme on l’a déjà vu,&lt;br /&gt;· l’observateur fait partie du monde réel, la systémique tiendra compte –ce que ne fait pas Descartes- du système « complet » (observateur + objet observé), l’objet observé étudié étant ici un sous-système arbitrairement découpé dans le réel. L’observateur doit donc tenir compte du fait qu’il n’est pas extérieur à l’objet observé, mais qu’il fait partie du système (observateur + observé) qu’il est donc en train d’étudier de l’intérieur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-8968190896716211477?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/8968190896716211477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=8968190896716211477' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/8968190896716211477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/8968190896716211477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/04/iii-theories-apparentees-ou-en.html' title='IV) Théories opposées à la Systémique (1/6)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-6235351039257243955</id><published>2009-03-29T14:50:00.008+02:00</published><updated>2009-08-24T10:19:14.138+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Morin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Spinoza'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Moigne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bachelard'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Constructivisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Von Glazersfeld'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Piaget'/><title type='text'>III) Théories alliées à la Systémique  (9/9)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;III-2-13) Le Constructivisme&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le Constructivisme n’est pas à proprement parlé apparenté à la Systémique,… puisqu’il serait plus approprié de dire qu’il en descend, qu’il l’utilise pour aller au-delà et en tirer les leçons adéquates en terme d’épistémologie. Le terme a été forgé entre autres par J.L. Le Moigne et le concept a été développé au cours des années 90-2000. Il a été en quelque sorte co-développé avec E. Morin à travers ses ouvrages « La méthode » en plusieurs tomes et autres œuvres et plus spécifiquement l’association MCX-APC (Modélisations Complexes – Association pour la Pensée Complexe). Le Constructivisme soutien –comme le dit Bachelard- que « rien n’est donné, tout est construit ». Une théorie scientifique est relative à son époque, son paradigme (T. Kuhn), elle provient d’une construction de l’esprit qui tente d’expliquer une partie du réel. On retrouve à nouveau cette idée de la Systémique de découpe arbitraire et à risques du réel, car venant d’un choix, d’un point de vue, du chercheur. Le Constructivisme est en opposition complète avec Descartes bien sûr et avec l’ensemble du Positivisme. Il s’attaque à l’ensemble de la complexité du réel et l’accepte, en refusant le découpage analytique cher à Descartes. Il utilise délibérément un ou des modèles dans le but de « comprendre » la chose étudiée, tout en étant conscient de l’interaction qui existe entre le chercheur et l’objet d’étude. En accord avec K. Popper, pour le Constructivisme, il n’y a pas de Vérité absolue (avec « V » majuscule), mais des vérités relatives, momentanées et en évolution. Ainsi, K. Popper écrit : « &lt;em&gt;C’est toujours nous qui formulons les questions à poser à la nature ; c’est nous qui sans relâche essayons de poser ces questions de manière à obtenir un « oui » ou un « non » ferme. Car la nature ne donne de réponse que si on l’en presse. &lt;/em&gt;» [POPPER Karl, 1978, p 286]. A ce titre l’expérimentation scientifique, si chère à A. Comte et considérée comme un référentiel absolu, est vue ici comme un outil parmi d’autres –tout comme par exemple les modèles- à prendre avec précaution, dont les résultats ne sont pas toujours (rarement par exemple en sciences sociales) reproductibles. Ses résultats sont sujets à interprétations par le chercheur qui va donc devoir décider s’ils confirment ou non sa théorie. Celui-ci rentre donc encore plus profondément alors en interaction avec la chose étudiée… La recherche devient projet (projective) : « tout est méthode, et le chemin se construit en marchant » (A. Machado).&lt;br /&gt;Le Constructivisme s’exprime sous trois facettes : le relationnel (ou dialectique) de J. Piaget, le projectif (ou téléologique) de J.-L. Le Moigne et le radical (ou phénoménologique) de E. von Glazersfeld :&lt;br /&gt;· Le relationnel a donné lieu à de nombreux développements dans le monde de l’éducation. Il montre que l’enfant développe par construction progressive ses capacités cognitives et qu’il redécouvre certains concepts (présence/absence, nombre, existence d’un objet même lorsqu’il est caché) « universels » par reconstruction spontanée. Le langage apparaît au même âge en s’appuyant sur ces mécanismes.&lt;br /&gt;Il est aussi nommé « épistémologie génétique » car il montre que l’enfant, dans sa construction progressive des concepts, ne part pas de rien, mais démarre d’une base qui semble être propre à l’être humain (et peut-être à d’autres espèces du moins en partie : primates, dauphins,…) : une base génétique, appelée les schèmes. Ce Constructivisme rejoint par conséquent Kant et ses connaissances « à priori ».&lt;br /&gt;· Le projectif soutien que tout sujet est projet, qu’il a un but, un objectif. Il faut par conséquent l’étudier non en fonction de sa seule organisation (synchronique) mais aussi de son projet, de sa fonction en fonction de ses buts téléologiques (diachronique). Il s’agit en somme pour reprendre la Systémique de trouver ses équifinalités. Cette approche rejoint clairement Spinoza lorsqu’il explique à Blyenbergh en (III-2-3) ce que j’appelle ici la Forme spatio-temporelle, et ben sûr Aristote.&lt;br /&gt;· Le radical s’intéresse particulièrement à la construction de l’esprit (du chercheur), c’est le « rien n’est donné, tout est construit » de Bachelard. Sans être anti-Kantien par nature, il minimise le fait qu’il puisse exister quoi que ce soit « à priori » au départ, se rapprochement curieusement de la « tabula rasa » de Descartes… en voulant rejeter l’ontologisme. Cette position est quelque peu opposée aux deux autres, qui bien au contraire, soutiennent que si tout est construit, tout se construit à partir de quelque chose, et plus précisément de systèmes préexistants, structures originelles, structure cervicales innées, culture, croyance conscientes ou inconscientes du chercheur, capacités intellectuelles différentes,…. Le radical rejette ainsi l'idée du « réel voilé » de B. d'Espagnat, non pas qu'il nie véritablement que le réel existe, mais plutôt qu'il part du principe que tout se passe « comme si » le réel n'existait pas. Tout -d'où le nom de radical- est alors construit dans l'esprit du chercheur, le réel tel qu'il le conçoit, son esprit et aussi l'action de son esprit sur le réel et vis versa. Par conséquent ce Constructivisme se rapproche -involontairement- d’une forme d’idéalisme. Cependant ce Constructivisme ne peut en aucune manière se faire cataloguer comme plato-cartésien pour autant car il est clairement parent des deux précédents et est souvent cités par eux. L’apport de cette position est, par prudence toute vichienne, de s’abstenir de prendre un à priori ontologique sur le réel et de ne considérer l’existence de systèmes que dans les modèles créés par le chercheur sans en conclure l’existence d’être-systèmes dans ce réel comme le ferait Aristote. En somme le Constructivisme radical est une théorie du savoir et non de l’être.&lt;br /&gt;L’ensemble des Constructivismes se retrouvent dans le fait que le but est non pas d’étudier le réel donné indépendant de l’observateur comme le veut le positivisme, c’est le dualisme cartésien, mais de construire des modèles dont on tirera des simulations dans le cadre d’un projet, d’une conception, d’un ingénium pro actif. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-6235351039257243955?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/6235351039257243955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=6235351039257243955' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/6235351039257243955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/6235351039257243955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/03/iii-theories-apparentees-ou-en_29.html' title='III) Théories alliées à la Systémique  (9/9)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-6672709643951260984</id><published>2009-03-08T17:46:00.009+01:00</published><updated>2009-05-19T21:06:29.191+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aristote'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Korzybsky'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kuhn'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Descartes'/><title type='text'>III) Théories alliées à la Systémique (8/9)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;III-2-10) Thomas Kuhn  et la structure des révolutions scientifiques&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est -après Karl Popper- Thomas Kuhn qui a contribué à « finaliser » les théories exposées dans le paragraphe précédent en explicitant le concept de paradigme scientifique. Ceci est à rapprocher de l’équivalent logique de l’espèce chez Darwin. T. Kuhn a bien décrit la boucle de rétroaction existant entre l’apparition d’une nouvelle théorie scientifique résistante aux tests, devenant peu à peu le nouveau paradigme implicite accepté par toute la communauté, et modifiant par retour l’environnement scientifique (boucle de rétroaction d’éco-auto-ré-organisation). Ce paradigme nouveau peut à son tour devenir un obstacle au développement et à l’extension d’une nouvelle théorie – même résistante aux tests expérimentaux – et « meilleure » que les théories précédentes. Pour continuer sur l’analogie darwinienne, comme un environnement qui tarderait à changer sous l’influence d’une nouvelle espèce tendant à le modifier. Ainsi, l’atmosphère de la terre à mis des millions d’années à s’enrichir en oxygène sous l’effet des nouvelles espèces vivantes qu’on été les végétaux. De même, les milieux scientifiques ont mis un demi-siècle à intégrer véritablement les théories quantiques (et la relativité générale) car elles heurtaient trop violemment le « bon sens » newtonien des scientifiques du début du XX° siècle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;III-2-11) Alfred Korzybsky et la Sémantique Générale&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Korzybsky a écrit deux ouvrages intitulés « Sémantique Générale » en 1933 et « Science and Sanity » et il a produit plusieurs articles entre 1920 et 1950. Il a construit un système présenté comme non-aristotélicien dans le but de créer une rupture dans l’esprit des lecteurs. Aristote étant pour A. Korzybsky le prototype même d’un état d’esprit rigide et ignorant. Son système pourrait plutôt se présenter aujourd’hui comme non-sens commun ou anti-sens commun. Ses attaques contre Aristote ont souvent été mal comprises. Ce que voulait signifier A. Korzybsky, c’est que son approche allait au delà des approches aristotéliciennes, non pas qu’elles soient fausses, mais en les englobant, comme la Relativité Générale va au delà de Newton. Il voulait aussi secouer la rigidité dans laquelle étaient tombés beaucoup de philosophes par le cartésiano-positivisme se réclamant d’Aristote, en ne retenant de lui que les syllogismes.&lt;br /&gt;Pour A. Korzybsky, il faut retenir trois préceptes de base si l’on veut garder un esprit sain face au monde au réel tel qu’il est. Ceux-ci peuvent être donnés par analogie avec la relation entre une carte et le territoire :&lt;br /&gt;1.    Une carte n'est pas le territoire.&lt;br /&gt;2.    Une carte ne représente pas tout le territoire.&lt;br /&gt;3.    Une carte est auto-réflexive en ce sens qu'une carte 'idéale' devrait inclure une carte de la carte, etc., indéfiniment.&lt;br /&gt;Appliqué à la vie courante et au langage, cela donne :&lt;br /&gt;1.    Un mot n'est pas ce qu'il représente.&lt;br /&gt;2.    Un mot ne représente pas tous les 'faits', etc.&lt;br /&gt;3.    Le langage est auto-réflexif en ce sens que nous pouvons l'utiliser pour parler à propos du langage (concept typiquement Systémique et Constructiviste).&lt;br /&gt;On retrouve bien là un certain nombre de concepts systémiques tels que les niveaux, la réflexivité et l’auto-réflexivité, la nécessité des démarches d’abstraction conscientes, la modélisation (la carte), ou les boucles de rétroactions. Comme la Systémique, elle peut être vue comme une méthode de travail utilisable dans tous les travaux scientifiques (ou non), comme une méta-méthode. Elle s’oppose clairement à Descartes, autre inventeur d’une méta-méthode, car A. Korzybsky insiste souvent et clairement sur le fait que l’on ne peut se contenter de séparer le réel en petites pièces facilement analysables pour tout connaître, mais qu’il faut tenir compte du fait que le tout est supérieur aux parties : « le système nerveux humain comme-un-tout », concept typiquement aristotélicien ! Notamment pour lui, la formulation d'un système général, fondée sur les méthodes physico-mathématiques d'ordre, de relation, etc., permet d’édifier un système qui rendrait possible des évaluations appropriées et, par conséquent, une prédictibilité du réel.&lt;br /&gt;Enfin A. Korzybsky doit absolument être rapproché de T. Kuhn car il est clair qu’une nouvelle théorie scientifique qui réussit à s’imposer en devenant un paradigme, finira par devenir le monde réel aux yeux des scientifiques, et au-delà. Ainsi le paradigme se met à échapper au premier précepte sanitaire d’A. Korzybsky : « une carte n'est pas le territoire », ou si l’on préfère le paradigme n’est pas la réalité ! A titre d’exemple, le paradigme cartésien fait croire à la plupart des gens -bien au-delà des seuls scientifiques- que le monde réel pourra bel et bien être découpé en petites parties sans problème. Ou bien, le paradigme newtonien fera croire au public qu’une loi locale demeurera vraie à grande échelle sans aucune remise en cause, approche clairement non-systémique par ignorance notamment du concept d’émergence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;III-2-12) Gestaltisme (ou théorie de la forme “Gestalt-théorie”)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Théorie de la psychologie moderne, issue des travaux de Wertheimer (1880), qui conçoit l’étude des systèmes psychiques ou physiques selon une approche structuraliste. Elle considère les phénomènes dans leur totalité, sans tenir compte des éléments isolables et sans signification hors de cet ensemble organisé. Cette théorie a d’abord été appliquée aux processus perceptifs, organisés en formes qui suivent des lois spécifiques :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;lois d’homogénéité de l’objet, de proximité ou de similitude, dont les variations peuvent renforcer ou amoindrir la portée du stimulus et de ses effets. Constance de la forme qui est résistante à son changement, par un effet de mémoire de la forme réelle sur celle qui est perçue ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;lois de la relation figure-fond, prégnance de la « bonne forme », forme privilégiée, régulière ou symétrique. Cette théorie suppose les mécanismes l’individualisation des objets dans un champ, de leur action réciproque et des interactions entre les deux, des rapports entre la réponse perceptive et la stimulation. Elle s’est étendue à de nombreux domaines psychologiques et à la médecine. Le Gestaltisme est lié au Connexionnisme au sens où l’ayant précédé, il n’a pu utiliser la puissance de l’électronique moderne qui a permis de vérifier où d’infirmer beaucoup de thèses du Gestaltisme. Par exemple celui-ci prédisait un mode d’analyse/perception d’images qui a pu être vérifié (simulé) avec certains réseaux de neurones artificiels beaucoup plus tard. Dans la pratique aujourd’hui, cette théorie se retrouve dans les algorithmes de reconnaissance de formes, de visages (biométrique), de configurations de courbes pathologiques par exemple en cardiologie, etc.…&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-6672709643951260984?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/6672709643951260984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=6672709643951260984' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/6672709643951260984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/6672709643951260984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/03/iii-theories-apparentees-ou-en.html' title='III) Théories alliées à la Systémique (8/9)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-315863364829307491</id><published>2009-02-08T12:04:00.014+01:00</published><updated>2009-05-19T21:10:16.600+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Popper'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Darwin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kuhn'/><title type='text'>III) Théories alliées à la Systémqiue (7/9)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;III-2-9)  Comparatif Darwin versus Popper+Kuhn:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Tableau comparatif de la « théorie de l’évolution des espèces des théories scientifiques » de Popper+Kuhn avec la théorie de l’évolution des espèces vivantes de Darwin :&lt;/p&gt; &lt;table style="page-break-before: always;" width="598" border="1" bordercolor="#000000" cellpadding="5" cellspacing="0"&gt;  &lt;col width="98"&gt;  &lt;col width="200"&gt;  &lt;col width="300"&gt;  &lt;tbody&gt;&lt;tr valign="top"&gt;   &lt;td width="98" bgcolor="#c0c0c0"&gt;    &lt;p lang="de-DE"&gt;Item&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="200" bgcolor="#c0c0c0"&gt;    &lt;p lang="de-DE"&gt;Darwin&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="300" bgcolor="#c0c0c0"&gt;    &lt;p lang="de-DE"&gt;Popper+Kuhn&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr valign="top"&gt;   &lt;td width="98"&gt;    &lt;p&gt;Le sujet&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="103"&gt;    &lt;p&gt;l’espèce vivante&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="198"&gt;    &lt;p&gt;la théorie scientifique&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr valign="top"&gt;   &lt;td width="98"&gt;    &lt;p&gt;Environnement&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="103"&gt;    &lt;p&gt;naturel des espèces vivantes&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="198"&gt;    &lt;p&gt;milieux ou écoles scientifique, universités, laboratoires&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr valign="top"&gt;   &lt;td width="98"&gt;    &lt;p&gt;Niche&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="103"&gt;    &lt;p&gt;écologique&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="198"&gt;    &lt;p&gt;secteur scientifique&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr valign="top"&gt;   &lt;td width="98"&gt;    &lt;p&gt;Apparition&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="103"&gt;    &lt;p&gt;de nouvelles espèces&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="198"&gt;    &lt;p&gt;de nouvelles théories scientifiques&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr valign="top"&gt;   &lt;td width="98"&gt;    &lt;p&gt;Moteur du changement&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="103"&gt;    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;mutations génétiques accidentelles&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;(néo-darwinisme)&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="198"&gt;    &lt;p&gt;idées, rêves, réflexions conscientes ou inconscientes et    accidentelles, analogies plus ou moins valides d’un ou plusieurs    chercheurs&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr valign="top"&gt;   &lt;td width="98"&gt;    &lt;p&gt;Compétition&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="103"&gt;    &lt;p&gt;pour une niche écologique&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="198"&gt;    &lt;p&gt;entre théories scientifiques contradictoires sur un même    secteur scientifique&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr valign="top"&gt;   &lt;td width="98"&gt;    &lt;p&gt;Sélection&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="103"&gt;    &lt;p&gt;l’espèce la plus apte pour une niche écologique donnée à    un instant donné&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="198"&gt;    &lt;p&gt;la théorie qui n’a pas (encore) été démontrée fausse sur    un sujet donné (avec les instruments de mesure et/ou les moyens    de l’époque)&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr valign="top"&gt;   &lt;td width="98"&gt;    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Rétroaction&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;le « re » de éco-auto-re-organisation&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="103"&gt;    &lt;p&gt;des espèces sur leur environnement en contribuant à le    changer&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td width="198"&gt;    &lt;p&gt;des théories sur le niveau de connaissance global des    scientifiques et leur capacité en retour à accepter de nouvelles    théories puis à en imaginer d’autres…&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Karl Popper croit régler son compte à l’induction, qui n’a plus aucune valeur d’intérêt à ses yeux. Pour Popper, savoir comment une hypothèse nouvelle apparaît n’est pas le plus intéressant. Cela n’est pas plus intéressant que la vie privée d’un grand scientifique ou philosophe. Ce qui est intéressant –et donne à l’hypothèse son statut de scientifique- est de savoir si elle peut être intrinsèquement sujette à réfutation. C’est pourquoi l’empirisme s’oppose au rationalisme chez Popper. On verra plus loin cependant que l’induction ne peut pas être méprisée ainsi non plus car elle est -comme décrit plus haut- créatrice de nouvelles idées alimentant le « générateur » de nouvelles théories. On retrouve ici une analogie avec Darwin où les mutations génétiques accidentelles alimentent le « générateur » de nouvelles espèces. Sur ce point des études ont montrés que certaines conditions culturelles, sociétales ou sociologiques doivent être réunies pour que ce « générateur » de nouvelles théories se mette en place pour faire démarrer le progrès scientifique. Cela n’a pas été toujours le cas en Europe, il s’est produit vers le XVI° siècle, et ne se produit pas encore de nos jours dans certaines régions de monde.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-315863364829307491?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/315863364829307491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=315863364829307491' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/315863364829307491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/315863364829307491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/02/iii-theories-apparentees-ou-en.html' title='III) Théories alliées à la Systémqiue (7/9)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-9009792790202967527</id><published>2009-01-17T14:20:00.013+01:00</published><updated>2009-05-19T21:14:44.118+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gödel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Popper'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Moigne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kuhn'/><title type='text'>III) Théories alliées à la Systémique (6/9)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;III-2-8) Karl Popper et le Positivisme Logique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Certes Mark Blaug a écrit un article au titre provocant : « Pourquoi je ne suis pas un constructiviste. Confession d’un poppérien non repentant », auquel J.L. Le Moigne a dû répondre par son livre « Pourquoi je suis un constructiviste non repentant »… K. Popper peut donc être classé par certains comme anti-systémiste et anti- constructiviste. Cependant il a tenté de mettre sur pied une méthode pertinente dans ses aspects méthodologiques dans le but de tester les théories. Bien qu’un certain nombre d’aspects de sa philosophie s’opposent à la Systémique, il est bon de conserver ceux qui lui sont utiles. K. Popper -en s’appuyant sur David Hume- a voulu montrer quels étaient les critères définissant la science de la non-science, ces critères sont qualifiés de critères de démarcation. En cela, il s’est opposé au Cercle de Vienne (Schlick, Carnap, Hahn, Neurath, etc…) et à leurs théories connues sous le nom de Positivisme Logique.&lt;br /&gt;Le Positivisme Logique est un Positivisme corrigé de ses excès, car devenu idéologique voir mystique avec A. Comte. Le Positivisme Logique est résolument réductionniste et vérificationniste. Il est réductionniste car –comme le Positivisme- il est analytique et cartésien. Il est vérificationniste car il affirme comme critère de démarcation entre science et non-science que l’on doit pouvoir vérifier, c'est-à-dire reproduire à tout moment, une expérience pour vérifier que l’on obtient bien à nouveau sous les mêmes conditions, les mêmes résultats. On peut alors en déduire qu’une loi scientifique existe.&lt;br /&gt;Pour K. Popper, ce critère vérificationniste trouve ses limites dans l’impossibilité –au contraire- d’affirmer qu’une théorie est scientifique ou non, et même d’affirmer qu’elle est vraie ou non, même après un très grand nombre d’expériences répétées confirmant le résultat attendu. Il faut donc trouver un autre critère que celui-ci, car il est sinon toujours possible –même pour des théories clairement admises comme non scientifique de trouver des cas où un test (une « expérience ») se révélerait positif, ou bien pourrait toujours être affirmé comme tel en ne retenant que les cas qui ont « marchés » : graphologie, astrologie,… En fait, une théorie est scientifique lorsqu’elle se donne les moyens intrinsèquement d’être démontrée fausse si jamais il s’avère qu’elle l’est. A l’inverse, on ne peut jamais démontrer qu’une théorie scientifique est vraie. Ainsi une théorie scientifique offrira d’emblée les moyens de la tester, de la soumettre à un certain nombre de tests expérimentaux, afin de démontrer qu’elle est fausse (si elle l’est) : c’est le concept traduit à tort en français de « falsification de la théorie », et qu’il est plus propre de traduire par « réfutabilité de la théorie ». Karl Popper insiste sur le fait que ce n’est pas parce qu’une théorie a passé avec succès cent tests de réfutations qu’elle pourra être considérée comme vraie, ce que le grand public a souvent tendance à croire. Une théorie pourra aussi être considérée à tort comme vraie parce qu’elle a passé avec succès un certain nombre (voire un grand nombre) de tests expérimentaux effectués avec une certaine précision due aux outils de mesure de l’époque. Mais elle pourra être mise ensuite en défaut par le même test effectué ultérieurement avec des instruments plus précis, ou bien en tombant sur un cas de figure différent. Par exemple la théorie de la gravitation de Newton est « vraie » avec la précision des instruments de mesure de la fin du XVIII° siècle. Elle s’est révélée fausse dans l’absolu, avec la précision plus élevée des instruments du XX° siècle, lorsque les effets relativistes de la théorie d’Einstein ont pu être mis en évidences. Il est maintenant admis -par seule commodité- de dire que la théorie de Newton est « vraie avec X% de marge d’erreur, ou d’approximation », mais cette approche doit absolument être rejetée. De même, la théorie d’Einstein pourra –toujours par abus de langage- être vue comme « plus juste » que celle de Newton car vraie avec une marge d’erreur inférieure. Attention, cette notion de « vérité d’une théorie » a été approfondi par ailleurs, notamment par le Constructivisme, et il n’est pas question ici de soutenir qu’Einstein est simplement plus exact que Newton, car on a bien assisté avec la Théorie de la Relativité à l’apparition d’un nouveau paradigme –au sens de Th. Kuhn- scientifique et épistémologique par rapport à la théorie de Newton. On rejoint ici le concept de théorie d’Einstein plus « forte » (au sens de Gödel) que la théorie de Newton. En effet la théorie de Newton peut être définie comme un sous-ensemble de la théorie d’Einstein, pour ne pas dire un sous-système. Une fois de plus, cela n’enlève rien au fait que la Théorie de la Relativité d’Einstein fait appel à des concepts et des outils mathématiques qui n’existent pas chez Newton.&lt;br /&gt;Dans une deuxième étape, Karl Popper est allé plus loin en contrant à nouveau les thèses du Cercle de Vienne munis de ses critères de démarcation, en montrant que la genèse (l’induction) des théories scientifique ne présentait aucun intérêt d’étude. Ce qui était important était ce régime de création/tests/réfutation/modification ou création d’une nouvelle théorie/tests… à nouveau. Il a montré, que ces vagues successives de théorie plus ou moins en ruptures les unes avec les autres dans le temps, constituaient autant de paradigmes (mis en exergue par Th. Kuhn) qui se succédaient. Cette mise en lumière de la vraie genèse des théories scientifiques est due à cette boucle de rétroaction entre l’apparition aléatoire des idées à l’origine des théories -la fameuse pomme de Newton !- et cette possibilité de les tester et d’en démontrer ou non leur fausseté (les réfuter). On perçoit bien l’analogie complète entre cette sélection artificielle -parce que faite par les hommes- et la sélection naturelle des espèces vivantes chez Darwin. On voit immédiatement aussi l’esprit -involontairement- systémique de cette « théorie de l’évolution des espèces des théories scientifiques ». Ceci explique la capacité à survivre à très long terme des théories non scientifiques : astrologie, religions, idéologies, homéopathie, etc.… car elles ne sont pas soumises à cette véritable pression de sélection naturelle par un environnement scientifique comme le sont les théories réellement scientifiques.&lt;br /&gt;Enfin, K. Popper a apporté une dernière amélioration à ses théories en admettant qu’une théorie pouvait être plus ou moins corroborée. Ceci est une tentative de réponse aux critiques qui soulignaient le fait que certaines théories pourtant authentiquement scientifiques ne pourraient jamais être réfutées. En effet, toute théorie reposant sur une affirmation d’existence positive, comme par exemple : « il peut exister des cas de transmission de grippe aviaire à l’homme » ne pourra jamais être réfutée, car si ce cas ne s’est jamais produit, rien ne nous dit qu’il ne produira pas demain. C’est en quelque sorte l’inverse des théories reposant sur une généralisation (par induction) comme l’exemple connu « Tous les corbeau sont noirs » où il suffit de trouver un cas et un seul de corbeau d’une autre couleur pour réfuter la théorie au sens de Popper. En résumé, Popper s’applique aux théories reposant sur une proposition de type « Tous … », ou « Quelque soit … ». Mais ne s’applique pas à « Il existe au moins un cas de… ». En somme, les théories d’existence peuvent être corroborées négativement par la constatation qu’en dépit des nombreux cas vérifiés, aucun cas comme celui-ci n’a encore été rencontré, mais ces théories ne peuvent être réfutées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tableau synoptique corroborations/réfutations possibles :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt;&lt;/div&gt;&lt;table style="margin-left: 0px; margin-right: 0px; text-align: left;" width="700" border="1" cellpadding="7" cellspacing="0"&gt;&lt;colgroup&gt;&lt;col width="85"&gt;&lt;col width="220"&gt;&lt;col width="220"&gt;&lt;/colgroup&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="85" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Type de théorie&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="220" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Réfutation&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="220" bgcolor="#c0c0c0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Corroboration&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="85"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;b&gt;« Quelque soit le cas… »&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;b&gt;ou « Tous les… »&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="220"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Possible&lt;/b&gt; :&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;Trouver un seul cas contraire.&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;Mais encore faut-il que les tests soient possibles en pratique (sociologie…), même s’ils sont possibles en théorie (un protocole de test est imaginable mais non réalisable en pratique).&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="220"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Possible&lt;/b&gt; (statistique) :&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;Vérifier N cas confirmant la proposition (position de départ du Cercle de Vienne : le vérificationnisme). Mais rien ne dit qu’elle ne sera pas réfutée demain par un cas unique contraire.&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="85"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;b&gt;« Il existe un cas… »&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;b&gt;ou &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;b&gt;« Il peut exister un cas… » &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="220"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Impossible&lt;/b&gt; :&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;Vérifier N cas où la non-existence est confirmée ne réfute pas la proposition car le cas contraire confirmant le « il existe …» peut arriver demain.&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="220"&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Possible&lt;/b&gt; (absolu) :&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;Il suffit de trouver un cas confirmant ce « il existe… ». Mais encore faut-il que les tests soient possibles en pratique (sociologie…), même s’ils sont possibles en théorie (un protocole de test est imaginable mais non réalisable en pratique). &lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;K. Popper est donc à la fois opposé à la Systémique, par son côté encore réductionniste, mais aussi sur sa position –non mentionnée ici- sur le dualisme Corps-Âme très cartésienne. Il rejoint en même temps la Systémique par ses critères de démarcations basés sur la réfutabilité des théories (les modèles et les simulations qui en sont tirées pour la Systémique) et sa lutte contre le Positivisme « classique » d’A. Comte et le Positivisme Logique du Cercle de Vienne.&lt;br /&gt;Il apparaît aujourd’hui qu’il nous manque un Popper de la Systémique et du Constructivisme. Une piste d’approche sur ce point pourrait être de considérer comme scientifique les cas où un modèle construit par le chercheur accepte d’être en position d’être réfuté par une ou plusieurs simulations basées ou tirées de ce modèle. Si l’une de ces simulations montre un comportement présentant un écart « trop » important par rapport au comportement de l’objet réel, ce modèle devra être abandonné ou au minimum modifié. Le « trop » est ici à définir en fonction des instruments de mesures disponibles, du projet du modèle (naturellement) et de la découpe (est-elle pertinente ?) de l’objet étudié dans le réel. Dans cette approche l’astrologie reste effectivement classée comme non scientifique, par contre l’économie, l’architecture, et la sociologie rejetées par le positivisme pourraient être acceptée comme scientifiques. Le Constructivisme parle en effet aujourd’hui de la viabilité ou non des modèles, concept fort proche de celui de la vérification des théories du Positivisme avant K .Popper. Ce qu’il faudrait évoquer serait plutôt un concept de modèle réfutable « viable sous réserve jusqu’à preuve du contraire », en étant conscient que, de toutes façon, le modèle ne corresponds jamais à la réalité mais peut seulement la simuler plus ou moins fidèlement car « la carte n’est pas le territoire » (A. Korzybsky). L’intérêt de cette approche est de lever le problème des théories « il existe » décrit plus haut. En effet un modèle peut permettre un grand nombre de simulations –c’est d’ailleurs l’un des principaux intérêts de l’approche systémique et constructiviste notamment dans le but d’approfondir sa compréhension de l’objet étudié- il devient donc plus facile de « déclencher » le scénario où le cas du « il existe » se produit pour alors confirmer le modèle. En effet la plupart des modèles sont virtuels et réalisés sur ordinateurs, et non physiquement, sur maquette, ou autres moyens non virtuels, ce qui autorise un nombre de simulations très élevées en un délai très court. On opère alors en symétrique entre les deux types de modèles : le « quelque soit » qui travaille en réfutation possible du modèle dès que la simulation s’écarte « trop » de la réalité et contredit ce « quelque soit » ; et le « il existe » qui travaille en vérification possible du modèle dès que la simulation déclenche le comportement prévu par le « il existe ».&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-9009792790202967527?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/9009792790202967527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=9009792790202967527' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/9009792790202967527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/9009792790202967527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2009/01/iii-thories-apparentes-ou-en.html' title='III) Théories alliées à la Systémique (6/9)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-737401023186570351</id><published>2008-12-27T18:31:00.006+01:00</published><updated>2009-08-23T20:02:36.654+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bachelard'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Darwin'/><title type='text'>III) Théories alliées à la Systémique (5/9)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;III-2-6) Darwin (1809-1882)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Darwin est incontestablement l’un des premiers -ou le premier ?- scientifique ayant utilisé en pratique les concepts de la Systémique… bien avant sa conceptualisation. Il a en effet clairement utilisé pour sa théorie de l’évolution des espèces vivantes la plupart des concepts clefs explicités plus haut, en faisant parfaitement la différence entre l’individu et l’espèce, espèce qui en l’occurrence joue bien le rôle de système principal selon les définitions de la Systémique. Cela explique probablement pourquoi il a eu autant de mal à se faire comprendre au sein d’un XIX° siècle mécaniste, cartésien et pour finir positiviste.&lt;br /&gt;Il faut lui rendre hommage en cela car l’étude de son œuvre ne cesse pas de surprendre à l’égard de la haute maîtrise qu’il avait de tous les concepts systémiques.&lt;br /&gt;On retrouve chez Darwin en effet les concepts de systèmes ouverts, de bruit -les mutations-, de systèmes en inter-actions, d’équilibre ergodique –l’adaptation-, et d’auto-finalité, dernier point sur lequel il a été le plus attaqué à son époque et ensuite par les cartésiens. L’Église Catholique qui l’a attaqué sans cesse et le refuse encore aujourd’hui, n’a pas vu ce rapprochement avec Aristote et Saint Thomas d’Aquin sur le point de la finalité, croyant que Darwin soutenait des thèses mécanistes fortes alors qu’il avait réintroduit la finalité, sous une approche bien sûr différente des Thomistes car sous la forme d’équifinalité (voir plus haut) utilisée par la Systémique. Ce débat est toujours ouvert aujourd’hui, mais il est clair que l’Église Catholique et plus encore les Évangélistes gagneraient à se former à la Systémique et à Aristote afin de réétudier leurs positions sur Darwin…&lt;br /&gt;Actuellement le darwinisme, ou la sélection naturelle, est utilisé en R&amp;amp;D pour créer d’une manière aléatoire des types de robots marcheurs, puis les sélectionner par essais/erreurs (virtuels simulés par ordinateur à grande vitesse) amenant l’élimination sans intervention humaine des moins efficaces. Ces robots, issus de la sélection et non d’un cerveau humain, donnent des résultats meilleurs que les robots conçus par des ingénieurs. Des architectures de circuits électroniques sont conçues en s’appuyant sur ce même procédé. Celui-ci donne en final un résultat que certains ne peuvent s’empêcher de qualifier « d’ingénieux » alors que précisément nul ingénieur n’est intervenu dans la conception de ces robots ou circuits électroniques !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;III-2-7) Gaston Bachelard (1884-1962)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gaston Bachelard est défini par JL Le Moigne comme un précurseur du Constructivisme notamment dans ses différents ouvrages sur la « Philosophie du Non » et sur « Le nouvel esprit scientifique » où il a clairement repositionné le problème de l’évolution des sciences. Pour lui, ces évolutions ne se font pas progressivement par étapes successives et continues, mais se font au contraire par crises, négations, rejets des positions précédentes souvent dans le but de tenter « d’expliquer » une observation ou un test réfutant la ou les théories dominantes du moment –le paradigme aurait dit T. Kuhn- mais qui du fait de leur apparente solidité peut bloquer, empêcher la révolution scientifique nécessaire de s’accomplir. Il faut citer à nouveau ici la phrase de G. Bachelard «Rien n’est donné, tout est construit » qui souligne bien qu’il voyait les sciences dans une construction/destruction perpétuelle comme décrit plus haut, et non comme quelque chose qui devait aller chercher un réel donné. Position éminemment propre à la Systémique bien naturellement, en particulier sur la méthode consistant à « découper » dans le réel arbitrairement mais d’une manière consciente et délibérée comme décrit en (II-3-6-b) le « morceau » à étudier. G. Bachelard a su dépasser le débat empirisme/rationalisme, voir le (IV-3).&lt;br /&gt;Il a insisté sur le projet, typique du Constructivisme : « A&lt;span style="font-style: italic;"&gt;u-dessus du sujet, au-delà de l’objet, la science moderne se fonde sur le projet. Dans la pensée scientifique, la méditation de l’objet par le sujet prend toujours la forme du projet&lt;/span&gt; » [BACHELARD, Gaston, 1940, p15], où l’on retrouve l’ingénium de G. Vico.&lt;br /&gt;Il a rétabli l’équilibre (dynamique !) entre Idéalisme et Réalisme-Empirisme. Cette fausse opposition, comme décrit plus loin (voir V-3) doit être dépassée dans une démarche que l’on peut qualifier de constructiviste, qu’il appelle « Rationalisme appliqué et Matérialisme  technique ». Je cite : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;En fait, ce chassé-croisé de deux philosophies contraires en action dans la pensée scientifique engage des philosophies plus nombreuses (...) Par exemple, on mutilerait la philosophie de la science si l’on n’examinait pas comment se situe le positivisme ou le formalisme. (…) Une des raisons qui nous fait croire au bien-fondé de notre position centrale, c’est que toutes les philosophies de la connaissance scientifique se mettent en ordre à partir du rationalisme appliqué. Il est à peine besoin de commenter le tableau suivant, quand on l’applique à la pensée scientifique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-style: italic;"&gt;Idéalisme&lt;br /&gt;^&lt;br /&gt;|&lt;br /&gt;Conventionnalisme&lt;br /&gt;^&lt;br /&gt;|&lt;br /&gt;Formalisme&lt;br /&gt;^&lt;br /&gt;|&lt;br /&gt;Rationalisme appliqué et Matérialisme technique&lt;br /&gt;|&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;v&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Positivisme&lt;br /&gt;|&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;v&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Empirisme&lt;br /&gt;|&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;v&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Réalisme&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Indiquons seulement les deux perspectives de pensées affaiblies qui mènent, d’une part, du rationalisme à l’idéalisme naïf et, d’autre part, du matérialisme technique au réalisme naïf. &lt;/span&gt;» &lt;span&gt;[BACHELARD, Gaston, 1934, p 115-116 tiré de « Le rationalisme appliqué », PUF 1970, pp. 4-7].&lt;/span&gt; Ainsi l’activité scientifique doit rester à l’équilibre entre deux position extrémistes chères au philosophe qui, comme l’explique fort bien Bachelard : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;par métier trouve en soi des vérités premières, l’objet pris en bloc n’a pas de peine à confirmer des principes généraux. […] Alors une seule vérité suffit à sortir du doute, de l’ignorance, de l’irrationalisme, elle suffit à illuminer une âme. […] L’identité de l’esprit dans le « je pense » est si claire que la science de cette conscience claire est immédiatement la conscience d’une science, la certitude de fonder une philosophie, un savoir. &lt;/span&gt;» [BACHELARD, Gaston, 1934, p121]. Attaque frontale du Cartésianisme s’il en est ! On retrouve ici plusieurs thèmes constructivistes :&lt;br /&gt;·    l’équilibre (dynamique ponctué bien sûr) entre les positions extrêmes tenues par certains philosophes mais aussi implicitement  conservées par beaucoup de scientifiques. Le constructivisme cherchera, comme vient de le décrire Bachelard, a rester entre les deux dans une démarche pragmatique de rationalisme appliqué, et non universel, pour ne pas dire de rationalisme limité.&lt;br /&gt;·    La prudence, comme recommandé par J.B. Vico, à ne pas confondre avec le doute cartésien qui aboutit précisément à l’inverse en fait, car ne servant qu’à introduire subrepticement la tabula rasa, le soi-disant point fixe du « je pense ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-737401023186570351?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/737401023186570351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=737401023186570351' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/737401023186570351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/737401023186570351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/12/iii-thories-apparentes-ou-en.html' title='III) Théories alliées à la Systémique (5/9)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-7772508594276168319</id><published>2008-12-13T13:22:00.008+01:00</published><updated>2009-08-23T19:58:38.833+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vico'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pascal'/><title type='text'>III) Théories alliées à la systémique (4/9)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;III-2-4) Pascal (1623-1662)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y aurait beaucoup de choses à dire sur Pascal dont on peut rappeler cette citation : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Donc toutes choses étant causées et causantes, aidées et aidantes, médiates et immédiates et toutes s'entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les plus éloignées et les plus différentes, je tiens impossible de connaître les parties sans connaître le tout, non plus que de connaître le tout sans connaître particulièrement les parties.&lt;/span&gt; » [PASCAL, Blaise, 1852, p 15].&lt;br /&gt;Cette citation pourrait parfaitement être utilisée aujourd’hui comme définition de la Systémique. Elle synthétise tout ce qui caractérise l’approche Systémique. Enfin rappelons-nous de ce qu’a dit Pascal sur Descartes : « Descartes inutile et incertain ».&lt;br /&gt;On pourrait ajouter sur Pascal, qu’il était en fait allé plus loin que Descartes, tant sur le plan mathématique que philosophique. En particulier, Descartes, ébloui en quelque sorte par son succès, a considéré qu’il avait compris son propre esprit et le monde et a commencé à développer les thèses scientistes reprises par Laplace et amenée à leur maximum avec le positivisme et A. Comte. Au contraire, Pascal a entrevu la dimension de l’espace et du temps, impressionné par l’infini, il a compris l’extrême complexité du monde dans lequel nous nous trouvons, et la faiblesse de nos moyens matériels et spirituels. En cela il donc bien anticipé la Systémique dans cette dimension « modeste » du savant comparé à la dimension et la complexité du monde. Loin de renoncer à la science, il a continué son œuvre mais dans une perspective opposée à celle de Descartes et son approche « triomphante ».&lt;br /&gt;Par ailleurs, il a repris l’approche par de multiples points de vue de Leibniz, insistant sur le fait qu’il faut multiplier ceux-ci pour comprendre une chose terrestre, du fait de la relativité du monde et pour « s’ouvrir à l’infini ». La Systémique a repris cette idée comme centrale, elle sera plus développée en (III-3-6) et en (VI-14).&lt;br /&gt;Enfin, il a fait le troisième choix -repris par la Systémique-, entre le besoin du point fixe, référence absolue, fondement stable et inébranlable sur lequel tout se construit –cher à Descartes- et le relativisme absolu où toute connaissance est vaine car « tout coule tout s’écoule » (Héraclite) qui conduit à l’abandon intellectuel, au repli sur soi et au désespoir. C’est le troisième choix orthogonal si l’on peut s’exprimer ainsi, qui consiste « à aller au-delà de la croyance et du désespoir » (B. Vergely) pour découvrir une réalité infinie, transcendante, « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sphère infinie dont le centre est partout et la circonférence nulle part &lt;/span&gt;» comme le dit Pascal. On retrouve ici la récursivité Systémique décrite en (II-3-5) et la maison « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;comme une construction bâtie sur pilotis &lt;/span&gt;» de K. Popper [POPPER Karl, 1984, p 111], qui accepte délibérément une construction certes branlante et pouvant tomber à tout moment sous les coups d’une preuve réfutant la théorie, mais qui va malgré tout entreprendre cette construction en écartant sciemment à la fois le point soi-disant fixe si rassurant, et le désespoir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;III-2-5) G. Vico (1668 - 1744)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;G. Vico, est un italien qui a vécu juste après Descartes et s’est opposé violemment à lui. Il est probable que s’il avait été français et écrit en français, l’épistémologie, voir même les sciences occidentales, auraient pris une toute autre tournure et nous aurions pu gagner peut-être deux siècles. Auteur d’un ouvrage resté ignoré jusqu’à assez récemment : « Principi di scienza nuova d’intorno alla comune natura delle nazioni » en 1725 et auteur de l’idée d’une science nouvelle. Il est la référence historique du constructivisme, comme Descartes l’est de l’empirisme positiviste. Il professe que le cœur des sciences est « l’ingenium » et non la découverte de faits préexistants. L’ « ingenium » rejoint tout à fait l’ingenio de Léonard de Vinci 150 ans plus tôt, où la science doit être invention de modèles créatifs, dynamique d’hypothèses construites (d’où le nom de constructivisme) à vérifier scientifiquement (réfuter avec K. Popper).&lt;br /&gt;Comme l’explique J.B. Vico, Descartes veut appliquer la « méthode géométrique » à toutes les sciences, c’est-à-dire la méthode utilisée pour la géométrie. Or, si cette méthode est efficace pour des choses créées par l’homme de toutes pièces (la géométrie), dans les autres sciences, où il s’agit de tirer les lois universelles du monde réel auquel nous sommes confrontés et qui n’ont pas été créé par nous, cette méthode ne fonctionnera plus. Ainsi J.B. Vico dit « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;C’est pourquoi ces propositions de physique, qui sont présentées comme vraies en vertu de la méthode géométrique, ne sont que vraisemblables, et, de la géométrie, ne tiennent que la méthode, et non la démonstration : nous démontrons les choses géométriques, parce que nous les faisons ; si nous pouvions démontrer les choses physiques, nous les ferions. &lt;/span&gt;» [VICO, GiamBattista, 2001, p 51]. Bien au contraire cette démonstration géométrique chère à Descartes et au Positivisme amènera à une stérilisation certaine pour deux raisons :&lt;br /&gt;·    Application d’une démarche dite « internaliste » d’introspection chère à Descartes, le « je pense donc je suis », légitime pour la géométrie invention humaine, mais non à un secteur scientifique dont le but est de comprendre le monde physique et donc externe. Les théories scientifiques tentant de comprendre le monde doivent donc relever de la démarche « externaliste » défendue par J.B. Vico, la Systémique, et autres, car s’appuyant sur un monde qui est externe à l’observateur, même si cet observateur fait bel et bien, partie de ce monde. Pour employer une image, ce n’est pas en observant et en analysant son esprit par introspection cartésienne, que l’on fera de l’astronomie…&lt;br /&gt;·    Application de la démarche déductive positiviste où le but est de trouver le vrai, référence absolue, et donc la théorie scientifique validée comme vraie. J.B. Vico par contre rétabli l’équilibre aristotélicien, il remet la démarche scientifique sur ses deux jambes. Il utilise la 1° phase d’imagination, de création, et d’induction nécessaire à l’apparition des nouvelles théories sans rejeter la 2° phase qui suit, caricaturée par Descartes. Dans cette 2° phase il s’agira de s’assurer de la vraisemblance de la théorie mais sans prétendre atteindre la vérité absolue, le point fixe. On retrouve donc très clairement ici à la fois Bachelard avec sa flamme vacillante des connaissances, K. Popper avec sa maison sur pilotis et son critère de réfutabilité des théories –qui va plus loin que J.B. Vico-, et bien sûr le Constructivisme actuel.&lt;br /&gt;Sur ce point il faut citer J.B. Vico : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour éviter l’un et l’autre défauts, je serais donc d’avis d’enseigner aux jeunes gens tous les arts et les sciences en formant leur jugement de façon complète, afin que la topique enrichisse leur répertoire de lieux communs et que, tout en même temps, ils se fortifient, grâce au sens commun, dans la prudence et l’éloquence, et s’affermissent, grâce à l’imagination et à la mémoire, dans les arts qui reposent sur ces facultés de l’esprit. Qu’ils apprennent ensuite la critique, et qu’ils jugent alors, sur nouveaux frais et avec leur propre jugement, les choses qu’on leur a apprises, et s’exercent à raisonner sur elles en soutenant les deux thèses opposées. &lt;/span&gt;» [VICO, GiamBattista, 2001, p 48 et 49]. Il s’agit bien de ne rejeter aucune des deux phases, mais au contraire de les exercer l’une et l’autre puis de revenir à la première en boucle rétroactive : c’est la dialogique d’E. Morin dès le XVIII° siècle…&lt;br /&gt;Par ailleurs J.B. Vico réhabilite la praxis des grecs antiques. Pour Descartes la science doit être un ensemble de théories valides par elles-mêmes, par leurs logiques internes (autre forme d’internalisme), vraies dans l’absolu, comme l’est la géométrie. Dans l’approche vichienne, la science doit plutôt être le soutien d’une praxis, d’une pratique, une aide au praticien, comme c’est le cas de la biologie pour la médecine, (n’oublions pas que L. Von Bertalanffy était biologiste…).&lt;br /&gt;Enfin J.B. Vico attache une très grande importance à la prudence, thème souvent repris dans cet essai. C’est la reprise de la phronèsis d’Aristote et de la prudencia des Romains comme le rappelle A. Pons. Pour Vico, le chercheur doit avancer dans le domaine du vraisemblable, et non du certain, face à un monde externe, et non interne, qu’il lui est imposé, qui le dépasse et qu’il ne maîtrise pas, mais qu’il tente –seulement et modestement- de comprendre avec prudence sans sauter trop vite à des conclusions en voulant s’appuyer sur l’évidence cartésienne. Enfin cette prudence est à opposer au doute cartésien. Le doute cartésien ne doit pas être rapproché de la prudence aristotélo-vichienne, il relève en réalité d'une démarche opposée : le doute cartésien est systématique, mais le problème est qu'il ne signifie rien, il ne relève pas d'une démarche. En effet tout d'abord il est appelé à disparaître comme par magie subitement devant l'évidence (de quoi et pourquoi ?); ensuite la prudence s'inscrit dans une véritable démarche, une méthode, qui est la délibération, la dialogique, l'adoption de multiples points de vue, en l'occurrence ceux des autres sages (Aristote) ou des autres scientifiques (constructivisme) au cours d'une procédure de dialogique volontaire et suffisamment longue. Car « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;quand on délibère, on y met souvent beaucoup de temps; et l'on dit ordinairement que, s'il faut exécuter rapidement la résolution qu'on a prise après délibération, il faut délibérer avec lenteur et maturité. &lt;/span&gt;» [ARISTOTE, 1992 p 255].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-7772508594276168319?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/7772508594276168319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=7772508594276168319' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/7772508594276168319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/7772508594276168319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/12/iii-thorie-apparente-ou-en-opposition.html' title='III) Théories alliées à la systémique (4/9)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-4014313992360389415</id><published>2008-11-30T18:15:00.008+01:00</published><updated>2009-05-19T21:11:41.053+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Leibniz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Spinoza'/><title type='text'>III) Théories alliées à la Systémique (3/9)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;III-2-2) Spinoza (1632-1677)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spinoza s’est particulièrement intéressé à la question de l’Âme, de l’Esprit et du Corps et à la question du pourquoi de l’existence du mal dans le monde. Cartésien au départ, il se livra à une critique approfondie de Descartes pour finalement prendre des positions holistiques et classées par certains à son époque comme athées, au sens où il ne croyait plus au dieu « humain trop humain » comme aurait dit Nietzsche, des religions chrétienne, juive, ou musulmane. En effet pour lui dieu est une substance cause d'elle-même, infinie et unique, mais par conséquent dénuée d’humanité, d’amour, de haine, de volonté, etc. comme si souvent décrit dans les écritures saintes de ces religions qui, pour lui, n’ont été écrites que par des hommes. Cette position a été reprise récemment par André Comte-Sponville. Cette substance unique est donc holistique, cause de tout ce qui existe : Âmes individuelles, Esprits, Corps en Forme et Matière ; et y compris cause d’elle-même. Pour lui, tous les corps, y compris le corps et l’esprit humain sont des composés de substances à des degrés divers, issus de la substance unique. Il était particulièrement critique à l’égard d’Aristote pour ses Essences et ses Formes Substantielles qui selon lui ne décrivent rien et n’éclairent pas sur les propriétés des corps. Ces critiques s’inscrivaient dan une approche telle que décrite en (V-7-1), contre la physique d’Aristote, clairement dépassées à l’époque de Spinoza, et contre laquelle il était nécessaire de se battre pour imposer les nouvelles théories physiques. Malheureusement, Spinoza dans ce refus, a rejeté l’ensemble d’Aristote sans plus l’approfondir, comme d’autres le rejettent aujourd’hui sur la seule base de la Logique analytique. Il se référait souvent à l’atomisme ancien –et non à l’atomisme de son époque- car ils lui paraissaient plus rigoureux et plus détachés des superstitions. Il réintroduit en fait la Cause Première, et par là la Cause Finale (via l’Intention divine fort différente au demeurant de l’Intention de l’ingénieur) mais sans retomber dans les problématiques téléologiques aristotélicienne. Son explication rappelle d’une manière frappante le Forme spatio-temporelle de la Systémique déjà évoqué ici en (III-2-1), précisément en traitant… d’Aristote. Elle ne fait pas appel à une Intention divine de type volonté humaine, car pour lui dieu n’a pas de volonté, mais est cependant bien cause de tout, et en particulier de lui-même, il y a donc bien de ce fait une « Intention divine. » mais qui ne présente aucun caractère humain (ni volonté, sentiments, perception, envie, intelligence,…). Ces explications de Formes spatio-temporelles sont particulièrement développées dans ses lettres avec Blyenbergh, qui, lui, raisonne dans le temps et dans une approche dialectique : avant la faute/ après la faute au sujet du mal. Blyenbergh décrit alors bien quel problème cela pose : si dieu est tout-puissant et que la volonté humaine est illusion, alors le mal vient directement de dieu, mais comment cela est-il possible puisqu’il est infiniment bon ? Il se voit opposer par Spinoza que dieu -au sens de Spinoza- ne peut « pousser » au mal ses propres créatures que nous sommes puisque celles-ci sont une émanation de la substance infinie unique (dieu) en quelque sorte « d’un seul coup », entièrement de son début jusqu’à sa fin et sans notion du temps humain. Il précise d’ailleurs que la volonté et la liberté de choix d’un individu sont une illusion puisque l’ensemble de ses actes étant compris dans la substance unique infinie d’origine : c’est bien une description de la Forme spatio-temporelle.&lt;br /&gt;Il rejetait par conséquent le dualisme de la séparation du Corps et de l’Esprit de Descartes pour soutenir que les êtres formaient donc un tout indissociable. L’absence de dieu humain explique plus simplement l’existence du mal que toute autre hypothèse où l’on doit prendre en compte d’une part l’existence d’un dieu tout-puissant, humain et infiniment bon, et d’autre part l’existence constatée du mal, comme développé par Blyenbergh. Spinoza allant jusqu’à préciser que le concept du mal n’était qu’une invention humaine, dans une perspective humaine, indifférente à la substance unique infinie, dieu, puisque celle-ci ne raisonnait pas, ne sentait pas, etc. comme nous (humain, trop humain… !). Pour terminer, Spinoza peut sembler proche des matérialistes avec sa substance unique, puisque les matérialistes soutiennent également une forme de monisme : la matière seule explique tout, il n’y a rien d’autre que la matière, pensée, esprit, ou conscience n’étant que des illusions, au mieux des artefacts. Cependant, bien que cela doivent faire l’objet d’autres débats, il semble que la substance de Spinoza soit différentes car pour lui, elle est à la fois Matière et Forme –et donc aristotélicienne-, et non Matière seule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;III-2-3) Leibniz (1646-1716)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu par certains à tort comme le continuateur de Descartes, il rêvait comme Raymond Lulle d’un Langage Universel et d’une Paix Universelle. Dans sa monadologie il décrit les rapports du microcosme avec le macrocosme :&lt;br /&gt;Extraits :&lt;br /&gt;Citations I Monadologie :&lt;br /&gt;“ &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Toute substance ou monade est comme un monde entier et comme un miroir de Dieu ou encore de tout l’Univers, qu’elle exprime chacune à sa façon. Chaque monade est comme un miroir vivant, doué d’actions internes, représentatif de l’univers, suivant son point de vue, et aussi réglé que l’Univers même.&lt;br /&gt;De la même manière : Chaque âme connaît l’infini, connaît tout, mais confusément.&lt;br /&gt;1. La Monade, dont nous parlons ici, n’est autre chose qu’une substance simple qui entre dans les composés; simple c’est-à-dire sans parties.&lt;br /&gt;2. Et il faut qu’il y ait des substances simples, puisqu’il y a des composés ; car le composé n’est autre chose qu’un amas ou aggregatum des simples.&lt;br /&gt;3. Or là où il n’y a point de parties, il n’y a ni étendue ni figure, ni divisibilité possible ; et ces Monades sont les véritables atomes de la nature et en un mot les éléments des choses.&lt;br /&gt;4. II n’y a aussi point de dissolution a craindre, et il n’y a aucune manière concevable par laquelle une substance simple puisse périr naturellement.&lt;br /&gt;5. Par la même raison il n’y en a aucune par laquelle une substance simple puisse commencer naturellement, puisqu’elle ne saurait être formée par composition.&lt;br /&gt;6. Ainsi on peut dire que les Monades ne sauraient commencer ni finir que tout d’un coup ; c’est-à-dire elles ne sauraient commencer que par création et finir que par annihilation, au lieu que ce qui est composé commence ou finit par parties.&lt;br /&gt;7. II n’y a pas moyen aussi d’expliquer comment une Monade puisse être altérée ou changée dans son intérieur par quelque autre créature, puisqu’on n’y saurait rien transposer, ni concevoir en elle aucun mouvement interne qui puisse être excité, dirigé, augmenté ou diminué là-dedans, comme cela se peut dans les composés où il y a du changement entre les parties. Les Monades n’ont point de fenêtres par lesquelles quelque chose y puisse entrer ou sortir. Les accidents ne sauraient se détacher ni se promener hors des substances comme faisaient autrefois les espèces sensibles des scolastiques. Ainsi, ni substance ni accident ne peuvent entrer de dehors dans une Monade.&lt;/span&gt;”&lt;br /&gt;Fin de l’extrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet extrait de l’œuvre de Leibniz sur les Monades montre la reprise du thème du tout supérieur aux parties (les Monades) analysées au niveau le plus élémentaire possible, que Démocrite appelait « atomes » et que nous appellerions probablement « quark » aujourd’hui. Cependant, Leibniz est plus proche des approches atomistes, considérant que les monades étaient exclusivement des atomes, là où la Systémique peut considérer des systèmes complexes. D’autre part, Leibniz a raisonné en croyant qu’une Monade devait être absolument fermée au monde extérieur pour survivre, la Systémique dirait conserver sa structure. A l’inverse, les systèmes de la Systémique doivent être ouverts pour se maintenir en équilibre dynamique contre le deuxième principe de la thermodynamique, l’entropie.&lt;br /&gt;Leibniz a construit un modèle à deux mondes, deux niveaux. Le premier niveau est constitué des « replis » de la matière, le second est constitué des « replis » de l’âme. « L’étage des replis de la matière, c’est comme le monde du composé, du composé à l’infini, la matière n’en finit pas de se replier et de se déplier, et l’autre étage, c’est l’étage des simples. Les âmes sont simples. » (Deleuze, cours du 16/12/1986). Il faut naturellement rapprocher ce modèle à deux étages de ceux plus récents à trois mondes de K. Popper, ou encore K. Boulding avec 8 niveaux de réalité identifiés/découpés (voir en (II-5-4-a)). K. Popper n’a finalement fait qu’ajouter un troisième niveau aux deux de Leibniz avec celui des créations de l’esprit humain. Il donc frappant de voir l’avance qu’a pris Leibniz sur Descartes, même si on peut critiquer aujourd’hui sa théorie des Monades, qui font cependant figure de prémonition (critiquable) à la lumière de la Systémique actuelle.&lt;br /&gt;Par ailleurs, Leibniz a inventé l’approche par de multiples points de vue, insistant par exemple sur le fait que l’on ne peut pas aborder, une ville par un seul côté ou d’un seul emplacement si l’on veut la connaître : « comme une ville regardée de différents côtés paraît tout autre et est comme multipliée perspectivement, il arrive de même, que par la multitude infinie des substances simples, il y a comme autant de différents univers, qui ne sont pourtant que les perspectives d’un seul selon les différents points de vue de chaque monade ».&lt;br /&gt;Enfin pour Leibniz, comme le dit J. Bouveresse (conférence du 19 novembre 1998 à l'Université de Genève) : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le temps, l'espace et les nombres ne sont pas des réalités supplémentaires, ils constituent simplement des systèmes de possibilités auxquels sont subordonnées non seulement les choses qui existent réellement, mais également toutes celles qui n'existent pas, mais pourraient éventuellement exister.&lt;/span&gt; ». Approche anti platonique rappelant le constructivisme.&lt;br /&gt;Cependant, certains pourraient ranger Leibniz dans les théories opposées à la Systémique car –malheureusement- les Monades sont aussi interprétables comme une approches purement atomistique, proche sur beaucoup de points de Démocrite et par là même anti Systémique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-4014313992360389415?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/4014313992360389415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=4014313992360389415' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/4014313992360389415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/4014313992360389415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/11/thorie-apparentes-ou-en-opposition-avec.html' title='III) Théories alliées à la Systémique (3/9)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-1386689162448017649</id><published>2008-11-16T12:05:00.039+01:00</published><updated>2009-08-23T18:39:19.206+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gestalt'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aristote'/><title type='text'>III) Théories alliées à la Systémique (2/9)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;I&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;II-2) Théories apparentées à la Systémique :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;III-2-1) Aristotélisme&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Aristote est à la fois le philosophe de l’ontologie et du concept systémique, bien qu’il existe une différence entre Aristote et la Systémique sur le concept de finalité. Par contre sur beaucoup d’autres aspects on ne peut être que confondu par la clairvoyance de ses développements sur l’être, la forme et la matière. Il faut rapprocher ceux-ci, moyennant les réserves du (III-2-3),  des Holons, du système de la Systémique, de l’organisation, et bien sûr de la sentence « le tout est supérieur à la somme des parties » qui rejette Descartes, idéalistes et matérialistes dans l’autre camp de la philosophie.&lt;br /&gt;Un autre point sur lequel Systémique et Aristote se rapprochent… et divergent, est la réintroduction de la finalité. Aristote croyait à la finalité cause première et cause finale, c’est-à-dire à la finalité comme force capable d’attirer à lui l’Être en devenir. La Systémique ne peut pas bien sûr accepter ainsi un tel concept car par trop problématique, sauf dans le cas de systèmes artificiels. Mais la Systémique a bien réhabilité le concept de finalité tel que décrit plus haut sous ceux d’ergodicité et d’équifinalité.&lt;br /&gt;Ainsi se dessine une nouvelle ligne de fracture en philosophie, qui semble plus pertinente aujourd’hui que celle identifiées dans le passé. Nous reviendrons plus loin sur cette nouvelle ligne de séparation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Liens conceptuels entre Aristote et Systémique :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;table border="1"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="border: thin solid Black; background-color: rgb(192, 192, 192);" 7="" cellspacing="0"&gt;&lt;p align="center"&gt;Aristote&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style="border: thin solid Black; background-color: rgb(192, 192, 192);"&gt;&lt;p align="center"&gt;Systémique&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style="border: thin solid Black; background-color: rgb(192, 192, 192);"&gt;&lt;p align="center"&gt;Signification&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Être&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Système&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Choix arbitraire du niveau N ontologique choisi par le chercheur.&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Forme&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Structure du réseau d’inter-relations&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Réseau d’inter-relations entre les sous-systèmes composants l’Être-Système.&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Matière&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Sous-systèmes *&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Les systèmes de niveau N-1&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Puissance&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Capacité ou disposition de l’Être-Système&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Capacité ou disposition de l’Être-Système à se modifier, s’éco-auto-ré-organiser, s’adapter, ou à simplement agir face à un environnement changeant.&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Acte&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Passage à un nouvel état&lt;/td&gt;&lt;td&gt;L’état nouveau de l’Être-Système après avoir agit, s’être modifié, éco-auto-ré-organisé, ou adapté.&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Émergence de nouvelles Formes&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Émergence systémique substantielle ou accidentelle&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Émergence à un certain niveau de système de propriétés/ comportements/ etc.… nouveaux non calculable et prévisibles depuis les niveaux inférieurs&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Cause accidentelle (Accident)&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Émergence accidentelle&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Comportement transitoire nouveau (l’émergence) entre deux états dynamiquement stables, non-être : correspond au verbe « estar » en espagnol.&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Cause Formelle (Substance)&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Émergence substantielle&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Émergence ontologique, apparition d’un être (un étant) dynamiquement stable et non transitoire : correspond au verbe « ser » en espagnol.&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Métaphore&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Modélisation Analogie&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Recours à la métaphore comme outils de discussion/  raisonnement/ dialogue entre sages. Les modèles systémiques de même sont un moyen  d'approcher le réel par analogie.&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Phronésis (Prudence)&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Prudence constructiviste (JB Vico)&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Dans l'Ethique à Nicomaque, Aristote, l'un des cinq moyens de parvenir à la vérité, par la délibération prudente. (voir 7 ci-dessous)&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Dialogue entre sages&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Dialogique (E. Morin)&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Lié à la prudence : l'homme prudent délibère avec ses pairs afin de soupeser les possibles contingents et prendre une décision, c'est à dire passer à l'action. (voir 7 ci-dessous)&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aristote apporte une distinction intéressante entre Être (composé de Forme et de Matière) et Forme. Cette distinction n’est pas identifiée clairement ni dans le structuralisme qui a tendance à confondre les deux, ni dans la Systémique qui identifie mieux la séparation qui existe entre le système complet lui-même et le réseau d’inter-relations qui le compose, mais sans nommer ce réseau. Ce qu’Aristote nomme Forme semble être un bon candidat pour désigner ce réseau d’inter-relations informationnel, comme d’ailleurs le nomme précisément Aristote par in-forme.&lt;br /&gt;Note * : Il faut noter aussi qu’Aristote dit que chaque ordre inférieur est pour l’ordre supérieur une matière à laquelle celle-ci donne une forme. Cette pensée est tout à fait remarquable et la profondeur de celle-ci révèle à quel point Aristote avait anticipé la Systémique.&lt;br /&gt;Enfin il faut noter cette citation de J. Brun : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La forme ne fait finalement qu’un avec l’essence, en tant que telle elle est ce moteur immanent qui dirige chaque chose vers une fin, toute activité motrice est donc par elle-même téléologique. &lt;/span&gt;» [BRUN, Jean, 1983]. En effet la Systémique reconnaît bien ce rôle (mettons un instant le débat sur la finalité de côté) dans les différentes actions/ rétro-actions avec ou sans retard de ces réseaux d’inter-relations qui font émerger à un moment donné une ergodicité et une équifinalité par l’apparition d’un nouvel équilibre dynamique ponctué non-linéaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puissance et Acte sont un moyen commode trouvé par Aristote pour intégrer l’influence de la flèche du temps que le Structuralisme a toujours eu du mal à maîtriser et que le Positivisme a vigoureusement rejeté puis ignoré. La Systémique a sur ce plan nettement mieux réussi, ayant bien étudié et décrit la problématique de l’évolution des systèmes, par sélection naturelle ou artificielle ou par intention. Aristote a par contre considéré ces évolutions possibles uniquement par intention, c’est la thèse de la cause finale ou à l’inverse la cause première, qui par intention divine devient cause finale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Forme d’Aristote est une structure non pas seulement spatiale, comme l’a cru le structuralisme, mais spatio-temporelle, ce qui permet de résoudre d’un seul coup le problème de l’évolution dans le temps des structures ou systèmes. La puissance d’un être-système est le moyen qu’utilise Aristote pour introduire ce concept et faire comprendre qu’il faut penser à la Forme en termes d’espace mais aussi de temps.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;Analyse des différentes de causes chez Aristote par rapport à la Systémique :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;a) Cause Matérielle :&lt;br /&gt;C’est ce dont une chose est faite, sa matière non formée, matière brute c'est-à-dire sans forme.&lt;br /&gt;b) Cause Formelle :&lt;br /&gt;C’est ce qui donne sa forme à la matière, c’est le modèle, le plan, le moule, l’information, le programme... c’est la définition de l’émergence substantielle Systémique.&lt;br /&gt;c) Cause Efficiente :&lt;br /&gt;C’est la cause motrice, l’origine de la forme ou de l’objet, c’est l’inventeur l’objet. Tout comme la Cause Finale, la Cause Efficiente ne pose aucun problème de fond pour un objet artificiel –l’inventeur est un être humain- mais en pose naturellement un pour les objets ou les êtres naturels.&lt;br /&gt;d) Cause Finale :&lt;br /&gt;C’est le pourquoi de l’existence de l’objet, ce pourquoi il a été inventé ou créé. La Cause Finale qui apparaît est l’expression de l’intention qu’avait l’inventeur de l’objet lorsqu’il a établi les plans (la Forme) de celui-ci. C’est l’objet du Constructivisme, c’est l’Ingenium de J.B. Vico.&lt;br /&gt;e) Multiplicité des causes :&lt;br /&gt;Il faut souligner ici qu'Aristote emploie ici « cause » au singulier car au sens générique du terme et non au sens d'une cause particulière. Alors que Descartes s'est spécialisé dans la recherche de la cause unique, singulière, véritablement à l'origine du phénomène étudié dans le but de mettre de côté toutes les autres qui n'interviennent pas; Aristote tout comme le constructivisme actuel accepte qu'il y ait de multiples causes à l'origine de ce phénomène. Les interactions entre ces différentes causes pouvant alors rendre très complexe le phénomène observé, rendant malaisé sa compréhension, surtout par un esprit cartésien s'obstinant à ne tenir compte que d'une seule et en ne voulant pas tenir d'autres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;Analyse des différents aspects de l’Être :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;a) L’Être comme catégorie : les catégories sont les modes de l’être, elles sont irréductibles. Aristote en donne une liste fixée à dix termes : essence, quantifié, qualifié, relatif, quelque part, à un moment, se trouver dans une position, avoir, agir, pâtir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) L’Être des quatre causes vues ci-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c) L’Être en Puissance et en Acte. Il différencie déjà le possible de la puissance -le possible n’est pas réel- et tout ce qui est en puissance n’est pas forcément possible. Exemple : un être ne réalise pas dans sa vie tout ce qu’il lui était potentiellement capable (puissance) de réaliser, certaines lui sont restées impossibles bien que en puissance du fait de certaines contraintes circonstancielles rencontrées au cours de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;d) L’Être comme Vrai. C’est un aspect occulté par Aristote, car il conçoit le vrai comme issu d’une affection de la pensée, qui unit et sépare les choses, et non comme une propriété de l’Être lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;e) L’Être au sens d’accident. Sa cause est indéterminée, car c’est le hasard qui préside aux accidents des ses essences. Pour Aristote il n’y a pas de science de l’accident, car la science s’occupe de ce qui est soit universel, soit habituel.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;Remarques sur les concepts d’émergences :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;a) L’émergence accidentelle est à rapprocher de la cause accidentelle, apparition transitoire d’un phénomène non prévisible ou calculable au vu des sous-systèmes de niveaux inférieurs. Résultat d’un concours de circonstances fortuites, qui aura peu de chances de se répéter pendant la période d’observation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) L’émergence substantielle est à rapprocher de la cause Formelle, apparition stable (dynamiquement à travers un équilibre ponctué bien entendu), ayant tendance à se produire à nouveau chaque fois que des circonstances identiques (gradients de températures par exemple) se présentent à nouveau. Cette apparition là encore n’est pas prévisible, n'est pas  calculable lors de l’étude des sous-systèmes du ou des niveaux inférieurs, même si elle devient prévisible par ses répétitions à conditions identiques. On entre aperçoit ici la différence –que ne fait pas Descartes et l’Empirisme- entre cause calculable et prévisibilité. Ce n’est pas parce que quelque chose n’est pas calculable ou n'est pas le résultat d’une cause cartésienne unique et isolable, que cette chose n’est pas prévisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c) La Systémique par contre ne rejette en rien la cause accidentelle, comme peuvent le soutenir -tel S. Shoemaker à propos de J. Kim- qui défendent en réalité des positions réductionnistes pour tenter de rejeter le concept d’émergence, même sous une présentation nouvelle, quelle soit néopositiviste ou autre. S. Shoemaker défend ainsi l’idée que des dispositions «d’entités microphysiques » sont latentes dans le ou les niveaux inférieurs, expliquant la soi-disant émergence au niveau supérieur, pur épiphénomène. En positionnant l’émergence accidentelle (épiphénomène sans intérêt) comme seul type « d’émergence » possible, par rejet de l’émergence Formelle, ces réductionnistes/ matérialistes/ idéalistes croient pouvoir prendre comme argument que la Systémique ne défend que l’émergence substantielle, en niant l’accidentelle, qui existe pourtant d’une manière incontestable (bien que pour eux épiphénomène), ceci dans le but de d’invalider la Systémique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;Analyse du remplacement du finalisme aristotélicien par les propriétés du système :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le finalisme, et en particulier la Cause Finale d’Aristote, soutient que tout système naturel, comme les artificiels, obéit à une ou plusieurs finalités. Ces finalités ont été pour Aristote assignées et crées par des causes finales dont la quintessence est la Cause Première seule capable d’expliquer les comportements d’apparences finalistes des êtres et systèmes naturels. Les débats ont été et sont toujours violents sur cette question à laquelle la Systémique veut apporter une réponse par les phénomènes décrits plus haut : équifinalité, équilibres dynamiques, ergodicité, etc.… Il s’agit moins de faire ici de l’idéologie anti-cause finale ou anti-aristotélicienne pour la Systémique que de tenter de remonter aux « vraies » causes des comportements des systèmes naturels étudiés. La cause finale par ses conséquences fatalistes a en effet longtemps bloqué l’avancée des sciences. L’esprit humain est effet empêché d’aller plus loin, dès lors qu’une cause finale ad hoc est invoquée pour expliquer tous comportements d’un système naturel.&lt;br /&gt;Le tableau ci-dessous résume quels remplacements des explications finalistes par des explications systémiques ont eu lieu entre Aristote, Saint Thomas d’Aquin, et la Systémique :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;table style="width: 680px; height: 223px;" border="1"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;br /&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="border: thin solid Black; background-color: rgb(192, 192, 192);"&gt;&lt;p align="center"&gt;Aristote et Saint Thomas d’Aquin&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style="border: thin solid Black; background-color: rgb(192, 192, 192);"&gt;&lt;p align="center"&gt;Systémique&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Cause efficiente&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Co-origination, Co-production par des réseaux spatio-temporels d’interrelations et boucles de rétro-actions donnant lieu à une émergence au niveau supérieur.&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Cause finale&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Ingenuim de Vico, Constructivisme, étude délibérée des finalités d’un système même naturel.&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Intention divine&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Intention systémique&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Finalité&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Équifinalité et ergodicité d’équilibres dynamiques ponctués non linéaires&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Création&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Eco-Auto-Ré-organisation&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Discussion de ces « remplacements de la finalité » :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;a) Cause Finale et Rétroactions non-linéaires&lt;br /&gt;La cause finale d’Aristote explique la propension d’un être à converger vers un état final toujours identique « comme si » cet état final attirait l’être-système vers celui-ci. La Systémique montre que grâce aux rétroactions existantes à l’intérieur du système ou encore entre celui-ci et son environnement des boucles de rétroactions créent des états d’équilibres d’autant plus efficacement que ces rétroactions sont non-linéaires. Ces rétroactions sont alors capables dans un domaine limité, comme on l’a vu, d’absorber, de limiter ou amortir les écarts entre les états initiaux possibles du système, ou bien encore les perturbations infligées au système, et ces états d’équilibres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) Intention Divine et Intention Systémique&lt;br /&gt;Cette cause finale chez Aristote correspond pour les Thomistes (Saint Thomas d’Aquin) à une intention divine qui, via la connaissance des états futurs de l’être-système, pilote celui-ci pour faire en sorte qu’il arrive à l’état final prévu, que l’on pourrait qualifier aujourd’hui de préprogrammé. L’intention systémique raisonne à l’identique pour les systèmes artificiels où son concepteur humain joue le rôle de programmeur. Pour les systèmes naturels la Systémique reconnaît ce phénomène sous le nom d’Intention Systémique afin de correctement identifier ce phénomène mais sans tomber dans l’anthropocentrisme Thomiste. La Systémique observe et reconnaît (contrairement à Descartes) ce qu’elle nomme « attracteur étrange » mis à la mode avec les théories du chaos, et ce qu'elle nomme domaine d'ergodicité. Mais la systémique observe que s’il y a propension à retrouver un certain état d’équilibre dit final après une perturbation, celui-ci peut sembler correspondre à un programme, sans qu’une telle programmation existe pourtant réellement, et donc de programmeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c) Finalité et Équifinalité - Ergodicité&lt;br /&gt;Comme on l’a vu plus haut c’est ici qu’intervient l’Ergodicité d’un système, qui est cette propension à revenir à un état d’équilibre -dynamique en l’occurrence- après une perturbation. Cette capacité (puissance aurait dit Aristote…) vérifiable (réfutable !) et testable est alors qualifiée d’Équifinalité afin de bien faire comprendre que l’on se démarque des concepts de finalité et de finalisme aristotélicien pour s’inscrire dans l’observation des équilibres dynamiques dits « ponctués » permettant le retour à un ou plusieurs états dynamiquement « stables » dans un cadre d’évolution permanente. On peut évoquer l’image d’un homme qui marche en étant en état permanent de déséquilibre dynamique en vue de se maintenir dans l’état « final » ou plus exactement équifinal qui est la marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;d) Création et Eco-Auto-Ré-organisation&lt;br /&gt;On aborde alors à tout le débat (seulement évoqué ici) : création et créationnisme « religieux » contre éco-auto-ré-organisation et auto-organisation « athée ». L’éco-auto-ré-organisation systémique observe en effet que via une suite d’équilibres ponctués, le système peut évoluer pour se réorganiser en interne afin de mieux survivre aux fluctuations de son environnement, de son milieu, spontanément et sans avoir besoin d’une intervention extérieure humaine ou divine. Ceci s’expérimente en laboratoire avec par exemple les réseaux télécoms, les réseaux neuronaux artificiels (à condition d’être réétudié à la lumière de la Systémique et non de Positivisme), les flux de circulation automobiles, etc… On rejoint alors l’opposition étudiée plus loin entre immanence au plan systémique (ou animiste au plan religieux), versus transcendance plato-cartésienne au plan philosophique (ou monothéiste au plan religieux).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;Analyse de la logique d’Aristote&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Beaucoup assimilent à tort Aristote au positivisme parce que les syllogismes d’Aristote ont effectivement été à la base de la logique formelle (ici « formelle » n’a rien à voir avec la Forme d’Aristote).&lt;br /&gt;Deux concepts ont été développés par Aristote :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a)    Le syllogisme, et autres logiques : Tout A est B, or C est A, donc C est B.&lt;br /&gt;On désigne par première : Tout A est B, par seconde : or C est A, par conclusion : donc C est B.&lt;br /&gt;Il exact que le syllogisme a donnée naissance à la logique booléenne, logique formelle, logique des prédicats, etc. considérés comme faisant partie de la branche de la Logique des mathématiques, première des sciences « dures » pour A. Comte. Cela dit, ce n’est pas parce qu’A. Comte s’est en quelque sorte paré de la Logique qu’il faut la rejeter ! La Logique formelle, logique des prédicats, etc… sont tout à fait respectables et ne font que renforcer la valeur des travaux d’Aristote. Cependant, il ne faut pas oublier qu’Aristote a aussi développé d’autres sortes de logiques. Dans les Topiques : les syllogismes dialectiques, dont les prémisses sont probables et plus seulement vraies, et où il étudie méthodiquement toutes les formes de raisonnements autour de ces syllogismes dialectiques, en particulier certaines formes de discussions dialectiques dont les sophismes, paradoxes, etc.… Nous reviendrons sur ces syllogismes dialectiques plus loin en étudiant la Dialectique d’Hegel, puis d’Engels et Marx, qui n’ont rien à voir avec celle d’Aristote n’en déplaise aux matérialistes dialectiques qui se font valoir de la respectabilité de celui-ci pour soutenir leurs thèses (et antithèses…). Dans les réfutations sophistiques, Aristote traite des raisonnements volontairement déformés dans le but de manipulations. Enfin il a développé l’herméneutique, dans l’Organon, dont l’objet est l’étude des différents modes d’interprétation des textes, réutilisés récemment en Intelligence Artificielle, en Sémiotique  et en Linguistique, où l’on retrouve J. Piaget, l’un des pères du Constructivisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b)    Logique dite analytique :&lt;br /&gt;Principe d’identité : ce qui est, est. Noté (A=A),&lt;br /&gt;Principe de non-contradiction : rien ne peut être et ne pas être. Noté (B ne peut être A et non A)&lt;br /&gt;Principe du tiers exclu : tout doit soit être, soit ne pas être. Noté (B = A ou B = non A).&lt;br /&gt;Cette dernière logique de part sa qualification d’analytique a suscité  malencontreusement de vigoureuses attaques contre Aristote par les Constructivistes, en particulier J.L. Le Moigne.  Il vrai que celles-ci peuvent se comprendre dans le cas d’une lutte contre le positivisme régnant. Mais, par manque de connaissance d’Aristote, c’est l’ensemble de sa philosophie qui se trouve ainsi rejetée et qualifiée de cartésienne du fait de cette logique « analytique » et par conséquent comprise comme anti systémique. Ce rejet comme défendu dans cet essai est très dommageable car il fait passer à côté de tout le reste de cette philosophie, notamment sur les aspects de la Forme d’Aristote. Enfin, s’il est exact que cette logique est l’une des pierres de fondation pour Aristote, elle n’est que cela et n’a jamais été positionné par ce philosophe comme pierre de clé de voute comme l’ont fait Descartes et A. Comte. Comme on vient de le voir, Aristote a traité de nombreuses autres formes de logiques, adoptant ainsi une approche par multiples points de vue typiquement… constructiviste.&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Analyse de l'Éthique d’Aristote [ARISTOTE, p240 à 268]:&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Aristote cite 5 moyens de parvenir à la vérité : « ce sont l'art, la science, la prudence, la sagesse, et l'intellect. ». Après avoir rappelé que « toute connaissance qu'elle qu'elle soit est acquise, soit par induction, soit par syllogisme ». Il développe que les choses, les idées, théories contingentes ne peuvent être trouvées seulement par l'intellect. L'intellect pour Aristote ne peut trouver que les idées démontrables, ce qui est le cas des sciences, par les syllogismes. Pour les ideés, théories, etc... contingentes, c'est à dire non démontrables directement et qui relèvent du domaine de l'induction, seule la prudence dans le cadre d'une délibération, d'un dialogue -on retrouve la dialogique d'E. Morin- entre sages peut permettre d'avancer en vue de retenir l'hypothèse ou l'option qui semble la meilleure et cela dans le but de l'action. On se rapproche ainsi d'une manière nette de la dialogique projective du constructivisme. Ce qui est normal dans la mesure où Aristote raisonne dans un cadre téléologique où le chercheur (ici le sage) doit rechercher la finalité d'un être ou d'une chose, tout comme la systémique va chercher la finalité d'un système. Enfin, pour Aristote, « la tempérance sert à sauvegarder la prudence. C'est bien elle en effet qui sauve et soutient nos jugements pratique. ». C'est ce mode de vie, la tempérance, qui permet de rester suffisamment « stable » pour conserver ses capacités de jugement sur les choses contingentes. Elle permet d'accepter la délibération entre sages (nous dirions aujourd'hui experts pondérés), la remise en cause de ses opinions de manière à, précisément, quitter l'opinion pour adopter la raison. Enfin on retrouve encore le fait d'adopter de multiples points de vues, lors de la délibération, du dialogue, pour parvenir à véritablement faire le tour d'une question. Cette approche ne garanti pas bien sûr comme le souligne Aristote de parvenir à coup sûr à la vérité, c'est à dire à la meilleure décision/option dans l'absolu, mais autorise l'espoir d'avoir évité les erreurs les plus manifestes. On retrouve ici la notion moderne d'optimisation relative ou locale d'un problème, ou encore les solutions particulières des équations différentielles en mathématiques. Ainsi donc cette approche convient bien aux sciences « molles » (sociologie, psychologie, économie, histoire,...) où la logique pure -les syllogismes- s'applique mal, domaine où l'approche cartésienne échoue d'ailleurs le plus manifestement, comme le souligne de même les constructivistes actuels. On voit donc bien ici combien il est dommage que beaucoup des constructivistes actuels rejette en bloc Aristote sous l'influence de... Descartes et des positivistes (!) et de la caricature qu'ils en ont  fait en ne retenant d'Aristote que les syllogismes qui ne sont pour ce dernier qu'un cas de figure parmi beaucoup d'autres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-1386689162448017649?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/1386689162448017649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=1386689162448017649' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/1386689162448017649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/1386689162448017649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/11/iii-thories-apparentes-ou-en-opposition_16.html' title='III) Théories alliées à la Systémique (2/9)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-7163529523178161186</id><published>2008-11-09T12:14:00.018+01:00</published><updated>2009-12-01T21:58:57.732+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gödel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Structuralisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shannon'/><title type='text'>III) Théories alliées à la Systémique (1/9)</title><content type='html'>&lt;span style="color: #ff6600;"&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;III-1) Théories intégrées par, ou nécessaires à la Systémique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #ff6600; font-size: small;"&gt;III-1-3) Le Structuralisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le Structuralisme est tellement proche de la Systémique que l’on peut dire qu’il n’est pas autre chose que son équivalant purement philosophique, a-mathématiques, et francophone. Il s’est développé en parallèle de la Systémique puis s’est fondu en lui. Les nouveaux paradigmes apparaissent en effet souvent en plusieurs endroits avant de donner lieu au nouveau courant, paradigme, unique.&lt;br /&gt;Ses thèses seront à titre indicatif analysées dans le tableau comparatif chapitre (IV-7). Le structuralisme a été insuffisant dans ses analyses sur les phénomènes d’organisation, de dynamique - on a beaucoup reproché au structuralisme son côté statique -, de récursivité, et de coordination interne des systèmes. Ceci vient de son absence de mathématisation, ce qui n’a pas été le cas bien sûr de la Systémique qui a été abondamment mise en équations et utilisées dans des modèles mathématiques et simulations sur ordinateurs dans de multiples domaines scientifiques. Notamment un argument souvent utilisé contre le structuralisme a été qu’il n’expliquait pas l’évolution des formes ou structures, alors que Darwin avait proposé une réponse un siècle auparavant. Enfin, le Structuralisme, notamment avec Louis Althusser, est déterministe, les structures déterminant entièrement le futur des êtres ou des objets, impliquant une dépersonnalisation des êtres humains réduits à de simples éléments jouets des structures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ff6600;"&gt;III-1-2) Théorème de Gödel :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kurt Gödel a démontré dès les années 20 que l’arithmétique ne pouvait se définir par elle-même, c’est-à-dire s’auto-définir par ses seuls axiomes constitutifs. Plus exactement, l’arithmétique ne pouvait démontrer sa validité interne par ses seuls axiomes et théorèmes. En s’en tenant à ceux-ci, on tombe inévitablement sur des propositions indécidables ou contradictoires. Cette démonstration constituait la fin du rêve de parvenir à une mathématique unique, édifice stable s’auto-expliquant et se suffisant à lui-même. Ce théorème, dont le côté négatif a surtout été commenté, doit être vu sous le côté positif. En effet, il est aussi la démonstration de l’existence en mathématiques de couches -ou niveaux- de mathématiques, chacun englobant celui de niveau immédiatement inférieur. Ainsi l’algèbre « explique » l’arithmétique, comme l’a démontré Gödel dans son théorème car il est nécessaire de faire appel à un jeu d’axiome plus « fort », ceux de l’algèbre, pour démontrer la cohérence interne de ceux de l’arithmétique. A son tour l’algèbre ne peut démontrer sa validité interne par ses seuls axiomes et théorèmes, il faudra la placer dans un système d’axiomes plus étendus, « forts » pour y parvenir. Plusieurs jeux d’axiomes sont d’ailleurs alors possibles, ouvrant la voie à de multiples niveaux supérieurs englobant l’algèbre. Ce phénomène a été étendu à la géométrie avec la géométrie euclidienne englobée dans la géométrie de Riemann où la somme des angles d’un triangle ne sera plus égale à 180°. On retombe donc bien dans les concepts de la Systémique qui a généralisé en dehors des mathématiques ces notions. Loin de faire écrouler les sciences, le théorème de Gödel a au contraire permis un saut qualitatif vers le haut, l’ouverture du nouveau paradigme dont la Systémique est le résultat plusieurs années plus tard. Il faut aussi citer Gödel contre le reproche fait au cercle vicieux apparaissant souvent dans les approches scientifiques : « Aucun tout ne peut contenir des éléments ne pouvant être définis que par des concepts contenus dans ce tout lui-même ». Ce que mettent à jour de possibles cercles vicieux, c’est le besoin d’avoir recours à un niveau supérieur plus fort pour résoudre le cercle vicieux. Avec A. Sokal, il est utile de préciser qu’il ne faut pas trop vite généraliser le théorème de Gödel, qui a été fait uniquement sur l’étude d’un système formel dans le domaine des mathématiques. Cependant, la mesure de la variété d’un système (voir plus haut II-4-1-e), montre que le terme souvent employé ici de « force » (au sens de Gödel) est pertinent. Il ne faut donc pas aller sur des considérations par trop philosophiques sur l’impossibilité de se connaître soi-même ou autres. Mais le fait est qu’un niveau supérieur chargé de fonctions de pilotage de niveaux inférieurs, nécessite bien une variété plus forte, et soit donc plus fort (possède des moyens plus forts) au sens de Gödel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ff6600;"&gt;III-1-3) Thermodynamique et théorie de l’information de Shannon :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La théorie de la thermodynamique est essentielle dans ce débat car elle a apporté plusieurs éléments qui ont été constitutifs par la suite de la Systémique. Il suffit de se rapporter au paragraphe (II-5-3) où il est exposé qu’un système est avant tout une structure dissipative en équilibre dynamique instable loin de l’état d’équilibre statique. La Systémique s’inscrit en apparence contre la 2° loi de la thermodynamique, car l’entropie d’un système fermé doit nécessairement augmenter au cours du temps. Cette contradiction n’existe pas car l’entropie globale augmente bel et bien en remontant assez haut dans les niveaux d’emboîtements des systèmes étudiés jusqu’au système global et donc effectivement fermé. En somme :&lt;br /&gt;- Il s'agit ici en général des systèmes dissipatifs et non seulement biologiques comme on pourrait le croire quelque fois.&lt;br /&gt;- La 2° lois de la thermodynamique n'est vraie que sur un système fermé.&lt;br /&gt;- Un système dissipatif est, par définition, un système ouvert, au sein d'un environnement avec lequel il échange de l'énergie/ matière/ information.&lt;br /&gt;- L'émergence de formes nouvelles par auto-organisation (néguentropie) au sein de ce système dissipatifs s'inscrivent bien dans la 2° loi de la thermodynamique par augmentation de l'entropie globale de ce système dissipatif + le système fermé le contenant (son environnement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette exception à la  2° loi de la thermodynamique n'est donc qu'apparente, c'est un ordre local qui apparaît au prix d'un désordre global (entropie) encore plus grand. On note d’ailleurs qu’un système dissipatif contribue activement à accélérer l’augmentation de l’entropie du système dans lequel il se trouve. Ainsi, un moteur à explosion va dégager la grande majorité de l’énergie consommée sous forme de chaleur perdue, les rendements thermodynamiques des systèmes ne dépassant jamais quelques pourcents. &lt;br /&gt;La théorie de la thermodynamique est doublement essentielle car elle est aussi le support de la théorie de l’information. Cette théorie est reprise par la Systémique comme expliqué en (II-2-1).  Il y est décrit qu’il existe plusieurs types de flux dans un système&amp;nbsp;: les flux de matières, d’énergies, et d’informations, clef des effets de rétro-actions avec ou sans retard et des fonctions de pilotages.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-7163529523178161186?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/7163529523178161186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=7163529523178161186' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/7163529523178161186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/7163529523178161186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/11/iii-thories-apparentes-ou-en-opposition.html' title='III) Théories alliées à la Systémique (1/9)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-8550691262762627033</id><published>2008-10-31T13:30:00.015+01:00</published><updated>2009-05-17T18:16:57.929+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Morin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Leibniz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gödel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Popper'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Régulation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Finalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Descartes'/><title type='text'>II) Présentation détaillée de la Systémique (8/8)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;II&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;-5-5) Conséquences des propriétés des systèmes :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;a)    Niveaux du réel et articulation de ces niveaux :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La conséquence principale des trois propriétés citées est de permettre d’expliquer la structuration en niveaux du réel et l’articulation de ces niveaux. Chaque niveau, s’appuie donc sur le niveau inférieur. Il supporte et a besoin (au sens de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Gödel&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;) du niveau supérieur pour « s’expliquer » au plan de sa finalité, intentionnalité ou téléonomie selon le débat. A nouveau cependant (&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;méfions-nous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; des simplifications trop cartésiennes !), la plupart des systèmes ne présentent pas des niveaux stratifiés clairement en couches successives, mais plutôt des enchevêtrements d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;inter-relations&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; complexes entre sous-systèmes…&lt;br /&gt;Le réel est ainsi plus complexe encore qu'une gigantesque poupée russe, fait d’une succession d’un nombre inconnu de niveaux de « réalités ». « Réalités » est mis ici intentionnellement entre guillemets car c’est bien de cela &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;qu&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;’il s’agit. Car lorsque vient l’étude de ces niveaux de réalités par les sciences, on assiste bien entre deux niveaux trop distants à l’établissement par les scientifiques qui les étudient de lois &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;complètements&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; différentes et indépendantes. Un exemple : les lois de la physique d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Einstein&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; par rapport aux lois du « monde » de la finance. Il s’agit bien de niveaux authentiques de réalités -bien réels-, mais tellement distants, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;qu&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;’ils n’ont plus rien à voir entre eux et sont (presque) totalement indépendants.&lt;br /&gt;On observe le même phénomène entre Théorie de la Relativité et Théorie &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Quantique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, ces deux théories sont en opposition car opérant à deux niveaux séparés du réel. Pour les réunir, il faudrait avoir recours à l’étude d’un système formel de niveau supérieur (voir ci-dessus), plus englobant, plus fort (au sens strict de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Gödel&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Leibniz&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; a construit un modèle à deux mondes, deux niveaux :&lt;br /&gt;1° niveau : le premier niveau est constitué des « replis » de la matière vue comme « composé à l’infini », complexe &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;dirait-on&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; de nos jours.,&lt;br /&gt;2° niveau : le second est constitué des « replis » de l’âme, vue comme « simple ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;K. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Boulding&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; a imaginé 8 niveaux découpés dans le réel :&lt;br /&gt;1° niveau : objets élémentaires de la physique (atomes, …),&lt;br /&gt;2° niveau : structures dynamiques naturelles ou artificielles, domaine de la mécanique,&lt;br /&gt;3° niveau : systèmes &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;auto-régulés&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; artificiels, domaine de la cybernétique,&lt;br /&gt;4° niveau : la cellule vivante, domaine de la biologie,&lt;br /&gt;5° niveau : la plante,&lt;br /&gt;6° niveau : l’animal,&lt;br /&gt;7° niveau : l’homme,&lt;br /&gt;8° niveau : la « &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;socio-culture&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais K. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Popper&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; en a imaginé trois :&lt;br /&gt;1° niveau : les objets physiques,  &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;matériels&lt;/span&gt;,..........................) similaires aux deux mondes&lt;br /&gt;2° niveau : les expériences subjectives ou états mentaux......) de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Leibniz&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; donnés ci-dessus&lt;br /&gt;3° niveau : les productions de l’esprit humain vraies ou fausses à la différence du monde des Idées de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Platon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ISO a normalisé 7 couches dans le monde des réseaux informatiques :&lt;br /&gt;1° couche : physique, codage électrique ou optique au niveau du bit d’information.&lt;br /&gt;2° couche : couche trame, des trames de bits sont constituées en transmission entre deux points.&lt;br /&gt;3° couche : paquets, ces trames contiennent des paquets d’informations que l’on peut commuter de commutateurs en commutateurs pour les acheminer, en assurant leur routage, entre deux utilisateurs sur le réseau.&lt;br /&gt;4° couche : transport, cette couche assure le transport de bout en bout des échanges entre les deux utilisateurs du réseau d’une manière transparente, indépendante des routes utilisées par la couche paquet.&lt;br /&gt;5° couche : session, une session de communication identifiable en tant que telle est crée entre ces deux utilisateurs, ce qui permet de faire des points de reprise de session en cas d’interruption de celle-ci.&lt;br /&gt;6° couche : présentation, cette couche assure la présentation –sur un écran par exemple- des informations dans un format directement compréhensible par l’application.&lt;br /&gt;7° couche : application, on arrive enfin à l’application informatique elle-même ou encore à l’utilisateur final derrière son poste de travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Systémique a défini un modèle archétype de l’articulation d’un système en neuf niveaux :&lt;br /&gt;1&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;er&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; niveau : le phénomène est identifiable&lt;br /&gt;2ème niveau : le phénomène est actif : il « fait »&lt;br /&gt;3ème niveau : le phénomène est &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;régulé&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;4ème niveau : le phénomène s'informe sur son propre comportement&lt;br /&gt;5ème niveau : le système décide de son comportement&lt;br /&gt;6ème niveau : le système mémorise&lt;br /&gt;7ème niveau : le système coordonne ses décisions d'action&lt;br /&gt;8ème niveau : le système imagine et conçoit de nouvelles décisions possibles&lt;br /&gt;9ème niveau : le système se &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;finalise&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;A noter : à partir du 5° niveau on passe de l’appellation « phénomène » à celle de « système », les niveau inférieur ne méritant pas en effet la dénomination de système au sens propre du terme de la systémique.&lt;br /&gt;Tous ces découpages pouvant se discuter et critiquer à loisir, mais chacun se rejoignant sur l’idée d’un réel ordonné et hiérarchique. Ces découpages sont à prendre avec précautions, comme ils doivent l’être, c’est à dire comme des outils de pensée, des modèles, avec leurs limites et leurs dangers d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;enfermements&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; caricaturaux. En effet la nature -comme on vient de le voir- présentant souvent des niveaux en réseaux, voir &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;multi-hiérarchiques&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;b)    Effets de bords et effets pervers :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’une des conséquences des propriétés des systèmes s’exprime sous le nom d’effets de bord ou encore d’effets pervers. Un système artificiel, dès lors &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;qu&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;’il s’imbrique dans un système de niveau supérieur -à côté d’autres systèmes du même niveau – ou lorsqu’il est mis en réseau, peut influencer d’une manière imprévue les autres systèmes. Ces influences peuvent être qualifiées de simples effets de bord lorsqu’ils sont jugés &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;gérables&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; et prévisibles. Ils peuvent être qualifiés d’effets pervers, lorsqu’ils sont imprévus, agissant sur un périmètre mal contrôlé, ou encore issus d’une boucle rétroactive inattendue. En effet, surtout pour les systèmes artificiels de grande taille, il est important de prévoir ces effets de bord. Ces effets de bords sont à l’origine de la complexité de toutes les tâches ou activités d’intégration au sens large du terme. Ainsi des sous-systèmes fonctionnant parfaitement séparément, peuvent aboutir à un système aux comportements aberrants, incompréhensibles, une fois les sous-systèmes intégrés. De même un système naturel qui semble simple à appréhender lorsqu’il est étudié en pièces, éléments ou sous-systèmes séparés, acquiert un comportement incompréhensible, voir mystérieux à l’état naturel, c’est à dire intégré. Par exemple, c’est le cas d’un cerveau, chaque neurone étant (&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;semble-t-il&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; !) compréhensible, mais personne ne parvenant à véritablement comprendre le fonctionnement du cerveau complet à l’état vivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;c)    Destruction créatrice versus Création destructrice&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou « Vivre de mort, mourir de vie » (&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;Héraclite&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; cité par E. Morin dans La Méthode I) :&lt;br /&gt;Une autre conséquence importante des propriétés d’un système est que celui-ci ne peut souvent se maintenir en équilibre dynamique &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;qu&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;’au prix d’une construction ou production permanente de briques, éléments, ou sous-systèmes nouveaux pour compenser le vieillissement de ceux existants. Cela paraît relativement évident lorsque l’on observe n’importe quel être vivant. Mais le plus étonnant, et qui a été (&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;re&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;)découvert après &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;Héraclite&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; récemment, est que les systèmes ont aussi souvent besoin d’&lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;auto détruire&lt;/span&gt; des briques, éléments ou des sous-systèmes internes pour maintenir leurs équilibres dynamiques. Cette destruction, bien que paradoxale, est nécessaire à la survie soit en vue d’éliminer un sous-système peu ou plus adapté à l’environnement ou aux besoins du système, soit pour éliminer plus rapidement un sous-système en cours de vieillissement mais non encore mort par lui-même. Il enfin possible de voir un sous-système se faire éliminer après avoir servit à construire un ou plusieurs autres sous-systèmes, comme un échafaudage ou une machine-outil peuvent être enlevés après avoir soutenu la construction d’un bâtiment ou servi à la fabrication d’une machine. Cette destruction/ construction est un exemple typique d’approche dialogique nécessaire en systémique, différente des approches dialectiques, et inconnue des approches cartésiennes, nous y reviendrons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;d)    Référentiel relatif&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dernière conséquence des propriétés des systèmes et de faire appel à ce que l’on pourrait appeler d’une manière générale un référentiel relatif. En effet, tous ces aspects &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;multi-niveaux&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;emboîtés&lt;/span&gt;, hiérarchisés ou non, d’émergences, d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;équifinalité&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;Eco-Auto-Re-Organisation&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; des systèmes loin de l’équilibre, de dynamique, de variété, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;d'ergodicité&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, ou enfin de modèles jetables (réfutables !) découpés plus ou moins pertinemment dans le réel montre combien nous nous trouvons alors dans un référentiel très relatif et pour le moins instable.&lt;br /&gt;Comme on le verra plus loin, il nous faut donc abandonner –ô combien cela est déchirant !- beaucoup de constructions :&lt;br /&gt;·    le référentiel absolu cher à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;Platon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; (Idées Immuables) ;&lt;br /&gt;·    &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;Descartes&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; (la Tabula rasa et son « je pense » en point fixe) ;&lt;br /&gt;·    A. Comte (Sciences dures références absolues se passant de la métaphysique) ;&lt;br /&gt;·    &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;Marx&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; (dictature du prolétariat en finalité certaine de l’Histoire),&lt;br /&gt;·    et la rassurante dialectique idéaliste ou matérialiste binaire prétendant que l’opposition binaire de deux absolus (thèse/antithèse) nous permet de faire le tour complet d’une question/système ;&lt;br /&gt;Et bien d’autres, si confortables et rassurantes.  Il nous faut alors aborder les incertaines constructions sur pilotis s’enfonçant dans les sables mouvants de K. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;Popper&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; mais aussi de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;Kant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, ou encore la connaissance de la connaissance d’E. Morin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;e) Information limitée versus raison limitée ou rationalisme limité (« bounded rationality »)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans le cadre de la variété requise d’un système de pilotage qu’apparaît le concept de « raison limitée », « rationalité limitée » ou encore « d’horizon de connaissance ».&lt;br /&gt;Sous cette terminologie se confondent souvent deux choses différentes :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;l’information limitée sur laquelle s’exerce une rationalité efficace qui correspond au phénomène d’horizon de connaissance : rationalité limitée exogène. Ceci a été étudié en théorie des jeux, en particulier par J. Nash dans son mémoire : « Non-cooperative games. » (The Annals of Mathematics, 1951, 54(2):286–96). Certains acteurs dans le cadre d’un jeu mettant en relation plusieurs acteurs, pourront poursuivre une stratégie en fonction des informations limitées en leur possession, de ce qu’ils perçoivent des actions des autres joueurs par exemple. Celle-ci leur semblera bonne, croyant optimiser leur espérance de gain, alors qu’un observateur externe ayant la possibilité de voir tous les joueurs simultanément et ayant une parfaite connaissance globale de leurs jeux respectifs, comprendra que ces joueurs ne prennent pas les bonnes décisions et vont à leur perte. C’est une autre manière d’aborder l’adage « le tout est supérieur à la somme des parties ».&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la rationalité limitée (intrinsèquement) étudiée par H.A. Simon dans « Sciences des systèmes. Sciences de l’artificiel », où la raison de l’individu est insuffisante et commet des erreurs : rationalité limitée endogène. Cette limitation est liée au fait que la variété requise d’un centre de pilotage quelconque d’un sous-système au sein d’un système plus vaste, est inférieure à la valeur nécessaire (requise) pour parvenir à dominer ce sous-système piloté.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Cette situation est très courante dans les grandes entreprises où un manager ne disposant pas des informations  globales concernant la situation et la stratégie de son entreprise, sera réduit à utiliser celles disponibles, visibles, accessibles dans son horizon, et prendra des décisions qui lui sembleront optimales et rationnelles. Celles-ci pourront certes sembler bonnes à son niveau, voire correctes à court terme. Par exemple, ce manager donnera la priorité aux tâches demandant le moins de ressources, les plus rapides à exécuter à son niveau.  Malencontreusement, ces tâches faites en priorités pourront ne pas correspondre à celles réellement prioritaires vues du pilote du système englobant, le patron de l’entreprise dans notre exemple. Le résultat final, si de nombreux managers sont dans le même cas, pourra aboutir à une entreprise, un système, en ébullition, désordonné, incapable de suivre une stratégie stable, de poursuivre un but identifiable, anarchique, et sera condamné à mort assez rapidement. Enfin, cette raison limitée ne s’applique pas qu’à des managers ou à des êtres humains. On peut retrouver la même limitation dans les phénomènes de rejet en médecine, lors de greffes. Le (sous-)système immunitaire d’un patient ayant eu une greffe va entrer en action en fonction des informations locales limitées disponibles, interpréter celles-ci comme une attaque microbienne externe qu’il faut éliminer, déclenchant le rejet du greffon, alors que le patient lui-même (ici le système global)  souhaiterait naturellement voir réussir la greffe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-8550691262762627033?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/8550691262762627033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=8550691262762627033' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/8550691262762627033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/8550691262762627033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/10/ii-prsentation-dtaille-de-la-systmique_31.html' title='II) Présentation détaillée de la Systémique (8/8)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-2254239347159299919</id><published>2008-10-26T16:18:00.016+01:00</published><updated>2009-05-19T15:29:14.605+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Propriétés'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Morin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Moigne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Emergence'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réductionnisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Finalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Organisation'/><title type='text'>II) Présentation détaillée de la Systémique (7/8)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;II-5) Les propriétés d’un système :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0);font-size:130%;" &gt;II-5-1) Émergence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le principe d’émergence est au centre du discours systémique. La Systémique soutien, en opposition avec Descartes et le réductionnisme, que quelque chose de neuf, de nouveau, de supplémentaire émerge de l’organisation, des relations, de la structure, qui relient entre eux les différents composants (sous-systèmes) constituant le système étudié. Ce « quelque chose » n’est pas prévisible, calculable, intrinsèque, suite à une étude (analyse) des composants du système. Il ne faut pas confondre ici deux choses : l’émergence, telle que décrite ici, et le résultat « prévisible » (plus ou moins facilement) d’en groupe de composants. Ainsi, le comportement d’un être humain n’est pas déductible des organes le composants (foie, viscères,...), il est donc émergeant. Par contre, il est d’usage de prendre comme exemple le comportement -même statistique- d’un tas de sable donné comme « calculable », disons prévisible (bien que fort complexe en réalité !), à partir des qualités intrinsèques des grains de sables (mouillés, ronds, pente du tas de sable, etc.…).&lt;br /&gt;Cela ne signifie pas que ces « prévisions » ou « calculs » sont faciles et simples, bien sûr, car ils peuvent demander de grandes puissances de calculs mais, un algorithme existe (du moins en théorie…) qui permet de prévoir ce comportement. On n’est pas alors en face d’un système mais plutôt « d’un tas ». La différence entre ces deux cas tient à la densité des inter-relations. Ainsi le tas de sable n’est composé, que de grains quasi identiques entre eux, en inter-relations faibles (les frottements entre les grains), deux grains éloignés n’étant pas reliés. A l'inverse, tous les organes d’un être humains, mêmes éloignés, sont en interrelation très étroitement.&lt;br /&gt;Enfin, cette non-prévisibilité, cette impossibilité de calculer, n’as rien à voir avec le principe d’Heisenberg de la Théorie Quantique. Ainsi, nous sommes au cœur du concept, au centre du principe même de l’émergence en théorie des systèmes et le refuser revient à démontrer une incompréhension profonde de l’idée d’émergence. Même en considérant que chaque élément du système serait le plus simple possible, en allant jusqu’à le décomposer en « atomes » (monades !) non quantiques, on peut fort bien tomber sur des systèmes non calculables et non prévisibles du fait de leurs richesses et de leurs complexités d’inter-relations. Un bon exemple, travaillé par Poincaré, est le problème des trois corps tournants les uns autour des autres dans l'espace en gravité newtonienne -inutile d’avoir recours à Einstein-. Même si -par exercice de pensée mathématique- on part du principe que ces trois corps sont des points mathématiques que l’on peut situer (position et vitesse) aussi précisément que demandé, leurs trajectoires au bout d’un certain temps deviendront imprévisibles. Ce temps est d’ailleurs un paramètre du système enregistrable, dépendant directement du degré de précision des positions initiales mesurées. Plus la précision des positions et vitesses initiales sera précise, plus ce temps « d’horizon de la prédiction » s’allongera, mais il existera toujours. Seule une mesure infiniment précise des positions initiales pourrait -en théorie- faire reporter ce temps d’horizon de la prédiction à l’infini également.&lt;br /&gt;Ce qui est intéressant de noter ici, c’est que l’on retrouve une sorte de principe d’incertitude d’Heisenberg, par un fait que l’on pourrait qualifier de loi de la nature des systèmes mêmes.&lt;br /&gt;On retombe ici sur l’apparition du chaos, des « attracteurs étranges » et des fractals, dans un système. On retrouve aussi naturellement l’apparition de la flèche du temps sans avoir besoin d’avoir recours au petit diable de Laplace.&lt;br /&gt;Parmi les spécialistes travaillant sur le concept d’émergence, certains défendent l’émergence comme étant substantielle, d’autres non, en s’opposant quelque fois durement. Il est à noter que les tenants de l’émergence substantielle –qualifiée d’ailleurs alors de substance émergente- peuvent être assimilés à la Systémique comme le fait I. Prigogine décrivant l’émergence de structures, les cellules de convection de Bénard, dans un liquide soumis à un gradient de température, voir (II-5-2). Ceci est erroné car on peut accepter le fait qu’il y a bien deux types d’émergences : substantielle et accidentelle. On retrouve alors fidèlement les qualités aristotélicienne de substance et d’accident, aucun n’argument ne permettant de rejeter à priori l’émergence accidentelle comme non authentique, ou inacceptable aux yeux de la Systémique. Nous reviendrons sur ce débat en (III-2-1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0);font-size:130%;" &gt;II-5-2) L’intentionnalité versus la finalité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut pas confondre finalité et intentionnalité dans un système. Un exemple permet d’illustrer très simplement cette différence : l’intention d’une équipe d’ingénieur est de créer tel type d’avion, la finalité d’un avion (constat) est de voler.&lt;br /&gt;Avec l’intention, on constate une propriété affichée ou imposée à un système mais pas forcément réalisée par lui. Avec la finalité : « tout se passe comme si... » : propriété révélée par le comportement du système, optimisation d’une fonction objectif,... le système tends de lui-même à réaliser ou atteindre une ou des fonctions - objectifs.&lt;br /&gt;La non compréhension de la différence de ces deux concepts explique les débats entre vitalistes ou mécanistes, finalisme et téléonomie, tout particulièrement sur les systèmes vivants où il est difficile de séparer téléonomie simple et finalisme. En effet la finalité de l’avion à voler du fait de l’intention des ingénieurs qui l’on conçut ne pose pas débat, par contre celui-ci est posé avec les êtres vivants.&lt;br /&gt;Dans un système comme le pendule (similaire au problème des trois corps), on voit apparaître les phénomènes d’attracteurs étranges (fractals), sans qu’il soit possible de décréter que le pendule est soumis à l’intention d’un créateur de le faire converger vers cet attracteur étrange. Il existe aussi d’autres systèmes simples non créés intentionnellement et convergeant eux aussi vers un état qui semble « pré désigné » sans intention d’un inventeur. Ainsi, les cellules de convections découvertes par Bénard apparaissant spontanément dans une casserole remplie d’eau chauffée à feu doux, et présentant un certain gradient de températures, ne peuvent en aucun cas être le résultat d’une intention. Pourtant, l’eau converge spontanément vers cet état « final », plus exactement d’équilibre dynamique, si la température de la casserole reste dans une plage correcte.&lt;br /&gt;François Jacob va jusqu’à écrire : « &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;la reproduction d'un organisme est devenue celle des molécules qui le constituent. […]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Ce qui est transmis de génération en génération, ce sont les «instructions » spécifiant les structures moléculaires. Ce sont les plans d'architecture du futur organisme. Ce sont aussi les moyens de mettre ces plans à exécution et de coordonner les activités du système. Chaque œuf contient donc, dans les chromosomes reçus de ses parents, tout son propre avenir, les étapes de son développement, la forme et les propriétés de l'être qui en émergera. L'organisme devient ainsi la réalisation d'un programme prescrit par l'hérédité. A l'intention d'une Psyché s'est substituée la traduction d'un message. L'être vivant représente bien l'exécution d'un dessein, mais qu'aucune intelligence n'a conçu. Il tend vers un but, mais qu'aucune volonté n'a choisi. Ce but, c'est de préparer un programme identique pour la génération suivante. C'est de se reproduire. Un organisme n'est jamais qu'une transition, une étape entre ce qui fut et ce qui sera. La reproduction en constitue à la fois l'origine et la fin, la cause et le but. Avec le concept de programme appliqué à l'hérédité, disparaissent certaines des contradictions que la biologie avait résumées par une série d’oppositions : finalité et mécanisme, nécessité et contingence, stabilité et variation. Dans l'idée de programme viennent se fondre deux notions que l'intuition avait associées aux êtres vivants : la mémoire et le projet. Par mémoire s'entend le souvenir des parents que l'hérédité trace dans l'enfant. Par projet, le plan qui dirige dans le détail la formation d'un organisme. &lt;/span&gt;» (17, introduction).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;II-5-3) Eco-Auto-Re-Organisation des systèmes loin de l’équilibre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ici qu’interviennent dans l’étude des systèmes les phénomènes d’auto-organisation permettant d’éclairer le débat finalisme-intention, à condition de ne pas oublier les phénomènes d’émergences cités plus hauts.&lt;br /&gt;Ces aspects ont été particulièrement développés par E. Morin et JL Le Moigne.&lt;br /&gt;Loin de l’équilibre, signifie que le système n’est pas au repos, et est soumis à des flux d’énergies, informations et/ou de matières. Ces flux ne doivent pas être ni trop faibles ni trop fort, dans les limites de ce que peut « encaisser » le système. Dans cet état, le système se trouve probablement dans l’état qui lui est « le meilleur ». Ce dernier terme entre guillemets montre bien le penchant de l’être humain pour les termes finalistes…&lt;br /&gt;Dans ce régime, un système peut spontanément, sur des délais variables, se mettre à présenter des phénomènes de réorganisations internes. Ces réorganisations interviendront surtout si les natures ou les régimes des flux entrants ou sortants évoluent dans le temps, ceci, à nouveau, sans dépasser une plage admissible pour le système.&lt;br /&gt;Ces réorganisations internes peuvent provenir soit :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;li&gt;de l’apparition de nouvelles relations ou inter-relations entre ses sous-systèmes. Par exemple l’établissement de nouvelles synapses dans un cerveau réalisant un apprentissage.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;li&gt;d’une modification limitée de l’un ou de plusieurs sous-systèmes (qu'il faudrait alors à leur tour individuellement étudier en tant que systèmes).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;li&gt;D’une transformation en profondeur de l’un ou de plusieurs sous-systèmes aboutissant à l’apparition d’un sous-système réellement nouveau.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;A nouveau un exemple simple est l’auto-organisation des cellules de convection dans une casserole d’eau chaude. Aucun ingénieur n’est présent avec l’intention (intentionnalité) de les créer, et pourtant le système s’auto-organise spontanément en un réseau de cellules avec une structure typique en cellule d’abeilles.&lt;br /&gt;Cet état est instable, les cellules varient en permanence de taille et de forme, tout en restant proche de la section hexagonale. Une cellule peut presque même par instants disparaître pour quelques secondes, plus la température augmente et plus ces mouvements deviendront des soubresauts violents qui finiront par anéantir cette nouvelle (auto) organisation : le système est mort, il a explosé sous la trop grande intensité des flux auquel il a été soumis.&lt;br /&gt;Comme déjà évoqué en (II-3-3) au sujet de JL Le Moigne, Edgar Morin dit que l’organisation est en fait bien plus qu’une simple auto-organisation, mais est un processus de transformation permanente sur 3 registres imbriqués :&lt;br /&gt;«&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt; - celui de l’éco-organisation, qui est l’ouverture aux évolutions et à la diversité de l’environnement, éco-organisation qui est à la fois dépendante de l’environnement, mais aussi créatrice de son environnement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;- Ensuite l’auto-organisation, qui est le développement de l’autonomie, la capacité à élaborer et à mettre en œuvre ses propres projets, d’organiser ses modes d’action et ses processus pour s’auto-produire de façon adaptée aux contraintes et sophistications de l’environnement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;- Troisièmement, la ré-organisation qui est la transformation permanente assez subtile, entre le renouvellement et la reproduction, ré-organisation qui ne peut s’opérer qu’en complète symbiose avec l’éco et l’auto-organisation. ». (Evelyne Biausser, éditrice du dossier MCX XVIII, Une Pragmatique du « bien penser »&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;Ainsi l’éco-organisation consiste à s’adapter aux changements de l’environnement, et en retour à modifier celui-ci, de la bactérie qui va alcooliser son environnement en consommant le sucre contenu par celui-ci pour produire de la bière, jusqu’à l’homme et le réchauffement planétaire… qui devront ensuite s’adapter en retour aux changements de l’environnement pourtant provoqués par eux-mêmes. C’est le système actif.&lt;br /&gt;L’auto-organisation a été traitée plus haut, c’est le système dynamiquement stable.&lt;br /&gt;La ré-organisation qui consiste à détruire/ construire son organisation interne comme explicité plus bas en (II-5-4-c), c’est le système évoluant. On arrive alors à la phrase à méditer d’E. Morin : « &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;l’organisation est l’organisation de l’organisation &lt;/span&gt;».&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-2254239347159299919?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/2254239347159299919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=2254239347159299919' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/2254239347159299919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/2254239347159299919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/10/ii-prsentation-dtaille-de-la-systmique.html' title='II) Présentation détaillée de la Systémique (7/8)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-5255938127022231846</id><published>2008-10-11T17:51:00.013+02:00</published><updated>2009-05-19T15:28:16.302+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A. Kolmogorov'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gödel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Variété'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Organisation'/><title type='text'>II) Présentation détaillée de la Systémique (6/8)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;II-4-2) Organisation :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Il faut d’abord souligner combien le concept d’organisation a été flou dans le passé et, notamment, dans le langage commun. La Systémique parvient à une définition très précise avec reconversion de la finalité métaphysique sous la forme de l’ergodicité systémique.&lt;br /&gt;Selon R.A. Ochard en 1972, l’organisation d’un système est donc la collection de toutes les propriétés qui déterminent le comportement d’un système. Par propriétés, on désigne tout ce qui a été dit plus haut, à savoir : interactions, flux, sous-systèmes composants, ergodicité, etc...&lt;br /&gt;Plus précisément, dans l’organisation nous allons trouver les éléments suivants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;a) Structure :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une structure, c’est la somme des éléments (ou des sous-systèmes) et de leurs interrelations.&lt;br /&gt;Il ne faut pas confondre structure et organisation, une structure - dans la Systémique - fait partie d’une organisation et non l’inverse. Une structure est (relativement) stable. Voir le paragraphe II-2-1 pour une description plus fine de la structure. C’est un point essentiel de ce qui sépare structuralisme de la Systémique. Le structuralisme a - comme son nom l’indique - mis l’accent sur la structure en mettant de côté les aspects organisationnels plus larges et sans voir que la structure ne décrit pas la totalité de ce que l’on appelle un système en Systémique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;b) Niveaux - strates :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme déjà introduit en (II-3) avec la récursivité, on appelle niveau l’ensemble des sous-systèmes composants les systèmes. Pour un de ces sous-systèmes, on pourra à nouveau trouver un ensemble de sous-sous-systèmes le composant, ce qui constituera le niveau N-2 d’organisation de notre système de départ et ainsi de suite. A l’inverse, il est possible d’opérer vers le haut par le sur-système dans lequel se trouve le système. Enfin, il est noter qu’un sous-système peut être considéré comme de niveau N1 d’un certain point de vue et de niveau N2 d’un autre, formant un implexe en analogie avec la généalogie.&lt;br /&gt;Deux cas se présentent : niveaux ordonnés ou niveaux hiérarchiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;b-1) Niveaux Ordonnés&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le cas le plus simple donné plus haut. Un système d’ordre N sera alors plus globalisant que celui d’ordre N-1 et le contiendra logiquement. Une remarque : le niveau N aura tendance à être plus “ macroscopique ” que le niveau N-1, c’est à dire moins précis localement mais aussi plus général. Ces niveaux sont donc articulés entre eux, emboîtés, sans que l’on puisse encore dire qu’un niveau est « supérieur » à l’autre ou bien pilote un autre « inférieur » (voir b-2 ci-dessous). Par contre il est possible d’identifier une structure, une organisation à travers des niveaux ordonnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;b-2) Niveaux hiérarchiques :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les niveaux dits hiérarchiques sont par nature ordonnés. Cependant les niveaux hiérarchiques ajoutent une idée d’emboîtement vertical, un niveau donné étant rattaché, et surtout piloté par le niveau hiérarchique supérieur. Un niveau hiérarchique supérieur pourra se superposer, piloter, un ou plusieurs niveaux inférieurs.&lt;br /&gt;Au sujet de la hiérarchie des niveaux, un théorème capital a été démontré en 1931 par K. Gödel. Une structure de niveau N peut être plus forte (au sens mathématique) qu’une autre de niveau inférieur. Précisons : les sous-systèmes du système de niveau N sont des cas particuliers du système de celui-ci. On a besoin pour les situer, d’en connaître l’environnement constitué par définition, par le système lui-même. Cela revient à dire que le niveau N devient nécessaire à la saturation du niveau N-1. Ou encore, que les indécidables du niveau N-1 ne peuvent être résolus que par des moyens « plus forts » que ceux fournis par lui, et donc, qu’il faut recourir aux moyens du niveau N. Encore : les invariants (au sens de la théorie des groupes) du sous-système sont plus nombreux que ceux du système puisque qu’il est plus faible, certaines propriétés du système se transformant en variables exogènes pour le sous-système. Pour résoudre ces variables exogènes il faut construire ou découvrir le niveau N.&lt;br /&gt;C’est sur ce concept de niveaux forts englobant des niveaux faibles du théorème de Gödel qu’a été révolutionné le caractère hiérarchique des niveaux. Avec Gödel, il ne s’agit pas en effet d’une simple analyse des organisations comme on peut les trouver dans tous les livres de sociologie des organisations, mais bien d’une découverte essentielle servant directement à la Systémique. Nous reviendrons en (III-1-2) sur Gödel et ses liens de fait avec la Systémique.&lt;br /&gt;Enfin il faut se méfier d’une hiérarchisation un peu trop rapide des niveaux, par exemple en génétique les rôles respectifs de l’ADN et de l’ARN dans un noyau de cellule vivante ont été très vite hiérarchisés entre eux : l’ADN code, l’ARN sert de messager, or on s’est aperçu récemment que leurs rôles respectifs étaient beaucoup plus complexes que cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;b-3) Niveaux en réseaux&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces différents « niveaux » d’organisation peuvent s’interconnecter aussi en réseaux, et non seulement, en s’empilant ou en s’imbriquant comme les poupées russes, généralisant ainsi les implexes. Des inter-relations croisées peuvent ainsi s’entrelacer et s’enchevêtrer mutuellement. Rendant extrêmement complexe naturellement la compréhension et l’étude de tels systèmes. Malheureusement, la plupart des systèmes naturels sont organisés ainsi, expliquant, par là même, les difficultés des sciences de la vie en général à avancer, voir même à se faire admettre au statut de science au même titre que les mathématiques. Sans aller jusqu’à la biochimie, la chimie offre de multiples exemples d’interactions chimiques croisées complexes, faisant échouer pendant longtemps toutes possibilités de maîtrise par l’homme de ces processus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;b-4) Niveaux multi-hiérarchiques &lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour être complet il faut combiner les niveaux simplement hiérarchiques où chaque niveau N est coiffé par un seul niveau N+1, avec les niveaux en réseaux. Il est en effet possible (et courant dans la nature) de trouver qu’un niveau N peut être coiffé de plusieurs niveaux N+1 en inter-relations entre eux (eux mêmes en réseau). Ainsi par exemple, l’individu être humain (niveau N) sera coiffé de plusieurs niveaux supérieurs N+1 inter agissants les uns sur les autres (société, psychologie, culture, etc. …). Dans une grande entreprise, il est utile d’identifier au-delà de la hiérarchie officielle (l’organigramme officiel), les organigrammes officieux où l’on trouvera un second, troisième, etc.… réseaux d’influences hiérarchisés internes ou externes à l’entreprise.&lt;br /&gt;Une application de l’identification de niveaux a été trouvée en sociologie par exemple par le pouvoir de « décision » que possède un niveau sur un autre, ou encore en gestion avec les modules de pilotage. Cette idée est même employée par comme définition par J. Eugène. Ce qui nous amène à la :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;c) Coordination et Pilotage &lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est en effet nécessaire pour qu’un système puisse « fonctionner » correctement, que tous les sous-systèmes qui le composent s’intègrent en un tout, agissent de concert, en bref, se coordonnent entre eux. Pour atteindre cette intégration, un chef d’orchestre peut être requis. Ce rôle ne peut être rempli que par le système lui-même, c’est-à-dire par le niveau N par rapport aux niveaux N-1. Le système doit alors être hiérarchisé et surtout organisé. Le niveau N doit être plus fort (au sens de Gödel) que le niveau N-1. Le niveau N doit présenter la variété requise pour « gérer » le niveau N-1 comme l’a démontré R.W. Ashby et A. Kolmogorov (voir (II-4-1-e)). On peut alors voir apparaître un système spécialisé dans le pilotage des systèmes peuplant les niveaux inférieurs. Ce système présentant nécessairement un niveau de variété supérieur à ceux des systèmes qu’il pilote, cela signifie que ce système doit présenter un niveau de complexité supérieur. On voit apparaître trois conséquences :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;On retrouve par une autre approche le théorème de Gödel, comme dit plus haut le système pilote doit être en effet plus fort que les systèmes pilotés.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le système pilote présentant une complexité/variété encore plus grande que les systèmes pilotés par lui, aura lui-même besoin d’être piloté à son tour. Ceci explique l’apparition de couches successives au-dessus du système pilote précité, dans un emboîtement (voir enchevêtrement par inter-relations) toujours plus complexes et difficiles à comprendre. Ainsi par exemple, le cerveau humain forme un système extrêmement complexe « pilotant » l’organisme, ce système nécessitant des systèmes aux niveaux supérieurs -tels que systèmes sociaux, psychologiques, spirituels, etc.…- pour parvenir à fonctionner.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;d) Variété versus spécialisation &lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme vu plus haut, la variété d’un système est le nombre d’états (de configurations) possibles que peut prendre ce système. C’est l’inverse de la spécialisation d’un système. C’est cette variété qui va permettre au système de répondre plus souplement, plus richement, aux changements son environnement, en un mot de s’adapter à celui-ci.&lt;br /&gt;Toute la théorie de la sélection de Darwin repose sur ces deux notions antagonistes. En effet, pour qu’un système vivant survive, c’est-à-dire reste dans son domaine d’ergodicité, il faut qu’il soit adapté à son environnement. Il devra présenter une palette de réponses, de comportements, de programmes, potentiels, en nombre suffisant (et donc une variété suffisante), pour pouvoir supporter les changements qui affectent son milieu. Par contre pour survivre d’une manière la plus optimum dans un environnement donné et suffisamment stable, un système devra se spécialiser –et par la même perdre de sa variété- risquant de ne pouvoir se réadapter en cas de changement de son environnement.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-5255938127022231846?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/5255938127022231846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=5255938127022231846' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/5255938127022231846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/5255938127022231846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/10/ii-prsentation-de-la-systmique-6.html' title='II) Présentation détaillée de la Systémique (6/8)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-5693550798679939139</id><published>2008-10-04T18:50:00.015+02:00</published><updated>2009-08-24T17:50:33.337+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A. Kolmogorov'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Leibniz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ergodicité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Stabilité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Variété'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Régulation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Constructivisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Equilibre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Equifinalité'/><title type='text'>II) Présentation détaillée de la Systémique (5/8)</title><content type='html'>&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;II-4) Les caractéristiques d’un système :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;II-4-1) Stationnarité- Stabilité:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;a) Ouvert/Fermé :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Un système se trouve évoluer au milieu d’un environnement qui lui est extérieur. Entre le milieu intérieur du système et cet environnement, il peut se produire des échanges de matières, d’énergies ou d’informations sous diverses formes et sous divers volume ou intensité. Un système sera dit fermé s’il n’y a aucun échange avec son milieu (les Monades « à volets clos » de Leibniz). Un système sera dit ouvert s’il existe des échanges avec son environnement. C’est en fait le cas de tous systèmes dignes de ce nom, en effet un système fermé est soumis à la loi de l’entropie et se dégrade plus ou moins rapidement vers un désordre de plus en plus prononcé pour être amené à disparaître tôt ou tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;b) État d’Équilibre :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;État dans lequel les entrées et sorties d’un système sont constantes dans le temps. Remarque : seul un système fermé peut se trouver dans un état d’équilibre vrai. Un système ouvert pourra se trouver d’une manière transitoire en équilibre, on parle alors d’équilibre dynamique. Une toupie à l’arrêt sera en équilibre vrai – ou équilibre stable –, une toupie en rotation sera en équilibre dynamique. En fait, tout système ouvert ne pourra se trouver en équilibre dynamique que par le jeu de flux de matières, énergies ou informations entrant ou sortant en permanence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;c) Domaine de stabilité :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si, avec d’autres entrées et sorties, l’état du système tend dans le temps vers un état d’équilibre on dit que le système est stable. Si ces conditions sont satisfaites seulement pour certaines valeurs initiales, on parle de domaine de sensibilité aux conditions initiales. La théorie montre que, dans ce cas, le système doit comporter au moins une boucle de rétroaction, il est régulé.&lt;br /&gt;Remarque : si un système ouvert ne peut être en état d’équilibre, il peut cependant être stable pourvu que sa régulation soit suffisamment efficace pour le faire tendre vers cet état d’équilibre. Certains parlent alors d’équilibre dynamique (voir b ci-dessus).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;d) Ergodicité : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par extension, tous les processus systémiques devenant indépendants au cours du temps de l’état initial du système, sont qualifiés d’ergodique. De tels systèmes obéissent alors à une loi de développement primant sur l’état initial, où les entrées perturbatrices transitoires (du moins dans certaines limites) seront résorbées ou absorbées par le système qui reviendra alors à son « régime » précédent. De même, on pourra définir un domaine d’ergodicité correspondant à un domaine de valeurs des entrées et sorties du système ou celui-ci est ergodique. D’autres valeurs amenant une évolution différente par une loi de développement différente. Enfin, il faut citer la durée d’ergodicité, qui peut être en effet transitoire, et la vitesse de retour à la « norme » du système après perturbation. Il faut aussi signaler qu’un système peut posséder plusieurs domaines d’ergodicité. Un exemple de domaine d’ergodicité peut être trouvé dans la croissance d’un jeune être vivant. Une maladie ralentira la croissance, mais les courbes de taille repartirons après celle-ci jusqu’au rattrapage du retard pris. Le retard de croissance est ainsi compensé. Si, par contre, la maladie est trop grave ou trop longue, le rattrapage après guérison ne sera que partiel, un retard permanent résiduel subsistant à l’âge adulte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;e) Variété :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La variété d’un système est le nombre d’états différents que peut présenter ce système. Elle se mesure comme l’entropie et l’information, en nombre de bits. Soit N le nombre d’états possibles d’un système S, sa variété V est : Vs = log2 N. Ainsi un système présentant 100 états possibles aura une variété Vs = log2 100, soit V = 6,64. Plus le nombre d’états possibles augmente, plus la variété du système augmentera, donnant une mesure exacte de l’information contenue dans celui-ci. Au contraire, plus l’entropie augmente, plus l’information diminue, et plus le nombre d’états possibles pour le système diminuera et, avec, la variété du système. La caractéristique de variété d’un système fourni un véritable outil de mesure de la complexité de celui-ci. A. Kolmogorov a introduit une mesure de la complexité d’un système en mesurant celle de sa plus courte description. Introduite par l’informatique ceci revient à mesurer la longueur du programme capable de générer le système étudié, c’est à dire le nombre de bits de ce programme. La mesure de la complexité d’un système s sera notée K(s). Ces propriétés ont permis d’écrire les programmes de compression de données en informatique. La plupart des informations enregistrées présentent des redondances ou des répétitions, autrement dit la valeur K(s) des programmes les décrivant est nettement plus faible que leur longueur brute. Ainsi lorsqu’on écrit « cent 0 » cela est plus court à écrire que l’écriture brute de cent fois le chiffre « 0 » et cela sans perte de sens, d’information. Dans la pratique le calcul de K(s) est le plus souvent approximatif et, dans certain cas, impossible, notamment pour les systèmes très complexes, et donc où K(s) est très élevé. Léonid Levin a complété A. Kolmogorov par la mesure m(s) de la probabilité d’occurrence d’un système (programme) en fonction de K(s). L. Levin a montré que plus K(s) est élevé, plus la probabilité m(s) de trouver le système correspondant est faible. Ceci est conforme à l’intuition : les systèmes simples sont plus nombreux que les systèmes complexes. L. Levin explique par effet de bord l’attirance pour les approches réductionnistes : la puissance de l’esprit humain étant limitée, nous tentons de découper les systèmes complexes en plus petits systèmes plus probables, avec un K(s) plus faible, afin de pouvoir les comprendre. Elle justifie par ailleurs longtemps après G. d’Occam, son fameux rasoir : le rasoir d’Occam. Entre deux hypothèses, l’une complexe et l’autre moins, le rasoir d’Occam choisi celle la plus simple. Cette approche empirique, pragmatique, peut se justifier car l’hypothèse la moins complexe, donc avec un K(s) plus faible, présentera une probabilité m(s) plus élevée. Cela ne permet en rien de d’assurer la justesse de celle-ci, mais en l’étudiant en priorité le chercheur tend à accélérer ses travaux car c’est elle qui, statistiquement, sera la plus probable. On ici en quelque sorte sur une version faible du cartésianisme, considéré comme simple outils, étape du travail du scientifique, outils qu’il peut choisir d’utiliser ou non, mais non référence absolue de ce scientifique : c’est l’utilisation de la réduction comme outils, sans être réductionniste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;f) Régulation :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assurée par les rétroactions qui ont lieu à l’intérieur du système ainsi qu’entre celui-ci et l’extérieur, l’environnement. La régulation exprime quelque fois un pilotage du système par un autre système appelé sur-système pilote, en fonction d’un but prédéfini comme on l’observe dans des systèmes artificiels ou encore naturels. Exemple : régulation de la température du corps en fonction du but qui consiste à éviter de dépasser une plage de températures fatales à l’organisme. Cette régulation est alors ergodique. La constatation d’une régulation amène au débat sur la finalité du système, débat qui ne pose aucun problème pour les systèmes artificiels, mais qui fait problème pour beaucoup de scientifiques positivistes quand il s’agit des systèmes naturels abordés ci-dessous. La régulation se fera par un système de niveau supérieur, ou pourra être considérée réalisée par le système lui-même, on parlera alors d’auto-régulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une précision sur laquelle nous reviendrons : on voit souvent des débats et oppositions violents en économie et en politique entre régulation et auto-régulation, le premier soutenu plutôt par des positions dites de gauche (socialistes voire anti-capitalistes), et le deuxième par des positions dites de droite (libéraux, Hayek). On comprend ici la stérilité de ces débats : un système, naturel ou artificiel, doit être régulé d'une manière ou d'une autre, sinon il courre à sa disparition pure et simple. Il doit donc être munis d'un (central, et poussé à l'extrême le centralisme marxiste) ou de plusieurs (décentralisation, subsidiarité, et poussé à l'extrême le libéralisme) systèmes de pilotages. Ces débats entre auto-régulation ou non vient donc de positions idéologiques très théoriques créées par la non-compréhension d'une part de ce besoin impératif de pilotage, et d'autre part par l'absence de prise de conscience de la nécessite de la phase de découpe arbitraire et à risque -la preuve en est la violence de ces débats- du système à étudier, ou encore du point de vue adopté par le chercheur, par la modélisation qu'il construira.. Selon que l'on mettra ou non le (ou les) système(s) de pilotage(s) dans le système étudié, il sera alors de facto vu comme auto-régulé, ou bien régulé de l'extérieur, mais il faut bien comprendre ici que l'on plutôt face à une artefact de l'approche adoptée plutôt que face à un vrai débat.&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;g) Équifinalité :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l’ergodicité, nous avons vu qu’un système ouvert peut atteindre un certain état stationnaire, car alors le système ne variant plus, peut sembler indifférent au temps, et cela quel que soit l’état de départ et le chemin suivi pour y parvenir (dans le domaine d’ergodicité). Il est démontré, par contre, qu’un système fermé ne peut remplir ces conditions d’ergodicité, la deuxième loi de la thermodynamique s’appliquant alors, le système se désagrège continûment vers une entropie (désordre) maximale, équilibre véritable mais non état stationnaire. Une image de cet état d’équilibre sur entropie maximum est chez un être vivant la mort, état qui n’a rien n’à voir avec l’état ergodique dynamique de ce même être lorsqu’il était vivant. L. Von Bertalanffy [BERTALANFY, 1955, p76] et J. Eugène [EUGENE, Jacques, 1981, p67] qualifient d’équifinalité ce phénomène. Le seul cas où une finalité est admise clairement est celui de systèmes artificiels (de main d’homme). Il s’avère qu’il est possible de donner une définition physique d’un sujet qui est considéré par les cartésiano-positivistes comme relevant du finalisme métaphysique ou preuve du vitalisme comme on disait au XIX° siècle. On peut citer par exemple “ l’entéléchie ”, sorte de démon (un peu comme celui de Maxwell) qui s’arrangeait pour que l’être étudié retrouve un état final prédestiné. Autre exemple, l’Essence de l’œuf est de devenir poule, explication n’expliquant rien en réalité puisque simplement tautologique. En effet dire que le propre (l’essence) de la pierre est d’aller vers le bas n’explique ni le pourquoi de la chute ni la loi suivie par celle-ci, ni même n’apporte le moindre éclaircissement sur le sujet puisque la même pierre ne tombera plus lorsqu’elle se trouvera dans un autre environnement (en état d’apesanteur par exemple). Par contre, comme on le verra plus tard, le concept d’Essence manié avec prudence et rigueur peut être recadré et réutilisé par la Systémique. Enfin le concept de finalité –même pour les systèmes naturels ou les êtres vivants- peut (doit ?) être intégré clairement pour la Systémique, (voir Constructivisme en (III-2-13)) dans une optique nommée projective : le système naturel démontrant une ergodicité peut être pensé comme poursuivant un projet. Cette approche est projective pour le Constructivisme, et revient à accepter délibérément le caractère finaliste de cet être vivant. A nouveau la Systémique rejoint Aristote sur ce point. La finalité du système est alors étudiée en tant que telle, sans fard et sans complexe positiviste, quitte à considérer cette approche comme un outil utile et pratique. Pour être complet, il faut préciser ici qu’il existe deux sortes de Constructivismes (qui complètent la Systémique) :&lt;br /&gt;· l’ontologique qui voit des systèmes finalisés poursuivant des projets dans la nature, et&lt;br /&gt;· le modélisateur qui ne voit ces systèmes finalisés projectifs que dans les modèles construits par le chercheur, sans préjuger de leur existence dans la nature, le réel. Dans ce cas tout ce qui a été dit ci-dessus doit être décliné sur les modèles construits à propos de l’objet naturel étudié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarque :&lt;br /&gt;Equifinalité et ergodicité sont liés, comme l’explicite H. Zwirn : « &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Quels que soient les moyens théoriques et techniques dont on disposera, quel que soit le temps qu’on acceptera de passer sur une prédiction, il existera toujours un horizon temporel infranchissable de nos prédictions. […] Le phénomène de sensibilité aux conditions initiales nous dit que l’erreur initiale s’amplifie exponentiellement avec le temps. Il en résulte que plus les prédictions qu’on souhaite obtenir sont lointaines, plus il est nécessaire d’augmenter la précision avec laquelle on se donne les conditions initiales. » (H. Zwirn, « Les limites de la connaissance &lt;/span&gt;», Ed. Odile Jacob). D’un côté il y a un horizon de la prédiction, contrairement à ce que pensait Laplace. De l’autre côté, la croyance qu’en augmentant indéfiniment et jusqu’à son extrême la précision de la mesure, on augmente proportionnellement l’horizon de la prévision est inexacte dans la mesure où :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;d’une part on se heurte –avant même d'atteindre les niveaux de l’incertitude quantique- au bruit ambiant de la mesure, à la précision de l’instrument de mesure, et à la possibilité de reproduire à l’identique deux fois les mêmes conditions de départ (du moins avec la même précision).&lt;/li&gt;&lt;li&gt;d’autre part cela revient à ignorer précisément les phénomènes d’équifinalités, où s’il on peut dire, il est possible de prendre le problème par l’autre bout en renonçant à améliorer la précision des conditions de départ. Au contraire, il suffit alors de prendre en considération les plages d’équilibres dynamiques ponctués « finales » du système (ses différentes équifinalités), pour remonter là eurs domaines d’ergodicités correspondantes au niveau des conditions de départs. C’est ce que l’on appelle les attracteurs étranges, où pour certains domaines d’ergodicité des conditions de départ on arrive à certains domaines d’équilibres finaux « comme si » ceux attiraient ceux-là. A un certain nombre de domaines d’ergodicités, correspond certains domaines d’équilibres en équifinalité. Inversement en remontant depuis un domaine d’équifinalité particulier (un domaine de stabilisation du système au bout d’un certain temps) on peut remonter à un certain nombre de domaines de conditions initiales correspondantes dites ergodiques.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-5693550798679939139?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/5693550798679939139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=5693550798679939139' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/5693550798679939139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/5693550798679939139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/10/prsentation-dtaille-de-la-systmique-5.html' title='II) Présentation détaillée de la Systémique (5/8)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-2637635158687355816</id><published>2008-09-28T22:53:00.013+02:00</published><updated>2009-06-01T16:30:53.798+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Morin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vico'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Popper'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Moigne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bachelard'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Descartes'/><title type='text'>II) Présentation détaillée de la Systémique (4/8)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;II-3-6) Formalisation et modèles&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt; :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On ne peut parler de Systémique sans parler de formalisation. Les différents formalismes préexistaient à la Systémique mais sont employés par elle méthodiquement et consciemment, notamment en établissant des analogies avec le réel par l’intermédiaire de modèles. L’analogie est un outil pour la Systémique, encore une fois en opposition avec Descartes qui la combattait comme incertaine, ou relevant d’une pensée archaïque et magique qu’il fallait éliminer. Le malentendu a duré longtemps, l’utilisation systématique des modèles et des analogies, dégagés de toute confusion avec une pensée primitive, se faisant dans le dernier tiers du XX° siècle.&lt;br /&gt;Il existe plusieurs types de modèles, dans le cadre de processus de modélisations bien définis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;a) Types de modèles :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Modèle verbal (premier modèle mis sur pied par le chercheur). Ce modèle intuitif est le plus proche de la pensée primitive ou instinctive, où le chercheur explore une idée incertaine voire fugitive.&lt;br /&gt;Modèle abstrait en langage symbolique, exemple : mathématiques, physique, ... Avec ce modèle, le chercheur passe à un stade de consolidation où ce modèle sera l’outil permettant d’explorer les divers aspects de l’hypothèse travaillée, ses contours, conséquences, réactions, pouvant susciter d’autres pistes le cas échéant. Cet outil permettra de faire « vivre » le système exploré.&lt;br /&gt;Maquette sur matériaux, sur plastique, sur ordinateur … A ce stade il s’agit de tester dans des conditions les plus réelles possibles le système étudié. Un modèle abstrait n’est jamais à l’abri d’erreurs, quelques fois importantes, qu’une maquette révèlera plus facilement. Le dernier stade de la maquette sera le test en réel (prototype, échantillons, analyses statistiques,…)&lt;br /&gt;Schématisation, langage pictographique : AMS (Analyse Modulaire des Systèmes), organigrammes, ... qui sont autant de formes de langages possibles, assimilables aux modèles abstraits.&lt;br /&gt;Autres modèles, ... Buts des modèles :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Modèles cognitifs : compréhension du système.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Modèles normatifs : optimisation en fonction d’un projet, et mesures précises des performances, réactions, comportements, dimensions, du système étudié.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Modèles prospectifs : description des formes d’avenir possibles du système en fonction d’entrées différentes, d’états de départs, de variables internes, de l’environnement, ....&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;b) Processus de modélisation :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Découpe - malheureusement arbitraire - dans le réel du système à étudier&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;C'est à dire découpe arbitraire dans le réel perçu, plus exactement dans l'ensemble des phénomènes que nos sens  outillés ou non peuvent percevoir.&lt;br /&gt;Une note importante ici : le mot découpe est ici volontairement mal choisi. Il s’agit aussi bien à ce stade qu’aux suivants de construire (voir III-2-13 Constructivisme) en fait le système scientifique à étudier. Comme le dit Jean Ullmo en citant d’ailleurs Bachelard : « l&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a Science choisit le réel, choix actif d’objets scientifiques construits (et non choix passifs parmi une réalité donnée), réel opératoire projeté par l’esprit pour s’égaler aux phénomènes &lt;/span&gt;». En passant, il faut aussi remarquer la complète opposition de la Systémique, et en particulier du Constructivisme, avec les classiques sur ce point puisqu’il n’y a plus alors ni “ Réel Donné ” immédiat, ni de “ Vérité Absolue ”, comme le soutiennent les positivistes avec Descartes dont la méthode consiste « à ne jamais reconnaître une chose pour vraie que je ne la connaisse évidemment pour telle ». Le critère « d’Évidence » -typiquement cartésien- étant des plus dangereux, peu clair et contestable, car dépendant en réalité des à priori culturels, religieux, psychologiques, etc… en bref, du point de vue de l’intéressé.&lt;br /&gt;Cette découpe pourra se faire selon plusieurs perspectives :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;en fonction de la finalité du sujet/objet étudié (téléonomie) : quelle est sa fonction ? Quel est son projet ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;en fonction de l’historique du sujet/objet étudié : quelle est la genèse du système ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;en fonction du niveau d'organisation : quelle est la place du système par rapport aux autres ou par rapports au sur-système ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;en fonction de la structure globale : dans quel type de niveau se trouve-t il (simple, hiérarchisés, en réseau, fractals,…) ?&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Ces perspectives multiples doivent se faire selon deux principales approches :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;par différents axes d’attaques, points de vue, ou différentes tentatives de découpes. Au lieu de « voir » l’objet d’étude comme imposé, donné, il s’agit au contraire de choisir sous quel angle nous allons l’étudier, sous quel critère qualitatif. Ainsi, on peut choisir d’étudier l’espèce canine sous les aspects de mammifères, de cellules vivantes animales, de système de meutes organisées et hiérarchisées, dans son rapport avec l’être humain, etc… C’est la dialogique d’E. Morin. Ces différents axes volontairement multiples sont ici naturellement en opposition avec les approches cartésiennes où l’on prendra l’unique axe consistant à expliquer le niveau supérieur par le niveau inférieur, sans même avoir conscience que l’on opère une découpe de l’objet d’étude dans le réel.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;par la prise en compte du fait que cette découpe se fait du point de vue du chercheur particulier, et aboutit à un modèle lui-même fait à partir de ce point de vue. Comme le dit J.L. Le Moigne, le modèle se fait donc à partir de ce point de vue et non à partir du modèle.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;par une réflexion non plus sous la forme d’oppositions binaires tout/rien, avant/après, blanc/noir, ouvert/fermé, de sauts qualitatifs brutaux propres à la dialectique –quelle soit idéaliste ou matérialiste- et que l’on pourrait aussi bien écrire sous la forme de « di-alectique » à cet égard ; mais par une réflexion de différenciations progressives pouvant déclencher des équilibres dynamiques ponctués non-linéaires issus de co-organisation de sous-systèmes en coopétitions. On retrouve à nouveau la définition de la dialogique d’E. Morin.. Je reviendrais plus loin sur la double approche multiple qui vient d’être décrite.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Identification et classification des éléments constitutifs par leurs propriétés, classes, groupes,...etc. On essaye dans la mesure du possible de ne rien ignorer, mais l’on peut aussi volontairement laisser de côté certains éléments pour les besoins de simplification, encore une autre opposition à Descartes.&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Identification et classification des interrelations avec la même remarque.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Incubation/Saturation puis Illumination/Inspiration -au sens de Hermann von Helmohlz- qui peut arriver à n’importe quel moment, rapide ou très lent, tenir du génie ou être complètement invalidée par la suite du processus.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Induction/ généralisation par remplacement du modèle par un autre plus universel, si cela est possible. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Déductions tirées de ce modèle en vue de vérifications expérimentales répétables et vérifiables. C’est le réel considéré comme seule référence,… malgré toutes les difficultés soulignées en (II-3-5). Ceci renvoie à l’approche empirique que Karl Popper a analysée en détail dans ses ouvrages sous le vocable mal traduit en français de « falsification », en fait réfutation, d’une théorie. On aborde aussi ici, avec l’informatique, les domaines des simulations en tous genres. Apparaît ici le besoin d’un nouveau critère de démarcation « à la Popper » des modèles, sur lequel nous reviendrons.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Bouclage du processus a toutes les étapes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut insister sur le fait qu’un certain degré de simplification, s’il est explicité correctement, peut intervenir pour rendre le modèle plus compréhensible.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Enfin on sort de l’éternel débat Induction versus Déduction puisque les deux sont délibérément utilisés, c’est la synthèse.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Remarque : certains philosophes structuralistes se sont focalisés sur la « déconstruction » du réel :    J. R. Searle, Deleuze, Derrida,… en ayant tendance à considérer comme quelque chose d’essentiel, ce qui n’est qu’une étape obligatoire du processus de modélisation (voir « découpe » en tête de ce paragraphe). Ce qui frappe ces philosophes, c’est l’étape où il est en effet nécessaire de se sortir, se détacher du « Réel Donné » pour prendre une attitude plus neutre, plus élevée, en d’autres termes plus scientifique, pour être capable d’analyser méthodiquement et choisir intelligemment (retour à l’intuition) quelle partie du réel doit être étudiée et modélisée. Cette étape du travail a probablement fasciné ces philosophes parce qu’elle est la plus proche –en apparence avec la « tabula rasa »- de la méthode Cartésienne. Mais la Systémique la resitue comme une première étape, dans un cadre beaucoup plus large et qui va surtout beaucoup plus loin. C’est en effet sur ce point précis que l’opposition entre Descartes et Vico est la plus nette et la plus violente. Descartes se focalise, Popper de même plus tard, sur la recherche du vrai et la validation, ou plus exactement réfutation, des théories scientifiques. Au contraire Vico souhaite rétablir l’équilibre entre la phase créatrice, imaginative, en bref inductive et la phase de validation/réfutation des théories imaginées. Nous reviendrons ultérieurement sur ce point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;II-3-7) Exemple de modèle : la norme ISO/IEC 15288&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt; :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’IEC et l’ISO ont bien compris l’importance de la Systémique en éprouvant le besoin de normaliser pour les besoins de l’industrie, des services, etc.… les systèmes, types de systèmes, organisations, etc.… qui peuvent exister dans les entreprises. Un exemple ici concerne le modèle des processus techniques à cycles de vies de l’Ingénierie des Systèmes (l’Ingénium cher à G. Vico et Vinci !) que l’on peut trouver dans l’organisation d’une entreprise :&lt;br /&gt;·    Processus d’Entreprise :&lt;br /&gt;o    Processus de management de l’environnement de l’entreprise&lt;br /&gt;o    Processus de management de l’investissement&lt;br /&gt;o    Processus de management des processus de cycles de vie du système&lt;br /&gt;o    Processus de management des ressources&lt;br /&gt;o    Processus de management de la qualité&lt;br /&gt;·    Processus Contractuels :&lt;br /&gt;o    Processus d’acquisition&lt;br /&gt;o    Processus de fourniture&lt;br /&gt;·    Processus de Projet :&lt;br /&gt;o    Processus de planification du projet&lt;br /&gt;o    Processus d’évaluation du projet&lt;br /&gt;o    Processus de pilotage du projet&lt;br /&gt;o    Processus de décision&lt;br /&gt;o    Processus de management des risques&lt;br /&gt;o    Processus de gestion de configuration&lt;br /&gt;o    Processus de management de l’information&lt;br /&gt;·    Processus Technique :&lt;br /&gt;o    Processus de définition des exigences des parties prenantes&lt;br /&gt;o    Processus d’analyse des exigences&lt;br /&gt;o    Processus de conception de l’architecture&lt;br /&gt;o    Processus d’implémentation&lt;br /&gt;o    Processus de vérification&lt;br /&gt;o    Processus de transition&lt;br /&gt;o    Processus de validation&lt;br /&gt;o    Processus d’exploitation&lt;br /&gt;o    Processus de maintenance&lt;br /&gt;o    Processus de retrait de service&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Tiré du site de l’AFIS, Association Française d’Ingénierie Système).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette norme, on aura identifié (découpé) quatre processus majeurs : d’entreprise, des projets, techniques, et contractuels, eux-mêmes composés de sous-processus en inter-relations étroites au sein du processus qui l’englobe, mais aussi avec d’autres processus appartenant à l’un des quatre autres processus principaux. Exemple : le sous-processus de décision dépend des résultats du sous-processus d’analyses des exigences.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-2637635158687355816?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/2637635158687355816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=2637635158687355816' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/2637635158687355816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/2637635158687355816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/09/ii-prsentation-dtaille-de-la-systmique_28.html' title='II) Présentation détaillée de la Systémique (4/8)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-1486812277708753295</id><published>2008-09-13T15:29:00.014+02:00</published><updated>2009-08-23T18:41:17.011+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Popper'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Moigne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Complexité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='H.A. Simon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Récursivité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Descartes'/><title type='text'>II) Présentation détaillée de la Systémique (3/8)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;II-3-4) Complexité :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le concept cartésien de “compliqué” à déjà été explicité, et doit être opposé au concept systémique de complexité (voir II-1). Un objet complexe sera constitué d’un nombre quelconque d’éléments éventuellement eux-mêmes complexes (récursivité), divers et en étroite interdépendance par le jeu d’un riche ensemble d’interactions ou boucles de rétroactions non linéaires, on retrouve la définition même d’un système. H.A. Simon dans un article paru dans le bulletin de «The Philosophy of Science Association» en 1976 résume ainsi en sept points le concept de complexité :&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;1. Les systèmes qui ont beaucoup de composants peuvent être considérés comme complexes en comparaison des systèmes qui en ont peu. Ainsi la cardinalité d'un ensemble peut être prise comme une mesure de sa complexité.&lt;br /&gt;2. Les systèmes dans lesquels il y a beaucoup d’interdépendances entre les composants sont généralement considérés comme plus complexes que les systèmes avec moins d'interdépendance entre les composants.&lt;br /&gt;3. Les systèmes dont le comportement est considéré comme «indécidables» peuvent être considérés comme complexes comparés à ceux dont le comportement est tenu pour déterminable ;&lt;br /&gt;4. La complexité des systèmes peut être mesurée par leur contenu d'information, au sens de Shannon-Wiener. Par ce critère, les systèmes ayant beaucoup de composants identiques sont moins complexes que les systèmes de taille comparable dont les composants sont tous différents.&lt;br /&gt;On peut parler de façon générale non seulement de la complexité des systèmes mais aussi plus spécifiquement de la complexité des théories ou des domaines de problème ou des problématiques.&lt;br /&gt;5. En relation étroite avec la notion de complexité informationnelle, on trouve l'idée de mesure de la complexité des théories par le nombre de leurs paramètres, ou par le nombre de symboles nécessaires pour les caractériser.&lt;br /&gt;6. Il y a aujourd'hui un intérêt très marqué parmi les mathématiciens et les informaticiens pour la complexité : évaluée par le nombre maximum ou le nombre attendu de pas de calculs élémentaires nécessaires pour résoudre les problèmes d’une classe donnée.&lt;br /&gt;7. Les mesures de la difficulté d'un problème peuvent être regardées, au moins dans certaines circonstances comme une classe particulière des mesures de la complexité computationnelle&lt;br /&gt;La complexité peut résider dans la structure d'un système, mais elle peut aussi se trouver dans l'œil d'un observateur de ce système. Même quand un système est par nature simple - c'est-à-dire descriptible, en principe, en termes simples - un observateur peut ne pas réussir à découvrir cette description simple, et peut n'être capable de caractériser le système que d'une façon très compliquée. De plus, la simplicité ou la complexité d'une description dépendra des éléments qui seront choisis comme primitives. La description d'un programme d'ordinateur dans un langage de haut niveau comme ALGOL sera généralement plus courte que la description de ce même programme en langage machine.&lt;br /&gt;La relativité de la complexité par rapport à l'ensemble de ces primitives est particulièrement évidente dans les cas de complexité informationnelle et computationnelle, mais elle s'applique aussi à la cardinalité qui dépend de ce qui est pris comme unité élémentaire». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Fin de la citation.&lt;br /&gt;Pour finir, la complexité est relative :&lt;br /&gt;a) au couple observateur - chose (système) observé. Ainsi une automobile apparaîtra comme plus simple –en apparence !- à appréhender pour un utilisateur commun que pour ingénieur en mécanique d’un constructeur automobile. Cette relativité dépendant de l’observateur explique pourquoi J.L. Le Moigne insiste sur le point que la modélisation se fait d’après le point de vue du modélisateur et non d’après le réel.&lt;br /&gt;b) au niveau « de zoom » employé. La voiture sera plus simple à appréhender si elle considérée globalement comme «engin permettant de se déplacer d’un point A à un point B ». Par contre, si on rentre dans ses différents sous-systèmes où «on ouvre le capot » : bloc moteur, système de freinage, ergonomie du conducteur, etc… et leurs interactions (zoom) la complexité interne de l’automobile apparaît. Ce dernier aspect pose le problème de l’approche cartésienne où il n’est pas démontré que la découpe de l’objet étudié en plusieurs éléments (en fait sous-systèmes) simplifie les choses. Au contraire, on observe comme indiqué ici le phénomène inverse car c’est alors que l’on rencontre toute la complexité des inter-relations entre les différents sous-systèmes, d’une part, et d’autre part que l’on prend des risques sur le choix de ces découpages arbitraires. Cette prise de risque est consciente chez la Systémique, mais sous estimée, voire ignorée chez Descartes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;II&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;-3-5) &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Récursivité&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement au cartésianisme qui n’utilise que la notion d’itération (répétition simple d’une opération un nombre limité de fois), la Systémique utilise aussi la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;récursivité&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Pour les non informaticiens, une bonne image de la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;récursivité&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; peut être donnée par les poupées russes. Une poupée contient une autre poupée contenant à son tour une autre poupée qui contient...etc., ou encore les tables gigognes ou les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;fractals&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. De même un système peut être composé de sous-systèmes en &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;inter-relations&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, eux-mêmes composés de sous-systèmes pouvant “ s’emboîter ” ainsi un certain nombre de fois.&lt;br /&gt;Cette notion est importante car elle est la composante même de la complexité d’un système. L’esprit humain ayant souvent des difficultés à accepter cette succession de niveaux d’emboîtements - niveaux du réel - dont l’arrêt, la fin, n’est pas évident à celui qui étudie les premiers niveaux à sa portée.&lt;br /&gt;L’invention de «  l’essence » aristotélicienne répond peut-être au besoin de stopper à un niveau donné cette spirale des niveaux descendants -ou ascendants- du réel, spirale donnant quelque fois l’impression que “l’explication” se dérobe sans cesse au chercheur. L’image la plus connue de cette fuite de l’explication finale est donnée par &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;Molière&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; par la fameuse vertu dormitive. Dans cette pièce du Malade Imaginaire, notre héros demande à son médecin pourquoi son médicament fait dormir. Le médecin lui répond alors sur le ton de la docte évidence que « cela vient de sa vertu dormitive bien sûr ». Mais l ‘explication de l’existence de cellules humaines, puis de récepteurs à la surface de ces cellules, puis d’une molécule particulière se trouvant dans le somnifère et venant se coller au récepteur est-elle tellement « plus explicative » ? On retrouve ici directement la problématique des niveaux du réel. Le médecin de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;Molière&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; s’arrête au premier niveau en considérant que cela est à l’évidence largement suffisant pour son travail et les besoins de ses malades, ce qui n’est en fait pas si stupide si cela lui suffit à guérir. Les biochimistes modernes auront eux besoin, et considérerons ce besoin comme évident, d’aller beaucoup plus loin et plus bas dans les niveaux de réalité afin de mieux comprendre avec une plus grande finesse les détails des mécanismes impliqués.&lt;br /&gt;K. Popper a exprimé ce que représentait le soi-disant déterminisme de la science. Il disait à ce propos : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La science ne repose pas sur une base rocheuse. La structure audacieuse de ses théories &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;s'édifie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; en quelque sorte sur un marécage. Elle est comme une construction bâtie sur pilotis. Les pieux sont enfoncés dans le marécage, mais pas jusqu'à la rencontre de quelque base naturelle ou « données » et, lorsque nous cessons d'essayer de les enfoncer davantage, ce n'est pas parce que nous avons atteint un terrain ferme. Nous nous arrêtons, tout simplement, parce que nous sommes convaincus qu'ils sont assez solides pour supporter l'édifice, … du moins provisoirement &lt;/span&gt;» [POPPER, Karl, 1984, p 111].&lt;br /&gt;Son idée cachait le plus grand défi de la science : l'illusion du savoir.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-1486812277708753295?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/1486812277708753295/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=1486812277708753295' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/1486812277708753295'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/1486812277708753295'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/09/ii-prsentation-dtaille-de-la-systmique_13.html' title='II) Présentation détaillée de la Systémique (3/8)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-6315102606715087126</id><published>2008-09-06T21:36:00.012+02:00</published><updated>2008-12-31T17:00:49.481+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Morin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Thomas d&apos;Aquin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interrelations'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Globalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Thom'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Organisation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Equifinalité'/><title type='text'>II) Présentation détaillée de la Systémique (2/8)</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;II-3) Les Concepts de Base :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;II-3-1) Totalité et Globalité :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut insister sur la notion de totalité, de globalité en Systémique. Pour cela quelques références :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;“ &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le tout est&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; différent quantitati&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;vement et qualitativement de la somme de ses parties&lt;/span&gt; ”.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;“ &lt;span style="font-style: italic;"&gt;non réduction d’un tout à ses parties &lt;/span&gt;”.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;“ l&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a partie ne s’appartient pas elle-même : el&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;le relève du tout, en tout ce qu’il est&lt;/span&gt; ” (Saint Thomas d’Aquin).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    Il faudra revenir sur le débat entre l’émergence du tout dû aux inter-relations en jeu dans son organisation et la théorie des Essences chez Aristote, voir plus loin : Émergence en (II-5-1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;II-3-2) Interactions, interrelations :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici la causalité linéaire cartésienne cause -&gt; effet est abandonné au profit de multiples formes de relations à l’intérieur ou à l’extérieur d’un système :&lt;br /&gt;•    cause -&gt; effet classique :&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/SMOe6z4bQ0I/AAAAAAAAAAY/z9waxZ7MJtw/s1600-h/ImageAB.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/SMOe6z4bQ0I/AAAAAAAAAAY/z9waxZ7MJtw/s320/ImageAB.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5243209124385866562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;•    Causes en cascades :&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/SMOfWskeVWI/AAAAAAAAAAg/n0-CzHlhOQo/s1600-h/ImageABC.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 320px; height: 17px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/SMOfWskeVWI/AAAAAAAAAAg/n0-CzHlhOQo/s320/ImageABC.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5243209603459470690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•    Enchaînement de causes/effets avec effet rétroactif :&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/SMOfuhh3XyI/AAAAAAAAAAo/Ff2vaHfMNFQ/s1600-h/ImageABCA.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 320px; height: 42px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/SMOfuhh3XyI/AAAAAAAAAAo/Ff2vaHfMNFQ/s320/ImageABCA.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5243210012812599074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•    Cause + retard temporel -&gt; effet :&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/SMOf8YP8j1I/AAAAAAAAAAw/owMHYml_eBU/s1600-h/ImageABR.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/SMOf8YP8j1I/AAAAAAAAAAw/owMHYml_eBU/s320/ImageABR.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5243210250839691090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•    Rétroaction avec retard temporel : cause A -&gt; effet/cause B -&gt; effet/cause C -&gt; effet/cause B à nouveau avec retards temporels plus ou moins longs voire variables :&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/SMOghA_asVI/AAAAAAAAABA/dypPk8Pz4s4/s1600-h/ImageABCAR.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/SMOghA_asVI/AAAAAAAAABA/dypPk8Pz4s4/s320/ImageABCAR.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5243210880251507026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•    Une rétroaction (feed-back) peut-être positive (amplification ou source de « mutations » ou d’émergences comme nous le verrons plus loin) ou négative (régulatrice ou compensatrice).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•    Rétroaction indirecte, avec ou sans retard : plusieurs effets/causes intermédiaires, en cascade, croisées ou non, dans la boucle de rétroaction :&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/SMOgK5yKH-I/AAAAAAAAAA4/-lb7YWQ_o68/s1600-h/ImageComplexeR.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/SMOgK5yKH-I/AAAAAAAAAA4/-lb7YWQ_o68/s320/ImageComplexeR.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5243210500359725026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•    Rétroaction avec effet de réservoir, ce réservoir étant capable de retenir une certaine quantité de matière, énergie ou information qui pourront être libérés ultérieurement et dans un ordre différent de leur ordre d’arrivée et de stockage.&lt;br /&gt;•    Interactions ou rétroactions non linéaires.&lt;br /&gt;•    Élément provoquant une cause/effet intermédiaire favorisant une boucle de rétroaction ou un processus, sans être lui-même impacté par ce processus, appelé catalyseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’association de boucles de rétroaction avec des retards temporels provoque de nombreux effets pervers “ inattendus ” pour les cartésiens. Ce sont ces interactions qui, lorsqu’elles sont prises en comptes, détruisent les solutions abusivement simplificatrices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:130%;" &gt;II-3-3) Organisation :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans le cadre de l’organisation du système que des interactions peuvent être relevées. On observe deux aspects : l’aspect structurel (organigramme) et l’aspect fonctionnel (programme).&lt;br /&gt;Pour certains auteurs le structurel est ce qui demeure fixe, permanent, en fait plus exactement qui évolue par crises, par bonds, comme l’a montré le platonicien René Thom. Le fonctionnel évoluant continûment (ou discrètement au sens mathématique ou informatique du terme), face à une ou des perturbations extérieures jusqu’à un nouvel état stable de moindre énergie.&lt;br /&gt;Une organisation peut par ailleurs évoluer sous la pression de son environnement, ou sous sa propre action, c’est le concept constructiviste d’E. Morin d’eco-auto-re-organisation :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;Eco : fonctionnement de l’organisation dans son environnement (synchronique),&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Auto : auto-organisation du système pour faire face aux changements de son environnement ou bien encore à des changements internes (vieillissement par exemple),&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Re : transformation profonde (émergence) au cours du temps dans le cadre de la poursuite d’un but, d’un objectif, donc téléologique, voire, pour certains auteurs, finaliste (diachronique) : c’est la prise en compte de l’histoire. Cette émergence peut être vue comme l’atteinte d’une équifinalité et non finalité, à travers une ergodicité du système via un processus dialogique, -et non dialectique…- ou plus exactement multi-dialogiques de sous-systèmes en coopétitions.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Nous reviendrons sur le concept d’organisation qui est souvent confondu avec celui de structure.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-6315102606715087126?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/6315102606715087126/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=6315102606715087126' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/6315102606715087126'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/6315102606715087126'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/09/ii-3-les-concepts-de-base.html' title='II) Présentation détaillée de la Systémique (2/8)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xBSK9OEaOWc/SMOe6z4bQ0I/AAAAAAAAAAY/z9waxZ7MJtw/s72-c/ImageAB.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-2754651934281758466</id><published>2008-09-02T21:55:00.033+02:00</published><updated>2009-02-21T20:47:33.989+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Thermodynamique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Structure'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paradigme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fonction'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Complexité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kuhn'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shannon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='P. Valéry'/><title type='text'>II) Présentation détaillée de la Systémique (1/8)</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;II-1) Un nouveau paradigme :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La définition d’une révolution scientifique c’est, d’après H. Kuhn en 1962, l’apparition de nouveaux concepts fondateurs (paradigmes) qui se transforment progressivement. Pour cela, il est nécessaire de dégager, dans un premier temps, sur quoi repose le paradigme précédent (pré - supposé et non - dits, les tirets sont volontaires) et quelles en sont les limites. Pour la Systémique cette phase s’est terminée dans les années1920. La seconde étape, fruit d’une longue maturation et prise de conscience, sera naturellement de dégager, si cela est possible, le nouveau paradigme qui permettra d’opérer la synthèse et dont pourront découler les déductions qui s’imposent. Tout ce processus se déroule au milieu de crises, rejets, et négations de l’existant. Pour la Systémique, cette phase explosive est loin d’être terminée. Dans le cas présent, la première phase a été celle de la constatation des limites de l’approche analytique cartésienne dans les sciences. Les présupposés de cette approche sont :&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;Évidence parfaitement absolue d’une chose pour accepter de la reconnaître&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Réductionnisme, c’est-à-dire séparation en éléments disjoints de la chose étudiée. Il s’agit de diviser les difficultés et les isoler en parcelles plus simples et plus petites pour les appréhender chacune séparément.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Sommativité simple de ces éléments “ de base ” ainsi découpés, permettant, sans problème majeur, d’expliquer la chose étudiée. Une causalité linéaire est donc sous-entendue pour pouvoir reconstituer le tout. Cela signifie que toutes les relations observées peuvent s’exprimer sous la forme d’équations simples linéaires du type : Y = AnXn + .... + A1X1 par exemple. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Être exhaustif, surtout aucun élément “ de base ” ne doit être laissé de côté dans cette analyse/sommation.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="NormalJustifi"&gt;Malheureusement, il existe de très nombreux cas où ces conditions ne sont pas remplies. Ces cas, ces “ ratées ” où la nature refuse de se plier à ces schémas par trop simplificateurs, forment précisément ce que l’on peut appeler des systèmes. Pour résumer, on pourrait conclure en parlant d’un objet d’étude compliqué pour la procédure analytique cartésienne :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;un nombre moyen ou faible d’éléments, cependant il est parfaitement possible d’imaginer un problème compliqué et non complexe avec un grand nombre d’éléments.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;des éléments simples. &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;avec peu d’interactions ou interdépendances.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;des interactions linéaires (de type Y = AX + B).&lt;/li&gt;&lt;li&gt;plus le nombre d’éléments grandi, plus ceux-ci doivent être simples ou identiques entre eux et avoir peu d’interactions.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;en bref, il s’agit de problèmes que les mathématiques ont répertoriés sous le nom de problèmes polynomiaux (ou P-Problèmes).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p class="MsoList" style="margin-left: 0cm; text-indent: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="NormalJustifi"&gt;Tandis que pour la Systémique, on pourra s’attaquer à un objet que l’on qualifiera de complexe en opposition à l’objet “ simplement ” compliqué.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="NormalJustifi"&gt;&lt;a style="font-weight: bold; color: rgb(255, 102, 0);" name="_Toc172016972"&gt;II-2) Description d’un système au sens de la Systémique :&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="NormalJustifi"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un système est un ensemble &lt;b&gt;complexe&lt;/b&gt;, formé de sous-ensembles (éventuellement de sous-systèmes) en interactions non linéaires dynamiques par le jeu d’un ensemble de relations lui donnant un caractère de totalité. Les interactions non linéaires s’exprime par des équations de degré supérieur à 1 (Y = AX + BX*X + CX*X*X +…), trigonométriques, exponentielles ou logarithmiques, ou encore par un jeu d’équations différentielles. On peut admettre que ce système est organisé en fonction d’un but dans le cas de systèmes artificiels ou d’une finalité (téléologie) dans le cas de systèmes naturels. On pourra voir plus loin le débat sur les concepts de finalité déjà fort bien analysés par Aristote.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="NormalJustifi"&gt;Un système est plus ou moins ouvert sur le monde extérieur désigné sous le nom d’environnement.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="NormalJustifi"&gt;Un système est donc qualifié d’ouvert (sur son environnement) ou fermé &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;II-2-1) Aspects structurels :&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;La structure d’un système peut comprendre :&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;une frontière “ filtre ” des entrées et sorties ou limite plus floue,&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;des éléments dits de base ou des sous-systèmes, d’où l’apparition des concepts de récursivité et d’études récursives.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;des réseaux de transport pour l’énergie ou la matière, ces réseaux sont eux-mêmes des sous-systèmes du système.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;de même des réseaux d’informations, de communications, sous différentes formes : influx nerveux, circuits papier (courrier), électroniques ou informatiques, ainsi que des processeurs d’informations, locaux ou centraux, centralisés ou décentralisés.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;des réservoirs ou stocks pour l’énergie, la matière ou l’information&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;II-2-2) Aspects fonctionnels :&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Fonctionnellement, on peut également trouver dans un système :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;"&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;span style=";font-family:';font-size:7;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;des flux, là encore d’énergie, matière ou information, qui transitent, soit à l’intérieur du système soit sous forme d’entrées et sorties par rapport à l’environnement (extérieur) du système. Ces flux sont essentiels car ce sont eux qui créent l’aspect « du tout supérieur aux parties » par leurs jeux d’inter-relations. Il est à noter que ces flux peuvent être des flux d’énergie faisant appel à la Thermodynamique ou des flux d’informations faisant appel à la Théorie de l’Information de Shannon qui s’appuie elle-même sur la Thermodynamique.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;"&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;span style=";font-family:';font-size:7;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;des centres de décisions, les modules de pilotages de l’Analyse Modulaire de Systèmes de J. Mélèse, appliquant un “ programme ” permettant au système la survie, c’est-à-dire de trouver un état localement stable, de moindre énergie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;"&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;span style=";font-family:';font-size:7;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;des boucles de rétroactions (voir plus loin).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;"&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;span style=";font-family:';font-size:7;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;des délais, expression des réservoirs ou non, dits encore “ temps de réponse ” du (sous-) système&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;II-2-3) Aspects historiques :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Ce sont les aspects que le structuralisme avait négligés. Il s’agit de l’influence d’un temps orienté sur le système, de son évolution, de ses transitions de phases, d’équilibres ponctués, etc.… C’est sur ces aspects que les concepts d’émergence, d’auto-organisation et d’auto-évolution vont apparaître. C’est sur ce sujet que vont s’affronter les idées de finalité versus ergodicité ou équifinalité. Enfin, c’est toujours à ce propos que revient l’idée de projet, explicité par P. Valéry dans ses Cahiers, idée au cœur du Constructivisme. La réintroduction de l’histoire en Systémique, prend en compte en effet non seulement le passé mais aussi le présent et le futur du système, et par la même le projet qu’il poursuit : sa téléonomie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-2754651934281758466?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/2754651934281758466/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=2754651934281758466' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/2754651934281758466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/2754651934281758466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/09/ii-prsentation-dtaille-de-la-systmique.html' title='II) Présentation détaillée de la Systémique (1/8)'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5413808020325132624.post-389018691027539753</id><published>2008-08-23T21:23:00.019+02:00</published><updated>2010-08-28T11:36:41.024+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Systémique'/><title type='text'>I) Presentation de la Theorie Generale (Universelle) des Systemes</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="NormalJustifi"&gt;La Théorie des Systèmes, dite Théorie Générale (au sens français de Universel) des Systèmes par J. Eugene est ce que l’on peut appeler, selon un certain nombre d’auteurs, le nouveau paradigme de la science aujourd’hui. A ce paradigme, correspond une authentique révolution scientifique comparable à celle du XVII° siècle. Ses composantes sont les suivantes :&lt;/p&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;div class="NormalJustifi" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;" align="justify"&gt;Éclosion en parallèle dans un grand nombre de secteurs scientifiques.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div class="NormalJustifi" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;" align="justify"&gt;Dépassement du mouvement analytique Cartésien, en fait, il serait plus exact de parler d’un véritable coup de grâce porté à l’épistémologie classique. La forme de pensée analytique devenant une simple étape du processus scientifique.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div class="NormalJustifi" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;" align="justify"&gt;Application à tous les domaines de la science avec des outils communs. Aspect unificateur entre science dites classiques (Mécanique, Physique, ...) et sciences dites modernes (sciences sociales, humaines, biologie, ...).&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div class="NormalJustifi" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;" align="justify"&gt;“ Effet d’interface ” entre la Science et la Philosophie. En cela la Systémique se situe donc pleinement dans le champ de l’épistémologie et de la philosophie avec notamment l’une de ses théories apparentées, le Structuralisme.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div class="NormalJustifi" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;" align="justify"&gt;Opposition aux concepts platoniciens et rapprochements avec certains concepts aristotéliciens.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p class="NormalJustifi" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt; text-align: justify;"&gt;Pour des raisons pratiques nous appellerons « Systémique » la TG(U)S dans la suite de cet essai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="NormalJustifi" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt; text-align: justify;"&gt;&lt;a name="_Toc198055549"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name="_Toc198055476"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name="_Toc174270291"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name="_Toc174269173"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 102, 0);" name="_Toc172016966"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 0);"&gt;&lt;strong&gt;I-1) Antécédents de la Systémique :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On observe dans l’Antiquité une vision relativement globaliste (holiste) du monde. Héraclite en est un bon exemple. Chez les civilisations préscientifiques il est courant d’avoir une approche animiste, ou magique, globale (la nature maternelle chez les Indiens d’Amérique). Avec Aristote apparaît une vue analytique/synthétique avec découpage de la nature en Substance - Forme - Essence.&lt;br /&gt;Descartes est le fondateur du mouvement scientifique classique où l’analytique est érigée en méthode (découpage du réel en éléments simples), en opposition affichée à Aristote et aux Scolastiques. Nous reviendrons sur les précurseurs de la Systémique avec les philosophies apparentées à ce nouveau paradigme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="NormalJustifi" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 102, 0);" name="_Toc172016967"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 0);"&gt;&lt;strong&gt;I-2) Origine de la Systémique :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la même époque que Descartes, au XVII° siècle, on note avec Leibniz, l’apparition des « Monades ». Les Monades sont des entités formant un tout, recevant des influences limitées de l’extérieur et ayant elles-mêmes une influence limitée sur celui-ci. Les Monades, qui dans l’esprit de Leibniz se rapprochaient des atomes de Démocrite, rappellent à certains égards les Holons grecs ou les Structures des structuralistes par le vocabulaire employé. De même Giambattista Vico en Italie à cette époque anticipait les approches systémiques en opposition complète à Descartes mais sans rencontrer son succès. Il faut également mentionner 150 ans auparavant L. de Vinci et son Ingenio.&lt;br /&gt;Au cœur du XIX° siècle Cartésien et positiviste on trouve Darwin dont la Théorie de l’Évolution est un exemple remarquable de pensée holistique ou systémique. On y trouve notamment les notions de bouclage rétroactif d’un système ouvert, à savoir l’espèce vivante, par rapport à son environnement. Il ne faut pas oublier non plus E. Galois avec la découverte de la structure de Groupe en mathématiques.&lt;br /&gt;A la fin du XIX° siècle et au XX° siècle on assiste, avec le progrès des sciences, à une extension des idées de systèmes.&lt;br /&gt;Avec le groupe Bourbaki et bien d’autres, les structures en mathématiques sont utilisées à grande échelle pour former ce que l’on appellera les Mathématiques Modernes. Les Bourbaki ont ainsi découvert les trois structures fondamentales jugées irréductibles entre elles. Ce sont les structures algébriques (le groupe), les structures d’ordre (les réseaux), les structures topologiques.&lt;br /&gt;Simultanément le Structuralisme naît dans les pays francophones avec Saussure, Lévi-Strauss, Chomsky, Piaget, etc.… Il est amusant de noter à ce propos que Piaget traite les débuts de l’œuvre de Ludwig Von Bertalanffy, le fondateur de la Systémique, comme le premier essai de structuralisme explicite en biologie. Avec Kohler s’élabore en 1924 la théorie du “ Gelstat ” utilisée en Physique et en Psychologie. En 1925, Lokta s’attaque à un concept de système dans un autre domaine que Kohler, mais en se limitant aux statistiques des populations.&lt;br /&gt;On peut noter des réflexions quasi systémiques et des références à la cybernétique chez A. Korzybsky dès 1933 dans ses incomprises offensives anti-aristotéliciennes... Au même moment G. Bachelard en France ouvrait la voie au Constructivisme.&lt;br /&gt;Par un certain nombre d’articles L. Von Bertalanffy va amener et développer l’idée d’une théorie plus généralisée des systèmes. Von Bertalanffy est biologiste ce qui a dû lui permettre de se trouver à une sorte de carrefour des sciences. La biologie était aussi à l’époque une science jeune récalcitrante à l’analyse cartésienne. Voir sur ce point la pseudo opposition entre vitalistes (platoniciens) et mécanistes (cartésiens).&lt;br /&gt;Ce sont ensuite la cybernétique et l’automatisme qui vont éclore à l’issue de la II° guerre mondiale avec notamment N. Wiener en 1948. Toujours en 1948, Shannon, créé la Théorie de l’Information, élément essentiel de la Systémique. Un an avant on voit la publication de la Théorie des Jeux par Von Neumann, suivie par la Théorie des Automates (Systèmes Artificiels) en 1951. C’est aussi avec H. Von Foester et sa « Seconde Cybernétique » que la Systémique va se voir complétée par la naissance d’une véritable nouvelle épistémologie, le Constructivisme. H. Von Foester a fréquenté jeune le Cercle de Vienne dont le néo-positivisme l’a beaucoup marqué, pour ensuite s’y opposer en inventant presque au même moment que L. Von Bertalanffy, mais sans le connaître, la systémique par sa seconde cybernétique pour ensuite aller plus loin encore.&lt;br /&gt;C’est en 1954, enfin, que sera fondée la “ Society for General Systems Research ” par L. Von Bertalanffy, A. Rapoport et K. Boulding, affiliée à l’A.A.A.S. (Association Américaine pour l’Avancement de la Science). Il s’agit alors de donner une unicité à la véritable explosion scientifique qui a lieu. Le programme en 1954 est le suivant : &lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Rechercher les isomorphismes (analogies) de concepts, lois et modèles dans des domaines variés et favoriser les transferts,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Encourager le développement de modèles théoriques adéquats,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Minimiser les répétitions des efforts théoriques d’un domaine à un autre,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Promouvoir l’unité de la science.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p class="NormalJustifi" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 102, 0);" name="_Toc172016968"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 0);"&gt;&lt;strong&gt;I-3) Diffusion de la Systémique :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La Systémique a non seulement touché les sciences exactes (physique, chimie,…), mais a aussi atteint les sciences naturelles (médecine, biochimie, biologie, naturalisme,…) et les sciences humaines (sociologie, psychologie, économie,…) car elles ont encore plus besoin d’une nouvelle approche dans une sorte de convergence épistémologique. Il est remarquable d’observer aujourd’hui un retour des outils de la Systémique sur... la sélection naturelle, l’une utilisant l’autre pour se renforcer mutuellement au travers d’outils mathématiques et de simulations sur ordinateurs. Ceux-ci appliquent en effet des outils proprement systémiques à la théorie de la sélection naturelle pour réutiliser celle-ci dans des programmes systémiques d’optimisation de réseaux, de circuits électroniques, etc…. Ces méthodes peuvent être plus efficaces que les méthodes d’optimisation mathématiques positivistes précédentes comme la méthode de Monte-Carlo par exemple. Ces méthodes systémiques consistent ici à générer des réseaux ou des circuits électroniques en grand nombre en les soumettant à une sélection qui permettra d’isoler les configurations optimales recherchées automatiquement. Sa diffusion est assurée en France aujourd’hui par l’AFCET et par « Modélisation de la Complexité - Association pour la Pensée Complexe (MCX - APC).&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5413808020325132624-389018691027539753?l=epistemologie-systemique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/feeds/389018691027539753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5413808020325132624&amp;postID=389018691027539753' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/389018691027539753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5413808020325132624/posts/default/389018691027539753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://epistemologie-systemique.blogspot.com/2008/08/i-prsentation-de-la-thorie-gnrale.html' title='I) Presentation de la Theorie Generale (Universelle) des Systemes'/><author><name>Systémique et Constructivisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00099765248053475070</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
