dimanche 3 décembre 2017

V) Les anciennes lignes de fractures philosophiques doivent être reconsidérées (17/)

V-17) Gauche versus Droite

Les débats Gauche-Droite mobilise l'énergie de nos politiques et journalistes. Or il est possible de voir de nombreuses incohérences et contradictions des positions à l'intérieur d'un même parti, ou à l'inverse de curieuses similitudes entre partis pourtant théoriquement opposés. Alain de Benoît par exemple dans son papier « L'effacement du clivage gauche-droite » s'est interrogé sur ces incohérences. Mais celles-ci ne viendraient-t-elles pas de l'incompréhension ou l'ignorance de la Systémique ?
Prenons comme définition, la méthode consistant à définir la gauche, la droite étant leur opposé : « Sur le plan politique, à partir de 1920, être de gauche (…) C’est être socialiste ou communiste.
 La question sociale pose alors avant tout le problème du rôle de l’État dans la régulation de l’activité économique et l’éventuelle redistribution des richesses. Partagée entre réformistes et révolutionnaires, la gauche s’identifie au refus de l’économie de marché, voire de la propriété privée, et en tient pour une économie planifiée, centralisée et contrôlée par l’État. Son objectif est d’assurer la promotion ou l’émancipation collective par le moyen d’institutions économiques et sociales réalisant une sorte de contractualité générale à travers la collectivisation des moyens de production. La gauche pose par ailleurs des revendications de nature essentiellement quantitatives et matérielles, ce qui revient à dire qu’elle dénonce les méthodes du capitalisme (l’exploitation du travail et les inégalités dans la répartition des richesses) sans en contester l’objectif central (parvenir à développer toujours plus la production).» [DE BENOIT Alain, p 4, L'effacement du clivage gauche-droite].
A gauche, le Marxisme a marqué et marque encore la philosophie, en apportant des concepts « nouveaux » (au XIX° siècle...) de lutte des classes, d’infrastructures, de matérialisme (voir V-1), et de dialectique -au sens du matérialisme dialectique qui n'a rien à voir avec la dialectique aristotélicienne- (Voir V-16), très riches. Cette philosophie est nécessairement basée sur la volonté inflexible de reconstruire non seulement le monde mais surtout l’homme lui-même en un sur-monde et un sur-homme, (« l'Homme total » chez Marx) seule référence, ou plus exactement auto-référence absolue. En effet dès lors que l'on vise à une fin de l'histoire où le prolétariat s'impose seul en régime de dictature, cela exige a disparition physique des « autres ». Que l’on comprenne bien : il ne s’agit pas de mettre l’homme au centre comme le souhaite les humanistes, mais d’aligner l’homme normal sur le modèle de « l’Homme total » communiste (à mettre en symétrie avec « l’Homme aryen » du nazisme), modèle absolu et parfait auquel tous les hommes devraient ressembler, et malheur à ceux qui n'y parviennent pas... Il faut que l’homme corresponde au modèle parfait prédéfini, élément d’un ensemble (système donc) supérieur. Le problème ici est qu’il ne s’agit plus de penser ce modèle comme un modèle d’étude qui doit être raisonnablement fidèle à la réalité dans les limites des objectifs de l’étude –et refléter autant que possible la réalité en faisant évoluer le modèle après les tests nécessaires-, mais de faire l’inverse : avec le Marxisme (et son symétrique le Nazisme), c’est la réalité qui doit correspondre au modèle. Cela est l’approche opposée à la Systémique. Par ailleurs, le Marxisme a été rangé dans la catégorie des philosophies matérialistes, anti-idéalistes (ie Nazisme idéaliste, anti-matérialiste), il évoque une structuration (ou plus exactement des infrastructures et des superstructures) de l’histoire et surtout une fin transfigurée de l'Histoire (avec un « H ») propre à beaucoup de philosophies idéalistes (dont le Nazisme) d'inspiration hégélienne pourtant clairement idéaliste et qui tombent facilement dans l'historicisme. Cela n’est pas étonnant car philosophies idéalistes et matérialistes, en dépit de leurs nombreuses oppositions violentes affichées, sont en fait les deux côtés des même présupposés et principes de bases, déjà conceptualisés par Platon : Idées Immuables et Matière séparées. Pour les uns, comme chez Platon, l’Idée prime; pour les autres comme chez Marx et mais aussi Descartes avec l’étendue, la Matière prime, comme vu en (V-1). Un autre point intéressant à souligner avec le Marxisme, c’est l’idée de centralisme. Ce thème de centralisme bien que reprenant les idées de pilotage et de contrôle du système est -de par son thème même de centralisation en mode unique de pilotage- contraire à la Systémique. En effet un système un tant soit peu important en taille/complexité -ici une cellule vivante peut être considérée comme « très importante et très complexe » !- sera stratifié en niveaux, composés chacun de plusieurs systèmes, qui sont autant de sous-systèmes des systèmes du niveau supérieur. La Systémique insiste bien sur l’idée que chacun des systèmes d’un niveau a sa propre fonction de pilotage « locale », recevant en input des informations des autres niveaux ou des ordres des niveaux supérieurs. Par ailleurs, chaque sous-système est le plus souvent en inter-relations avec les autres sous-systèmes de son niveau, voir d’autres niveaux, ou bien même en réseaux de relations enchevêtrées. C’est certainement cette incompréhension fondamentale de la complexité -car profondément contraire à l’idée du marxisme- qui explique l’échec final du « système communiste ». Les cybernéticiens modernes, la robotique de dernière génération ou encore les systèmes de reconnaissances de formes par exemples utilisent au maximum ces fonctions de pilotages locales ou décentralisées, ce que l'Union Européenne qualifierait de principe de subsidiarité. En passant il est intéressant de noter la violente opposition de Staline à la Cybernétique et au Darwinisme, opposition logique au vu de ce que nous venons de voir, opposition qu’ont chèrement payé les scientifiques de ces domaines en URSS.

A droite, on a les « conservateurs » se rangeant tous sous une bannière anti-marxiste, on y  retrouve -souvent en théorie- l’esprit de liberté de circulation des marchandises, de libre entreprise, mais pas nécessairement celui des libertés individuelles. Mais on trouve également souvent avec les conservateurs le refus du changement, ou plutôt la peur du changement, notamment sur les questions de société, le volonté de garder les traditions, quelles qu'elles soient. A droite on trouve encore des Colbertistes étatiques et dirigistes, exactement comme ceux se revendiquant de la gauche. On voit ainsi qu'il n ne faut pas confondre conservateurs et libéraux qui, eux, accueillent favorablement les évolutions de la société ou de l'économie (innovations), même si -comme l'explicite K. Popper [POPPER Karl, T2, 1979]- ils ne sont pas forcément en mesure de les comprendre (pas plus que les marxistes ou les conservateurs…). Par contre les libéraux, eux, sont conscient de l'hyper complexité des ces évolutions des systèmes économiques ou sociétaux composés comme l'a souligné L. Von Mises avant tout d'êtres humains et non de Partis, de Nations, de Patries ou de Classes (en luttes dialectiques les unes contres les autres comme il se doit), qui ne sont que des personnalisations fictives inventées pour mieux enrégimenter les malheureux qui y croient. Il faut noter que le libéralisme (Voir III-2-14) fait lui aussi, comme Marx d’ailleurs, un appel implicite à des concepts de systèmes avec en sus l’idée d’auto-équilibre dynamique et d’auto-organisation, et sans prédire une fin de l'histoire, ils ne sont donc ni historicistes ni millénaristes. Mais comme l'indique F. Hayek, c'est la différence entre « anarchisme » et « minarchisme », l'un souhaitant la suppression de tout état, l'autre -juste milieu !- demandant un état minimal, état régalien prenant en charge la justice, la défense nationale, et la police, voire un revenu minimum. Ici on retrouve donc des concepts familiers de juste milieu -loin des « ultra »-, de prudence vichienne. Mais avant d'aller voter telle ou telle loi interventionniste/dirigiste, il est vital d'être conscient de la complexité de nos sociétés, et de comprendre les points de vue multiples des différents acteurs économiques et non de seuls technocrates. Mais on verra plus loin dans ce paragraphe que les choses sont un peu plus... complexes que cela ! Ce point est très important dans la mesure où il fait l'objet d'âpres débats, (voir II-4-1-f), il faut donc tenir compte ici des artefact dus à l'approche adoptée, du point de vue utilisé et la découpe arbitraire dans le processus de modélisation réalisé par le chercheur, amenant à voir le(s) systèmes(s) de pilotage(s) à l'intérieur ou à l'extérieur du système. Cependant il faut garder à l'esprit le fait que les systèmes de pilotages (répartis) doivent obligatoirement exister, sinon le système globalement n'en n'est pas un et courre à sa disparition. On retrouve ici dit sous une forme systémique la règle vitale édictée par Montesquieu au sujet de la séparation des pouvoirs dans un état : on ne peut être en même temps juge et partie. Par conséquent, que le système de pilotage soit vu comme interne ou externe au système, celui-ci devra de toutes manières être piloté non pas exclusivement centralement comme le croient les marxistes, et autres dirigistes mais via autant de pilotes répartis subsidiaires que nécessaires.... C'est décrire d'une autre manière les idées de libertés individuelles, de libre entreprise et libre établissement (pilotage réparti au plus près des réels acteurs de l'économie), ou encore libre circulation des idées, biens, services, presse (la circulation des informations et des différents flux d'énergie et de matériaux est une nécessite vitale au sein d'un système) comme vu en détail en (II-2).

On peut résumer ces faux débat par le tableau suivant :

Régulation
Interne (auto-régulation)
→ Autonome
Autonome Externe
 (planisme/ interventionnisme)
 → Hétéronome
Centralisée
Autogestion
Marxisme
DécentraliséeLibertariens (Hayek)Social-Démocratie ?

A ce stade, un point très important est souligné par K. Popper, il peut même être vu comme un nouveau critère de démarcation entre les défenseurs des libertés et les autres. C'est que le fait que les uns recherchent un système social et économique via une constitution garantissant d'elle-même qu'un gouvernement sera empêché de devenir autoritaire ; alors que les autres tablent sur la qualité des dirigeants via une formation adéquate, voire via un pouvoir réservé à une élite. Le premier cas corresponds à la société ouverte, et le deuxième à la société fermée, dite encore tribale pour K. Popper [POPPER Karl, Tomes 1 et 2, 1979]. Ce qui est très intéressant ici, c'est de relever que K. Popper note que c'est Platon, puis Hegel et Marx qui défendent la société tribale. Chez Platon, ce système des dirigeants issus d'une élite est en parfaite cohérence avec ses Idées Immuables, l'élite étant la plus proche de celles-ci, et en particulier de l'Idée Immuable « État Parfait », n'a donc nul besoin de gardes-fous. On peut noter qu'avec Aristote, c'est l'inverse qui prévaut, Aristote pense à juste titre qu'il y aura tôt ou tard des « mauvaises personnes » au pouvoir, c'est donc au système politique, à l'organisation intrinsèque de la Cité, à la Constitution, de mettre en place les gardes-fous efficaces pour équilibrer les pouvoirs, via une solide séparation de ceux-ci. On ne peut alors que citer Lord Acton : « Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument. Les grands hommes sont presque toujours des hommes mauvais. », on est ici à l’opposé de Rousseau pour qui l’homme est bon par nature.
Dans toutes ces analyses, on voit donc que ce que l'on appelle « la droite », doit être soigneusement distingué du libéralisme de F. Hayek, que l'on qualifie plutôt de « Libertarien » aujourd'hui, car le terme de « libéral » a été en effet trop dévoyé et a fini d'ailleurs par désigner des politiques opposées des deux côté de l'Atlantique. En effet, F. Hayek [HAYEK, Friedrich A., 2010] précise bien dès les années quarante qu'il est absolument nécessaire d'avoir un état minium, certes, mais travaillant correctement afin de fixer les lois et règles (Hayek parle de « code de la route ») clairs et stables dans lesquelles les entreprises privées pourront travailler en libre concurrence régulée. Il insiste particulièrement sur l'aspect équilibré que doit prendre le pouvoir de l’État selon lui, ni trop fort (socialisme) ni trop faible (anarchisme) pour fournir l'environnement dans lequel les entreprises et les consommateurs pourront « jouer ». Plus surprenant, il insiste également sur le fait qu'au-delà des devoirs purement régaliens de celui-ci, il appartient bien à l'état,de construire les infrastructures d'un pays, telles que routes, voies ferrées, voies d'eau, réseaux de gaz, d'électricités ou de télécommunications construits et opérés par l'état et financé par l'impôt. Le raisonnement de F. Hayek est très simple : tout ce qui n'est pas directement achetable/consommable directement par un ménage relève de l'état : un réseau de voies ferrées -tout comme la police, la justice ou l'armée- ne peut pas être acheté (surtout pas !) par un ménage. Par contre un ménage pourra acheter un billet de train pour un trajet à un jour et une heure précis. Les compagnies de trains utilisant l'infrastructure publique des rails pourront être privées et en libre concurrence. Dès lors, l’État avec ses lois et ses règles de régulations, ses pouvoirs régaliens de police etc.. et ses infrastructures fourni en somme l'environnement -l’écosystème- adéquat aux entreprises en concurrence et s'adressant aux ménages, le tout dans un subtile -et fragile- équilibre dynamique ponctué des pouvoirs, concepts éminemment systémique ! A ce stade de la réflexion on comprends alors que les choses sont donc un « peu plus complexes » que cela dans le débat simpliste gauche-droite. La clé tient dans la compréhension -ou plutôt dans l'incompréhension- de la complexité des systèmes économiques, et de l'ignorance du concept de Variété requise et de la mesure de la complexité telle que proposée par A. Kolmogorov, voir pour cela le (II-4-1-e). En effet lorsque l'on « admet » que l'économie peut être pilotée et régulée « par le haut », encore faut-il que ceux qui se donnent comme ambition de le faire (élus, gouvernement, etc...) démontrent posséder la Variété requise pour cela, c'est-à-dire posséder un degré de « complexité » plus élevé que l'économie qu'ils prétendent piloter et/ou réguler. La difficulté ici tient dans l'aspect centralisé d'une telle gestion/pilotage de l'économie. Tout piloter d'une manière centralisée, ce qui est le cas d'un gouvernement marxiste, ou simplement dirigiste, non seulement passe à côté du concept de Variété requise, mas également de la problématique de la Rationalité limitée d'H. Simon (Voir II-5-5), les membres d'un tel gouvernement ayant nécessairement un horizon d'information limité, doublé de capacité de cognition, de traitement de ces information également limités, face à l'hyper complexité de l'économie à piloter. A cet égard, on observe d'ailleurs que les membres des gouvernements divers et variés n'ont aucune notion de systémique, et sont plutôt très cartésiens, adeptes des solutions simples pour ne pas dire simplistes. Enfin, nul besoin d'évoquer les changements brutaux de politiques d'interventions au gré des changements de gouvernements... On est bien ici dans la Présomption Fatale dénoncée par F. Hayek [HAYEK, Friedrich A., 1988], mêmes si ces dirigeants se croient issus de l'élite proche des Idées Immuables de Platon... On arrive alors à ce que souligne F. Hayek : « Nous sommes certainement aussi éloignés du capitalisme dans sa forme pure que nous le sommes de tout système de planification centrale. Le monde, aujourd'hui, n'est qu'un chaos interventionniste. » [HAYEK, Friedrich A., Nature et Historique du Problème p. 33 dans VON MISES L. 1938], phrase tout aussi actuelle aujourd'hui qu'en 1938 ! Certains comme David Nolan avec son diagramme du même nom ci-dessous, dans lequel il serait judicieux d'ajouter à « populiste » le terme « dictature », ont tenté de réorganiser le débat gauche-droite :


Cependant ce diagramme de D. Nolan est des plus contestable car qui peut soutenir que des régimes authentiquement de gauche comme les régies staliniens, maoïstes ou de Pol-Pot étaient les garants des libertés individuelles ? De même dire que les Conservateurs anglo-saxons, ou que la droite française,  représentants clairement l'aile droite feraient la promotion des libertés économiques peut être tout autant discuté. Et lorsque l'on prends le Nazisme (en français socialisme national) comme exemple de « droite » est une analyse très contestable comme on l'a vu car ce sont d'authentiques  socialistes, les libertés économiques étaient alors carrément abolies. Si on veut aller un peu plus loin, on pourrait tenter le diagramme ci-dessous, lui aussi basé sur les deux échelles de libertés économiques et individuelles. Ce diagramme montre bien le positionnement « ni gauche ni droite » à la fois des dictatures mais également à l'opposé des Libertariens qui eux, défendent à la fois les libertés individuelles (ou sociétales) et les libertés économiques . Sachant qu'il est irréaliste de croire qu'il peut y avoir des libertés économiques sans libertés individuelles et inversement.


Apport de la Systémique : la Systémique rejette ces deux étiquettes de droite et de gauche par trop simplistes et caricaturales voire incohérentes. Utilisant les concepts de structures comme semble le faire le Marxisme mais non pour plaquer une théorie sur la réalité, mais bien au contraire pour tenter de comprendre, avec toutes les précautions et prudence vues plus haut, le réel. Ayant compris -comme les libertariens- les phénomènes d’auto-organisation et d’auto-équilibre, il les englobe, contrairement au Marxisme, dans un système de pilotage réparti à tous les niveaux adéquats ou dans les sous-systèmes… jusqu'à l'être humain seule référence admissible. Un pilotage centralisé et/ou dirigiste tel que voulu tant à droite qu'à gauche, ne peut pas, par définition, avoir la Variété requise (voir II-4-1-e) pour piloter d’un coup l’ensemble des niveaux et sous-systèmes composants le système complet. Il faut donc opérer, ou plus exactement faire opérer, voire laisser opérer, via un pilotage réparti sur l’ensemble des niveaux ou sous-systèmes, tout en conservant et respectant les équilibres dynamiques systémiques homéostatiques -tel que décrit par F. Hayek- nécessaires, dans une démarche de prudence vichienne. Une analogie pourrait exister avec les médecins (une élite en l’occurrence à l'époque) de Molière, qui ne comprenant rien au corps humain et à ses maladies (ses déséquilibres!), faisaient les pires erreurs -saignées ou autres-, jusqu'à tuer leur patient qui aurait peut-être pu survivre sans l'intervention dudit médecin... A l'inverse, la médecine moderne prends d'immenses précautions (prudence!) avant de passer à une expérimentation humaine... prudence que ne prennent pas nos dirigeants -même modernes- lorsqu'ils font leurs expériences sociales ! Enfin, l’histoire orientée l’est seulement au sens de la flèche du temps de la Systémique, mais non au sens messianique du Marxisme socialiste international (et son symétrique le socialisme national nazi) , où l’homme réel doit rentrer dans le moule de l’Homme du Marxisme (dit « Homme nouveau » ou « Homme total ») et amenant tout droit aux camps de rééducations et aux génocides de la Chine, du Cambodge ou de l’Union Soviétique (ie ou du Nazisme symétriquement). Le sage réflexe de Vico, la prudence, la modestie, et le juste milieu devraient donc prévaloir avant d'intervenir à tort et à travers dans l'économie avec des idées simplistes venues du clivage gauche-droite... On retrouve alors la Systémique de L. Von Bertalanffy, d'une manière surprenante au premier abord, mais somme toute logique au vu de l'ensemble de son œuvre et de son amitié avec K. Popper, F. Hayek mais également L. Von Mises, qui ont beaucoup travaillé eux aussi sur les concepts de complexité, tous les quatre autrichiens ayant dû fuir les Nazis...

Benjamin de Mesnard
 Épistémologie Systémique Constructivisme