dimanche 8 février 2009

III) Théories alliées à la Systémqiue (7/9)

III-2-9) Comparatif Darwin versus Popper+Kuhn:

Tableau comparatif de la « théorie de l’évolution des espèces des théories scientifiques » de Popper+Kuhn avec la théorie de l’évolution des espèces vivantes de Darwin :

Item

Darwin

Popper+Kuhn

Le sujet

l’espèce vivante

la théorie scientifique

Environnement

naturel des espèces vivantes

milieux ou écoles scientifique, universités, laboratoires

Niche

écologique

secteur scientifique

Apparition

de nouvelles espèces

de nouvelles théories scientifiques

Moteur du changement

mutations génétiques accidentelles

(néo-darwinisme)

idées, rêves, réflexions conscientes ou inconscientes et accidentelles, analogies plus ou moins valides d’un ou plusieurs chercheurs

Compétition

pour une niche écologique

entre théories scientifiques contradictoires sur un même secteur scientifique

Sélection

l’espèce la plus apte pour une niche écologique donnée à un instant donné

la théorie qui n’a pas (encore) été démontrée fausse sur un sujet donné (avec les instruments de mesure et/ou les moyens de l’époque)

Rétroaction

le « re » de éco-auto-re-organisation

des espèces sur leur environnement en contribuant à le changer

des théories sur le niveau de connaissance global des scientifiques et leur capacité en retour à accepter de nouvelles théories puis à en imaginer d’autres…

Karl Popper croit régler son compte à l’induction, qui n’a plus aucune valeur d’intérêt à ses yeux. Pour Popper, savoir comment une hypothèse nouvelle apparaît n’est pas le plus intéressant. Cela n’est pas plus intéressant que la vie privée d’un grand scientifique ou philosophe. Ce qui est intéressant –et donne à l’hypothèse son statut de scientifique- est de savoir si elle peut être intrinsèquement sujette à réfutation. C’est pourquoi l’empirisme s’oppose au rationalisme chez Popper. On verra plus loin cependant que l’induction ne peut pas être méprisée ainsi non plus car elle est -comme décrit plus haut- créatrice de nouvelles idées alimentant le « générateur » de nouvelles théories. On retrouve ici une analogie avec Darwin où les mutations génétiques accidentelles alimentent le « générateur » de nouvelles espèces. Sur ce point des études ont montrés que certaines conditions culturelles, sociétales ou sociologiques doivent être réunies pour que ce « générateur » de nouvelles théories se mette en place pour faire démarrer le progrès scientifique. Cela n’a pas été toujours le cas en Europe, il s’est produit vers le XVI° siècle, et ne se produit pas encore de nos jours dans certaines régions de monde.